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Conférence de presse du 16 juillet 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2020-07-16

CCTV : Le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a eu un entretien par liaison vidéo avec le Ministre philippin des Affaires étrangères Teodoro Locsin. L’entretien a été ouvert, amical et fructueux, selon une déclaration du Ministère philippin des Affaires étrangères. Pouvez-vous nous présenter plus de détails à ce sujet ? Quel consensus a été dégagé par les deux parties ?

Hua Chunying : Le 14 juillet, le Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a eu un entretien par liaison vidéo avec le Ministre philippin des Affaires étrangères Teodoro Locsin Jr. pour échanger de manière approfondie des vues sur les relations sino-philippines, la coopération anti-épidémique et la question de la Mer de Chine méridionale. Tout comme l’a souligné la partie philippine, l’entretien a été ouvert, amical et fructueux.

Les deux parties ont exprimé la haute importance qu’elles attachent aux relations bilatérales et leur volonté de continuer de mettre en œuvre le consensus dégagé par les dirigeants des deux pays. Les deux pays saisiront l’occasion du 45e anniversaire de leurs relations diplomatiques pour renforcer encore l’amitié et la solidarité entre les deux pays, approfondir la synergie entre l’initiative chinoise « la Ceinture et la Route » et le programme philippin « Build, Build, Build », faire progresser la coopération pragmatique dans différents domaines, de sorte que de nouveaux progrès soient accomplis dans le partenariat de coopération global sino-philippin dans l’intérêt des deux pays et de la région.

La Chine et les Philippines ont hautement apprécié leur soutien et leur assistance mutuels dans la lutte commune contre l’épidémie de COVID-19. Elles continueront de promouvoir la coopération anti-épidémique, y compris la recherche et le développement de vaccins, d’accélérer la mise en place d’une « voie verte » pour les échanges interpersonnels, et de promouvoir le développement socio-économique tout en poursuivant les efforts de prévention et de contrôle réguliers de l’épidémie. Les deux parties s’opposent unanimement à la politisation de l’épidémie et à l’attribution d’une étiquette géographique au virus, et apportent leur soutien aux efforts solidaires de la communauté internationale pour surmonter les difficultés.

Les deux parties ont mené des discussions amicales sur les questions maritimes, estimant à l’unanimité que les différends maritimes ne représentent pas l’ensemble des relations bilatérales, et qu’ils ne doivent pas et ne peuvent pas nuire à l’amitié sino-philippine. Les deux parties continueront, en respectant le principe du respect mutuel, de la sincérité et de l’égalité souveraine, de bien résoudre les différends par des consultations bilatérales amicales, et de faire progresser la coopération maritime pour maintenir conjointement la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

CRI : Selon des reportages, une fuite nucléaire s’est produite au Los Alamos National Laboratory aux États-Unis, causant la contamination du personnel par de la poudre d’oxyde de plutonium. Parallèlement, les États-Unis s’efforcent d’augmenter rapidement la capacité de production d’armes nucléaires du Laboratoire afin de pouvoir produire 30 noyaux des armes nucléaires par an d’ici 2030. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J’ai lu des reportages concernés. Les États-Unis possèdent déjà le plus grand arsenal nucléaire du monde, et pourtant, ils continuent de faire avancer la modernisation des armes nucléaires et la mise au point d’armes nucléaires de nouveau type pour rechercher des avantages de sécurité stratégique absolue. L’investissement massif américain dans le déploiement de nouvelles armes nucléaires perturbe la stabilité stratégique mondiale et pose de plus grands risques pour la sécurité nucléaire. Des experts de l’Union of Concerned Scientists ont déjà fait part de leurs préoccupations. Les États-Unis doivent assumer sérieusement leurs responsabilités spéciales et principales en matière de désarmement nucléaire et promouvoir la sécurité stratégique mondiale par des actes concrets.

Bloomberg : Bloomberg a rapporté que le Président américain Donald Trump a décidé de ne pas sanctionner de hauts fonctionnaires chinois. Cependant, le « New York Times » a signalé de son côté que l’administration Trump envisageait d’interdire à tous les membres du PCC et à leurs familles de se rendre aux États-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Je ne peux pas vérifier l’authenticité de ce que vous venez de citer. Vous devez poser la question à la partie américaine. Si cela est vrai, je pense que c’est lamentable pour les États-Unis. Étant la plus grande puissance du monde, quelle impression souhaitent-ils laisser au monde, si ce n’est d’imposer différentes sanctions ?

