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Conférence de presse du 25 mai 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian
2020-05-25

CNN : Le Département américain des Transports a ordonné aux compagnies aériennes chinoises de remettre les plans des vols prévus à la partie américaine et a déclaré que cela était dû aux restrictions chinoises imposées aux compagnies aériennes américaines espérant reprendre le service vers la Chine. Nous avons appris qu'en plus de demandes aux compagnies aériennes américaines de respecter les règles chinoises, la Chine a également demandé que les compagnies aériennes américaines soient responsables de tout passager à bord si ce dernier, après son arrivée en Chine, est confirmé infecté par le COVID-19. La partie américaine a affirmé que cette demande de la partie chinoise viole les accords sino-américains sur l'aviation. Comment la Chine répond-elle à cela ?

Zhao Lijian : L'« Avis sur la réduction continue des vols internationaux de passagers pendant la prévention et le contrôle de l'épidémie », publié le 26 mars par la partie chinoise, a été approuvé par le mécanisme interministériel du Conseil des Affaires d'État pour la prévention et le contrôle de l'épidémie, et publié par l'Administration de l'Aviation civile de Chine (CAAC) conformément à la « Loi sur le contrôle sanitaire à la frontière de la République populaire de Chine » et d'autres lois. Il s'agit d'un arrangement spécial pour les vols internationaux de passagers, par nécessité de prévenir et de contrôler le COVID-19 pendant une période inhabituelle. Cette mesure, prise en référence à la pratique de plusieurs pays, traite toutes les compagnies aériennes, chinoises et étrangères, sur un pied d'égalité et de manière ouverte, impartiale et transparente. La partie chinoise a pris note de la demande du département américain compétent aux compagnies aériennes chinoises de notifier les plans des vols. La Chine s'oppose à toute perturbation ou restriction américaine éventuelle sur les vols de passagers opérés de manière normale par les compagnies aériennes chinoises.

Question supplémentaire : La semaine dernière, vous avez mentionné que certains vols temporaires chinois ont dû être retardés sans avoir obtenu l'approbation américaine. Mais pour autant que nous sachions, les compagnies aériennes chinoises ont récemment remis à la partie américaine un grand nombre de programmes de vols charters temporaires, et ne l'ont pas fait en temps utile. La partie américaine a déclaré en outre qu'il était injuste que les compagnies aériennes chinoises puissent effectuer des vols charters temporaires alors que les compagnies aériennes américaines en sont exclues. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Récemment, des compagnies aériennes chinoises ont prévu des vols temporaires pour rapatrier des étudiants chinois séjournant aux États-Unis, qui sont en difficulté et qui ont un besoin urgent de retourner en Chine. Nous regrettons que ces vols temporaires aient dû être retardés car les États-Unis n'ont pas approuvé les plans des vols. Nous espérons que les États-Unis feront preuve d'humanité et accompliront toutes les procédures nécessaires à ces vols dans les meilleurs délais pour faciliter le retour sans à-coups des étudiants chinois.

Concernant la question concrète que vous mentionnez, je vous invite à vous renseigner auprès des départements compétents.

The Paper : Le 22 mai, le « Washington Post » a cité de hauts responsables américains, disant que des responsables de la sécurité nationale avaient discuté, lors d'une réunion interne tenue le 15 mai, de la possibilité de redémarrer les essais nucléaires. Quelle est l'opinion de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous sommes sérieusement préoccupés par le reportage concerné. Le « Traité d'interdiction complète des essais nucléaires » (TICEN) est un pilier important du système international de contrôle des armements nucléaires. Bien qu'il ne soit pas encore entré en vigueur, l'interdiction des essais nucléaires est devenue une norme internationale. Le TICEN est d'une grande importance pour promouvoir le désarmement nucléaire, empêcher la prolifération des armes nucléaires, et sauvegarder la paix et la sécurité mondiales. Les cinq pays dotés d'armes nucléaires, dont les États-Unis, ont signé le TICEN et se sont engagés à « suspendre les essais nucléaires ». Les États-Unis ont effectué le plus grand nombre d'essais nucléaires. Nous les exhortons à assumer leurs obligations, à honorer leurs engagements, à sauvegarder les buts et objectifs du TICEN et à contribuer davantage au maintien du régime international de désarmement et de non-prolifération nucléaires, au lieu de perturber davantage la stabilité stratégique mondiale.