Nous espérons que les États-Unis cesseront d’agir en violation des normes fondamentales régissant les relations internationales, et cesseront de faire des choses qui n’aident pas à préserver leur réputation, leur crédibilité et leur statut de grand pays.

The Paper : Le Secrétaire d’État américain Pompeo a déclaré, le 15 juillet, qu’il considérait toujours que les choses qui se passent dans le domaine des droits de l’homme en Chine sont la tache du siècle et que les États-Unis imposeraient des restrictions de visa à certains employés d’entreprises technologiques chinoises fournissant un soutien matériel aux violations des droits de l’homme. La Chine a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

Hua Chunying : Je me permets d’être franche avec vous. Les États-Unis, qui parlent sans arrêt des droits de l’homme, sont en fait le numéro un mondial des violations des droits de l’homme, et leur accusation sur les questions des droits de l’homme au Xinjiang est le plus grand mensonge du siècle. Les responsables américains concernés devraient avoir honte de cela, et le peuple américain doit être triste d’avoir de tels menteurs dans le gouvernement.

Le fait que la situation des droits de l’homme en Chine soit bonne ou non devrait être décidé par le peuple chinois, et non par les politiciens américains. Plus de 70 ans après la fondation de la République populaire de Chine, le PCC a conduit le peuple chinois sur une voie de développement adaptée aux conditions nationales du pays et a accompli des réalisations mondialement connues. Sur le vaste territoire chinois de 9,6 millions de kilomètres carrés, les 1,4 milliard de Chinois des 56 ethnies mènent une vie heureuse et s’entendent en harmonie. Au cours des quatre dernières décennies, le revenu par habitant en Chine a augmenté de plus de 25 fois, et plus de 850 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, ce qui a contribué à plus de 70% de la réduction de la pauvreté dans le monde. La Chine est également le seul pays qui est devenu la deuxième économie du monde sans recourir à la guerre, au colonialisme ou à l’esclavage. Pendant plus de dix années consécutives, la Chine a contribué à plus de 30% de la croissance du PIB mondial. Il s’agit de la plus grande entreprise de défense des droits de l’homme, de la meilleure pratique en matière de droits de l’homme et de la plus grande contribution de la Chine à la cause mondiale des droits de l’homme. Toute personne sans préjugés peut voir cette vérité.

Les États-Unis, en revanche, ont expulsé et massacré un grand nombre d’Amérindiens à travers la Conquête de l’Ouest pendant près d’un siècle après la fondation du pays. Le nombre d’Amérindiens a chuté, passant de 5 millions à 250 000, soit seulement un vingtième. Les États-Unis n’ont pas été en guerre pendant seulement 16 ans au cours de leurs 240 ans d’histoire. Depuis 2001, les États-Unis ont lancé, sans raison valable, des guerres et des opérations militaires contre l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Afghanistan et d’autres pays, dépensant plus de 6 400 milliards de dollars, faisant plus de 800 000 morts et entraînant le déplacement de dizaines de millions de personnes. Aux États-Unis, les Afro-Américains et les autres communautés minoritaires se trouvent toujours dans une situation extrêmement difficile. George Floyd n’était pas le seul à être mort par suffocation. La discrimination raciale existe partout dans le pays et les écarts entre les riches et les pauvres sautent aux yeux. En fait, parmi les pays occidentaux, les écarts entre les riches et les pauvres sont les plus graves aux États-Unis. De 1989 à 2018, 50% des ménages américains les plus pauvres ont connu une augmentation nette de la richesse pratiquement nulle, et les écarts entre les riches et les pauvres ont été les plus élevés depuis 50 ans. Face à ces faits à toute épreuve, nous ne savons pas où M. Pompeo trouve la force et la confiance pour parler des droits de l’homme en Chine. Pour aborder le sujet, il devrait demander ce que feu Gerge Floyd et les communautés minoritaires aux États-Unis pensent des droits de l’homme aux États-Unis, et ce que les vies innocentes perdues en Irak, en Syrie et dans d’autres pays pensent du bilan américain en matière de droits de l’homme.

AFP : Il y a eu récemment beaucoup de sanctions américaines et de contre-mesures chinoises sur les questions liées à Hong Kong, à Huawei et au Xinjiang. Beaucoup s’inquiètent de l’accord économique et commercial signé entre la Chine et les États-Unis en janvier. À votre avis, cet accord commercial est-il toujours en vigueur ? Et la Chine travaillera-t-elle à la mise en œuvre de cet accord ?

Hua Chunying : Après des efforts opiniâtres, les équipes chinoise et américaine sont parvenues à un accord commercial mutuellement avantageux basé sur l’égalité et le respect mutuel. Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, l’accord profite à la fois à la Chine, aux États-Unis et au monde entier. Nous voulons certainement voir sa mise en œuvre fidèle. Chose dite, chose faite. La Chine respecte toujours ses engagements. Nous mettrons en œuvre l’accord parce que nous y avons apposé notre nom.

Dans le même temps, il faut voir que les États-Unis accusent la Chine sans aucune raison valable, intimident et répriment la Chine presque frénétiquement. Ce que font les États-Unis est défavorable à la confiance et à la coopération mutuelles entre la Chine et les États-Unis. La Chine doit résolument dire « non » à l’intimidation et à l’injustice des États-Unis, et prendra également résolument des mesures pour sauvegarder sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts en matière de développement.

Shenzhen TV : Un porte-parole du Premier Ministre britannique a déclaré le 15 juillet que la raison du changement de position du Royaume-Uni concernant la participation de Huawei au déploiement du réseau 5G dans le pays était l’impact des sanctions américaines annoncées en mai. Au Royaume-Uni, il existe également différentes voix, comme celle du directeur général de BT, Philip Jansen, qui a déclaré que la décision du gouvernement aurait visiblement des conséquences logistiques et financières pour BT. Un porte-parole de Vodafone a également affirmé qu’il était déçu de cette décision, qui retardera le déploiement de la 5G au Royaume-Uni et entraînera des coûts supplémentaires pour l’industrie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons pris note des reportages concernés. Tout cela montre que le gouvernement britannique a perdu son indépendance et son autonomie concernant Huawei, la chose la plus précieuse pour un pays.

Comme je l’ai dit hier, pendant les deux dernières décennies, le Royaume-Uni a choisi de mener une bonne coopération avec Huawei, ce qui est dans l’intérêt du Royaume-Uni. Huawei a créé plusieurs dizaines de milliers d’emplois au Royaume-Uni et contribué positivement à la construction d’infrastructures du secteur des télécommunications du pays. Ainsi, la décision britannique d’interdire Huawei ne fait que compromettre ses propres intérêts. Le gouvernement britannique devrait tenir compte des voix rationnelles dans le pays et faire des choix qui servent au mieux les intérêts fondamentaux à long terme du pays.

Quotidien de Beijing : Le Secrétaire d’État américain Pompeo a récemment déclaré à plusieurs reprises qu’exclure Huawei signifie rejoindre des « pays propres ». Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

Hua Chunying : Comme l’a révélé l’incident PRISM, les États-Unis sont le véritable empire des pirates informatiques dans le monde. Les sociétés américaines Cisco et Apple ont admis il y a des années qu’il y avait des failles de sécurité et des « portes dérobées » dans leurs équipements. Les services de renseignements américains mènent depuis longtemps des activités de surveillance illégales et indifférenciées contre des gouvernements, des entreprises et des particuliers étrangers, y compris ceux de leurs alliés. Même les citoyens américains n’ont pratiquement aucun secret. Ce sont des faits ouverts.

Cependant, Huawei fournit des services à plus de 170 pays dans le monde, et aucun pays n’a présenté de preuves montrant des menaces de sécurité ou des « portes dérobées » dans les produits de Huawei. Par exemple, Huawei a financé et mis en place un centre de test de cybersécurité au Royaume-Uni, qui s’est ouvert aux tests d’experts britanniques, et est prêt à signer un accord d’absence de « porte dérobée » avec tous les pays. Quelles entreprises d’autres pays dans le monde peuvent faire cela ? Apple ou Cisco ? Quelle entreprise américaine peut-elle égaler Huawei avec une telle transparence ? Cela fait rire d’entendre Pompeo accuser Huawei de ne pas être propre.

Les États-Unis se vantent toujours de leurs fortes valeurs de démocratie et de libertés, mais maintenant ils ne permettent pas l’existence et le développement normaux d’une entreprise privée étrangère. Du point de vue des États-Unis, en tant qu’excellente entreprise privée, la seule erreur de Huawei est qu’elle est chinoise. Ce n’est pas vrai ?! Par de forts préjugés idéologiques, les États-Unis n’ont ménagé aucun effort pour utiliser leurs ressources nationales, abuser de la sécurité nationale, et même faire recours aux valeurs démocratiques, pour aligner ses subordonnés afin de salir, attaquer et réprimer des sociétés privées chinoises. Ce que font les États-Unis n’a rien à voir avec le mot « propre ». Ils jouent de vrais sales tours.