AFP : Vendredi dernier, le Département américain du Commerce a déclaré qu'il sanctionnerait les entreprises et institutions chinoises concernées pour violation des droits de l'homme dans le Xinjiang. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les États-Unis, en inscrivant des entreprises, des institutions et des particuliers chinois sur leur « liste d'entités », ont outrepassé le concept de sécurité nationale, abusé des mesures de contrôle des exportations, violé les normes fondamentales régissant les relations internationales, interféré dans les affaires intérieures de la Chine et porté atteinte aux intérêts de la Chine. La Chine en exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition.

Il faut souligner que les affaires du Xinjiang sont purement des affaires intérieures de la Chine, dans lesquelles aucun pays n'a le droit d'intervenir. Les mesures de lutte anti-terroriste et de déradicalisation prises dans le Xinjiang ont pour objectif d'empêcher à la source l'extrémisme et le terrorisme. Elles sont conformes aux lois chinoises et aux pratiques internationales. Ces mesures qui ont donné des résultats efficaces, ont gagné un large soutien des 25 millions d'habitants multiethniques du Xinjiang, et ont apporté une contribution active à la lutte internationale contre le terrorisme. L'accusation américaine contre la Chine, en faisant passer le noir pour le blanc, est un tissu de mensonges. Elle ne peut que révéler davantage les intentions sinistres des États-Unis de perturber les efforts antiterroristes du Xinjiang et d'entraver le développement régulier de la Chine.

Nous exhortons les États-Unis à corriger leur erreur, à annuler la décision concernée et à cesser de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises et sauvegarder la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays.

China Daily : Un groupe d'experts médicaux contre le COVID-19 envoyé par le gouvernement chinois est arrivé le 23 mai en République du Congo, après avoir terminé sa mission en République démocratique du Congo. Pouvez-vous nous présenter le travail accompli par le groupe d'experts en République démocratique du Congo, et ce qu'il fera en République du Congo ?

Zhao Lijian : À l'invitation des gouvernements de la République démocratique du Congo et de la République du Congo, la Chine a envoyé un groupe de 12 experts pour les aider à combattre le COVID-19.

Du 12 au 23 mai, le groupe d'experts médicaux de Chine a organisé une trentaine d'échanges et de séances de formation en République démocratique du Congo, partageant ses expériences avec des représentants du gouvernement et des institutions médicales du pays, des représentants de l'OMS, la MONUSCO, ainsi que des institutions britanniques et françaises dans le pays, pour partager les expériences de lutte contre le COVID-19, former des personnels soignants, dialoguer avec les habitants, promouvoir la coopération multilatérale et donner des conseils sur la prévention et le contrôle à la mission médicale chinoise sur place. Le gouvernement de la République démocratique du Congo et des personnalités de différents milieux de la société ont hautement apprécié le travail du groupe d'experts médicaux chinois. Le Ministre des Affaires étrangères Tumba et le Ministre de la Coopération internationale Manjolo ont reçu les experts chinois et les ont remerciés de leur aide à un moment crucial de la riposte à l'épidémie en République démocratique du Congo, ce qui a démontré la profonde amitié entre la Chine et la République démocratique du Congo et entre la Chine et l'Afrique. Les échanges et la coopération menés par le groupe d'experts chinois avec des organisations internationales et des missions diplomatiques sont une pratique réussie de coopération mondiale contre la pandémie et donnent un bon exemple au monde.

Après avoir accompli sa mission en République démocratique du Congo, le groupe d'experts médicaux chinois s'est rendu en République du Congo le 23 mai. À l'avenir, la Chine continuera à fournir une assistance anti-épidémique à l'Afrique dans la mesure de ses moyens, et y enverra plus de groupes d'experts médicaux pour partager les expériences avec les frères africains dans le but de les aider à combattre la pandémie.