Bloomberg : Le Secrétaire d’État américain Pompeo a déclaré que les États-Unis imposeraient des restrictions de visa à certains employés de Huawei en raison de violations des droits de l’homme, notamment contre les musulmans et d’autres ethnies minoritaires. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

Hua Chunying : J’ai donné une réponse très claire tout à l’heure. Les États-Unis sont en fait le numéro un mondial des violations des droits de l’homme, et leurs allégations relatives aux droits de l’homme sur les questions liées au Xinjiang sont le plus grand mensonge du siècle. Les États-Unis devraient avoir honte d’avoir un haut fonctionnaire qui raconte des mensonges aussi monstrueux sur cette question. Si M. Pompeo est sincère, il est le bienvenu pour visiter le Xinjiang, pour parler avec les habitants des différentes ethnies du Xinjiang qui y vivent, et aussi pour savoir ce que les habitants du Xinjiang pensent de lui.

Global Times : Le Secrétaire d’État américain Pompeo a également déclaré dans une récente interview que le PCC n’avait pas respecté ses engagements dans le cadre de l’Accord de Paris, et avait rompu sa promesse et violé le droit international en ce qui concerne la Mer de Chine méridionale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : En fait, je ne veux pas faire de la conférence de presse de notre Ministère un briefing spécial démasquant les mensonges de Pompeo. Mais puisqu’il a fait toutes ces remarques noircissant la Chine, je suis obligée d’y répondre. La position de la Chine sur le changement climatique et la Mer de Chine méridionale est très claire. J’ai pris note de ses accusations intensives depuis ces derniers jours concernant la « violation du droit international par la Chine », et je veux bien prendre le temps de vous énumérer les traités et accords desquels les États-Unis se sont retirés ces dernières années.

En 1982, les États-Unis ont refusé de signer la « Convention des Nations Unies sur le droit de la mer » (CNUDM), et aujourd’hui encore ils n’y ont toujours pas adhéré. En 1984, les États-Unis se sont officiellement retirés de l’UNESCO, car ils n’étaient pas satisfaits de l’affaiblissement progressif de leur contrôle culturel par les pays en développement. Après leur retour dans l’Organisation en 2003, ils se sont de nouveau retirés en 2017 sous le prétexte des économies et de l’appel à une réforme.

En 1985, les États-Unis ont refusé d’accepter la juridiction obligatoire de la Cour internationale de Justice (CIJ) en raison de la plainte du Nicaragua pour ingérence armée en violation de sa souveraineté.

En 1995, les États-Unis se sont retirés de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) et ont refusé de payer des arriérés en invoquant des « contraintes budgétaires intérieures ».

En 2001, les États-Unis ont refusé de signer le « Protocole de Kyoto », affirmant qu’il n’était pas dans leur intérêt national de respecter les obligations environnementales pertinentes. La même année, les États-Unis se sont retirés de la Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, après avoir échoué à empêcher la discussion sur l’action militaire israélienne contre les Palestiniens.

En 2001, pour renforcer leurs avantages militaires, les États-Unis se sont officiellement retirés du « Traité sur les missiles anti-balistiques » (ABM) signé par les États-Unis et l’Union soviétique en 1972.

En 2002, les États-Unis se sont retirés du « Statut de Rome de la Cour pénale internationale », invoquant des conditions défavorables pour les militaires, les diplomates et les politiciens américains.

En 2017, les États-Unis ont annoncé leur retrait officiel du Partenariat transpacifique (PTP) parce qu’ils pensaient que les accords commerciaux multilatéraux ne correspondaient pas à leurs intérêts et entravaient leur politique de l’« Amérique d’abord ».

En 2017, l’administration américaine a annoncé son retrait de l’Accord de Paris, estimant qu’il entravait le développement économique américain.

En 2017, les États-Unis ont annoncé leur retrait du « Pacte mondial sur les migrations » (PMM) et ont voté contre à l’Assemblée générale des Nations Unies.

En 2018, après la confirmation par l’AIEA du respect par l’Iran des engagements pris dans l’accord nucléaire et l’absence de preuves par les États-Unis montrant que l’Iran avait violé l’accord, les États-Unis ont insisté pour se retirer du JCPOA approuvé par le Conseil de Sécurité de l’ONU et ont repris des sanctions unilatérales contre l’Iran.