China News Service : Le 23 mai, le porte-parole des talibans a annoncé un cessez-le-feu de trois jours pendant la fête de l'Aïd al-Fitr, qui débutera le 24 mai. Le Président Ashraf Ghani s'en est félicité et a donné des directives aux Forces afghanes de sécurité de la défense nationale pour qu'elles respectent la trêve de trois jours. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note des reportages concernés. La Chine salue le cessez-le-feu entre le gouvernement afghan et les talibans lors de l'Aïd al-Fitr. Nous espérons que cette situation se poursuivra afin de créer les conditions favorables au lancement rapide des pourparlers en Afghanistan. La Chine espère toujours que toutes les parties à la question afghane feront de la paix une priorité, régleront les divergences par le dialogue et les négociations et discuteront ensemble des futurs arrangements de la nation. La Chine entend travailler de concert avec les autres membres de la communauté internationale pour continuer à fournir un soutien et une assistance au processus de paix et de réconciliation en Afghanistan.

Shenzhen TV : Selon les médias australiens, le Ministre australien des Affaires intérieures Peter Dutton et d'autres responsables ont récemment déclaré que l'initiative « la Ceinture et la Route » est une stratégie de propagande du gouvernement chinois, que l'accord signé entre l'État de Victoria et la Chine dans le cadre de « la Ceinture et la Route » manquait de transparence, et que les valeurs du régime communiste sont différentes de celles de l'Australie. Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a menacé de « couper » les liens avec l'Australie parce que l'accord « pourrait affecter la sécurité des télécommunications américaines ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : L'initiative « la Ceinture et la Route » est une initiative de coopération économique. Elle poursuit le principe dit de « concertation, synergie et partage », et préconise l'ouverture, l'inclusivité et la transparence. Elle a apporté des avantages substantiels aux populations riveraines de la « Ceinture et la Route ». La coopération fructueuse entre la Chine et l'État australien de Victoria dans le cadre de « la Ceinture et la Route » a été déterminée et mise en œuvre par les deux parties après des consultations amicales en vue d'améliorer le bien-être des populations des deux pays. C'est tout à fait raisonnable, légal, franc et droit. Les accusations sans fondement formulées par certains politiciens australiens ne tiennent pas debout. Elles ne font que révéler leur mépris des intérêts de la population australienne et leur intention sinistre de nuire aux relations sino-australiennes. Nous espérons que les politiciens concernés de la partie australienne tiendront compte des intérêts de leur population, abandonneront les préjugés idéologiques et feront davantage pour promouvoir la confiance mutuelle et la coopération entre la Chine et l'Australie.

La menace des politiciens américains est vraiment inimaginable. Quel rapport y a-t-il entre la coopération menée par le gouvernement d'un État australien et la Chine, et la sécurité des télécommunications des États-Unis ? Qu'est-ce qui leur fait penser qu'ils ont le droit de perturber et de ternir la coopération sino-australienne ? N'est-ce pas une coercition et une ingérence flagrantes dans les affaires intérieures d'un autre pays ? Même l'ambassadeur américain en Australie a admis que le mémorandum d'entente signé entre l'État de Victoria et la Chine sur la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » n'a rien à voir avec les États-Unis. Certains politiciens australiens parlent tout le temps de l'opposition à l'« ingérence étrangère » et à la « menace chinoise ». Pourquoi ne se sont-ils pas opposés aux remarques américaines ? Cela a une fois de plus révélé les préjugés idéologiques profondément enracinés et la pratique de « deux poids deux mesures » de certaines personnes de la partie australienne.

NHK : Le conseiller du Président américain pour les affaires de sécurité nationale Robert O'Brien a déclaré à la presse que l'administration américaine imposerait probablement des sanctions à la Chine si Beijing décidait d'appliquer la loi sur la sécurité nationale relative à Hong Kong. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine s'oppose fermement aux rumeurs émises par certains politiciens américains sur l'agenda lié à Hong Kong de l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine et a fait des démarches solennelles auprès de la partie américaine. Ces derniers jours, l'APN, le Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao relevant du Conseil des affaires d'État, le Bureau de liaison du gouvernement populaire central dans la Région administrative spéciale de Hong Kong et le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong ont tous donné des explications ou des réponses à ce sujet. Hier, le Conseiller d'État Wang Yi a également formulé des réponses à ce sujet lors de la conférence de presse tenue en marge des deux sessions. L'attitude et la position de la Chine ont été clairement exprimées. Je tiens à souligner trois points ici.