En 2018, les États-Unis ont annoncé leur retrait du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, affirmant que ce dernier « n’était pas efficace pour protéger les droits de l’homme ».

En 2018, les États-Unis se sont retirés du « Protocole de signature facultative à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, concernant le règlement obligatoire des différends » relatifs à la compétence de la CIJ, afin d’éviter une plainte palestinienne déposée légitimement auprès de la CIJ.

En 2019, les États-Unis se sont retirés du traité FNI pour développer des missiles terrestres à courte et moyenne portée sans restriction.

En 2020, sous prétexte de violations présumées par la Russie du Traité Ciel ouvert, les États-Unis ont annoncé des mesures pour sortir du Traité.

En 2020, l’administration américaine, pour rejeter les responsabilités de la prévention et du contrôle inefficaces de l’épidémie sur autrui, a annoncé son retrait de l’OMS. Il est à souligner que les États-Unis doivent encore des arriérés de plus de 200 millions de dollars américains de cotisations au moment de quitter l’Organisation.

Le fait que les États-Unis se sont retirés des accords et traités à la moindre occasion, respectent ou rejettent le droit international selon leur bon plaisir, démontre leur pratique flagrante de l’hégémonie, du « deux poids deux mesures », et leur hypocrisie. Ils doivent d’abord rejoindre les accords et traités dont ils se sont retirés, avant d’attaquer la Chine. J’espère que les États-Unis peuvent agir comme une grande puissance vraiment responsable et respecter, comme la Chine et les autres pays, le droit international et les traités internationaux.

ITV : Aujourd’hui, l’armée de Taiwan a organisé des exercices ciblant la partie continentale de la Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Existe-t-il un calendrier pour la partie continentale de la Chine pour la réunification de Taiwan ?

Hua Chunying : Vous devriez poser la question au Ministère de la Défense pour ce qui est des exercices militaires. J’ai lu des reportages selon lesquels Taiwan semble vouloir étaler ses forces face à la partie continentale de la Chine en organisant des exercices militaires. Si la partie taiwanaise pense vraiment de cette façon, alors elle ne sait vraiment pas se faire une juste idée d’elle-même.

La Chine est fermement déterminée à sauvegarder sa souveraineté et sa sécurité. La réunification de la mère patrie est une tendance irrésistible. Il faut avoir une idée lucide sur toute force qui cherche à diviser la Chine. Les 1,4 milliard de Chinois ne permettront jamais qu’un centimètre carré du territoire soit enlevé.

China Review News : Compte tenu de l’état actuel des relations sino-américaines, certains analystes affirment qu’il existe désormais un fossé idéologique infranchissable entre les deux pays et qu’une nouvelle guerre froide se prépare entre la Chine et les États-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Récemment, tout le monde accorde une grande attention aux relations sino-américaines, et il y a eu divers commentaires à ce sujet, ce qui est compréhensible. Il y a quelques jours, le Conseiller d’État Wang Yi a prononcé un discours important par liaison vidéo lors du forum sino-américain des médias et des think tanks, exposant de manière systématique les vues et les suggestions de la Chine sur les relations sino-américaines actuelles.

Le Conseiller d’État Wang Yi a déclaré que certains individus aux États-Unis, ayant des préjugés idéologiques, cherchent par tous les moyens à présenter la Chine comme un adversaire, voire un ennemi. Ils cherchent sans relâche à contenir le développement de la Chine et à entraver les relations entre les deux pays. La politique chinoise actuelle des États-Unis est basée sur un jugement erroné stratégique sans fondement et est chargée de caprices et de fanatisme maccarthyste. Les États-Unis ont tellement de soupçons injustifiés sur la Chine qu’ils voient dans la frayeur partout des ennemis. Pour eux, tous les investissements chinois sont motivés par des considérations politiques, chaque étudiant chinois est un espion et chaque initiative de coopération avancée par la Chine a un objectif dissimulé. Si les États-Unis manquent de confiance, d’ouverture et d’inclusivité, et créent artificiellement différentes sortes de « menaces chinoises », cela conduira fort probablement à des prophéties auto-réalisatrices. La Chine et les États-Unis, au lieu de chercher à se transformer, devraient explorer conjointement les moyens de coexistence pacifique entre différents systèmes et civilisations. Le chemin parcouru par chaque pays est basé sur ses traditions culturelles et historiques. La voie du socialisme à la chinoise poursuivie par la Chine convient à ses conditions nationales, et c’est le choix du peuple chinois. Les faits ont prouvé que cette voie a permis aux 1,4 milliard de Chinois de sortir de la pauvreté et du retard, et à la nation chinoise d’apporter une nouvelle contribution importante au progrès de l’humanité. Récemment, j’ai indiqué que plusieurs sondages internationaux d’opinion publique ont montré que le taux de soutien du PCC et du gouvernement chinois est le plus élevé au monde. Selon un rapport basé sur des enquêtes menées en Chine sur 13 ans par l’école de gouvernement John F. Kennedy de l’Université Harvard, le taux de satisfaction et de soutien du peuple chinois envers le gouvernement central dirigé par le PCC dépasse 93%. Aucun pays, aucun individu, aucune force n’est en mesure de nier que la bonne voie choisie par le peuple chinois est prouvée comme étant juste.

La Chine n’a jamais l’intention de défier, de remplacer ou d’affronter les États-Unis. Ce qui nous importe, c’est d’améliorer le bien-être de la population chinoise et de satisfaire son aspiration croissante pour une vie meilleure. La politique de la Chine envers les États-Unis n’a pas changé. Nous entendons toujours développer des relations sino-américaines mutuellement avantageuses et gagnant-gagnant dans un esprit d’égalité et de respect mutuel. Bien entendu, cela exige que les États-Unis et la Chine travaillent vers le même objectif. Dès le premier jour de l’établissement des relations diplomatiques avec la Chine, les États-Unis savaient qu’ils avaient affaire à un pays socialiste aux caractéristiques chinoises dirigé par le PCC. Pendant les dernières décennies, la Chine et les États-Unis ont accompli beaucoup de choses importantes grâce à leur coopération, ce qui a non seulement favorisé leur développement respectif, mais aussi contribué à la paix mondiale et au règlement des problèmes planétaires. Nous espérons que la partie américaine adoptera une vision plus rationnelle et plus objective de la Chine et formulera une politique rationnelle et pragmatique à l’égard de la Chine. Cela correspond le mieux aux intérêts fondamentaux et à long terme des peuples chinois et américain et aux attentes des peuples du monde entier.

China News Service : Selon des informations, trois militaires américains stationnés au Japon ont été constatés plus tard comme infectés par le COVID-19, ayant caché leurs antécédents de voyage lorsqu’ils sont entrés au Japon, en violation des règlements de quarantaine du pays. Le Ministre de la Défense Kono a qualifié cela d’incident extrêmement grave, et a demandé aux États-Unis de le gérer avec tout le sérieux qui s’impose. Selon certains commentaires, le gouvernement américain ne se soucierait pas des règlements de quarantaine du Japon, car il ne gère même pas l’épidémie comme il faut dans son pays. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : C’est peut-être une chose courante que les troupes américaines en outre-mer agissent au mépris des lois, des réglementations et de l’opinion publique des pays de résidence. Cependant, les actions de ces quelques militaires américains sur une question mettant en jeu la santé, et même la vie et la mort d’autres personnes, comme le COVID-19 ont enfreint la ligne de fond de la moralité humaine et sont inacceptables pour toute société policée.

APP : Selon des reportages, le Pakistan a récemment ouvert cinq voies principales pour le commerce bilatéral et le commerce de transit avec l’Afghanistan. Le Pakistan a autorisé les hommes d’affaires afghans à utiliser le port de Gwadar, un projet clé du corridor économique sino-pakistanais. La Chine est un grand pays de la région et un voisin du Pakistan et de l’Afghanistan. Que pense-t-elle de cette reprise des activités commerciales dans la région ?

Hua Chunying : La Chine applaudit les efforts de l’Afghanistan et du Pakistan pour reprendre les échanges commerciaux et personnels en surmontant les difficultés causées par le COVID-19. En tant que voisin et ami de l’Afghanistan et du Pakistan, la Chine souhaite l’amélioration des relations entre l’Afghanistan et le Pakistan et leur développement économique, et se tient prête à jouer un rôle constructif à cette fin. La Chine soutient l’extension du corridor économique Chine-Pakistan vers l’Afghanistan, qui permettra au peuple afghan de mieux tirer profit de la mise en place de l’initiative « la Ceinture et la Route ». La Chine est également disposée à voir le port de Gwadar et d’autres projets dans le cadre du corridor économique Chine-Pakistan jouer un rôle positif dans ce processus, et à travailler de concert avec l’Afghanistan et le Pakistan.

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