Premièrement, aucun État n'autorisera d'activités mettant en danger sa sécurité nationale sur son territoire. La législation sur la sécurité nationale appartient aux autorités centrales, comme c'est le cas dans tous les pays du monde. Les États-Unis eux-mêmes ont élaboré des dizaines de lois sur leur sécurité nationale dans le but de construire une muraille indestructible pour protéger leur sécurité nationale. Cependant, ils sont intervenus arbitrairement dans la législation chinoise sur la sécurité nationale et ont même tenté de « percer des trous » dans le réseau de sécurité nationale chinois. Cette pratique de « deux poids deux mesures » a pleinement mis au grand jour les intentions sinistres de certains individus aux États-Unis.

Deuxièmement, la décision de l'APN vise un très petit nombre de personnes qui divisent le pays, subvertissent le pouvoir de l'État, organisent et mènent des activités terroristes, et les forces étrangères et extérieures qui interfèrent dans les affaires de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Elle protégera la majorité écrasante des habitants de Hong Kong respectant les lois, et garantira les droits et intérêts légitimes des habitants de Hong Kong et des institutions et des personnels étrangers à Hong Kong. La décision n'aura aucun impact sur l'autonomie de haut degré de Hong Kong et sur les droits et libertés des habitants de Hong Kong. Elle améliorera au contraire le système juridique de Hong Kong et permettra d'établir un meilleur ordre social, un meilleur environnement juridique et commercial à Hong Kong. Cela est plus favorable à la stabilité et à la tranquillité à long terme de Hong Kong, et représente la plus grande volonté de la société à Hong Kong.

Troisièmement, la base juridique de l'administration de Hong Kong par le gouvernement chinois est la Constitution chinoise et la « Loi fondamentale de Hong Kong », et non la « Déclaration conjointe sino-britannique ». Avec le retour de Hong Kong à la Chine en 1997, tous les droits et obligations liés à la partie britannique stipulés dans la « Déclaration conjointe sino-britannique » ont été remplis. Les États-Unis ne disposent d'aucune base légale ni d'aucune qualification pour faire des remarques déplacées sur les affaires de Hong Kong en citant la « Déclaration conjointe sino-britannique ».

Enfin, je tiens à souligner que Hong Kong appartient à la Chine et que les affaires de Hong Kong sont purement des affaires intérieures de la Chine. La législation de la Région administrative spéciale de Hong Kong, le moment et la manière dont elle est promulguée relèvent entièrement de la souveraineté de la Chine. Les États-Unis n'ont pas le droit de faire des critiques avec force gestes autoritaires ou de s'en mêler. Si les États-Unis sont déterminés à nuire aux intérêts de la Chine, la Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour riposter.

RIA Novosti : Le conseiller du Président américain pour les affaires de sécurité nationale Robert O'Brien a exprimé dimanche dernier sa conviction que les États-Unis seraient le premier pays à développer un vaccin contre le COVID-19. Il a également déclaré que la partie chinoise était en train de voler les résultats de la recherche américaine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les allégations américaines sont infondées. En fait, la Chine a fait des progrès importants dans la mise au point d'un vaccin contre le nouveau coronavirus. La Chine soutient le partage d'informations sur le COVID-19 et les échanges d'expériences et de pratiques utiles en matière de prévention et de contrôle entre les différents pays, ainsi que la coopération internationale dans la recherche et le développement de vaccins et de médicaments.

Je voudrais souligner que le développement de vaccins contre le COVID-19 n'est pas une course entre la Chine et les États-Unis, mais une course entre l'humanité et le virus. Quel que soit le pays qui sera le premier à développer et à mettre en service un vaccin, ce sera une grande contribution à l'humanité dans cette lutte. L'humanité fait la course contre le virus, car chaque jour des vies sont emportées par le virus. Comme le vaccin est la clé pour vaincre le virus, nous espérons entendre plus de bonnes nouvelles à cet égard. Nous sommes également prêts à travailler avec la communauté internationale pour apporter notre part de contribution à la lutte mondiale concertée contre le COVID-19, y compris dans le développement de vaccins, pour créer une communauté de santé pour tous.

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