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Conférence de presse du 1er décembre 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2020-12-01

CCTV : La 19e Réunion du Conseil des Chefs de gouvernement (Premiers Ministres) des États membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) s’est tenue le 30 novembre sous forme de visioconférence. Pourriez-vous présenter le consensus dégagé à l’issu de cette réunion et les acquis principaux ?

Hua Chunying : Hier, le Premier Ministre Li Keqiang a participé par liaison vidéo à la 19e Réunion du Conseil des Chefs de gouvernement (Premiers Ministres) des États membres de l’OCS, lors de laquelle les participants ont échangé des points de vue de façon approfondie sur les acquis de la Réunion du Conseil des Chefs d’État de l’OCS, tenue peu avant, et le renforcement de la coopération au sein de l’OCS dans des domaines tels que l’économie et le commerce, l’investissement et la culture dans le contexte de la COVID-19, et un large consensus a été atteint. Les dirigeants des États membres ont signé et publié un communiqué conjoint, ratifié plusieurs documents de coopération de l’OCS dans divers domaines tels que l’économie et le commerce. D’un point de vue général, la réunion a enregistré des acquis très encourageants et a envoyé un signal positif dans trois domaines :

Premièrement, faire rayonner l’« esprit de Shanghai » et approfondir la coopération dans la lutte contre l’épidémie. Les participants ont salué les pratiques antiépidémiques des États membres de l’OCS caractérisées par la solidarité pour surmonter ensemble les difficultés, et ont unanimement affirmé qu’ils continueraient de valoriser l’« esprit de Shanghai » et de lutter main dans la main contre la COVID-19, rejetteraient ensemble la stigmatisation de l’épidémie et soutiendraient l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour qu’elle joue son rôle qui doit être le sien.

Deuxièmement, prendre diverses mesures coordonnées pour promouvoir ensemble la reprise économique. La Chine a indiqué dans la réunion que toutes les parties devaient promouvoir à pas assurés les différents programmes de coopération de l’OCS, créer un environnement de développement sûr et stable, mettre en valeur le rôle leader de l’innovation scientifique et technologique, et ouvrir activement de nouvelles perspectives de développement de l’OCS pour la période post-pandémique. La Chine a également appelé activement à l’amélioration de la libéralisation et de la facilitation du commerce et des investissements dans la région, à l’approfondissement de la coopération dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route » et à la coopération dans l’économie numérique, et a avancé des initiatives de coopération concrètes telles que la publication de l’« indice du commerce entre la Chine et les autres membres de l’OCS », l’accélération de la construction du Centre pilote d’échanges et de formation de l’OCS pour les techniques agricoles, et la formation en réduction de la pauvreté dédiée aux membres de l’OCS. Toutes les parties ont estimé que le développement intégré et la coopération gagnant-gagnant constituaient la seule voie possible pour favoriser la relance économique de différents pays de la région, et sont convenues d’approfondir leur coopération dans la facilitation du commerce, l’interconnexion, l’innovation scientifique et technologique, la finance, l’agriculture et d’autres domaines pour promouvoir la reprise des activités économiques de manière régulière.

Troisièmement, appeler à l’ouverture et à l’inclusivité et soutenir le multilatéralisme. Les différentes parties sont d’avis que l’unilatéralisme et le protectionnisme entravent gravement la mondialisation économique, soulignent que l’ouverture et la coopération représentent le courant de l’époque irréversible, et affirment qu’ils préserveront activement le multilatéralisme et le libre-échange. Les dirigeants des États membres ont indiqué dans le communiqué conjoint que l’OCS, en tant que participant influent et responsable dans le système actuel des relations internationales, s’engageait à consolider le multilatéralisme et soutenait le système commercial multilatéral centré sur les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMS).

La Chine, membre fondateur important de l’OCS, attache depuis toujours une grande importance au développement de l’organisation. Elle entend travailler avec les diverses parties à continuer de porter haut levé l’étendard de l’« esprit de Shanghai », à mettre en œuvre sérieusement le consensus obtenu lors de cette réunion, et à continuer d’encourager l’OCS à apporter sa part de contribution au renforcement et à l’approfondissement de la coopération ainsi qu’à la promotion de la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Shenzhen TV : Mme Meng Wanzhou a été arbitrairement détenue par la police canadienne à Vancouver il y a deux ans, ce qui plonge dès lors les relations sino-canadiennes dans de graves difficultés. Comment la Chine voit-elle la perspective de l’affaire Meng Wanzhou ?

Hua Chunying : Les faits ont pleinement prouvé que l’affaire Meng Wanzhou était un grave incident politique. L’administration américaine a concocté cet incident non pour des raisons juridiques, sa véritable intention étant de réprimer les entreprises de haute technologie chinoises et d’entraver le développement scientifique et technologique de la Chine. Le gouvernement canadien, servant de complice des États-Unis, porte là-dedans une responsabilité irrécusable. Mme Meng est détenue de façon injustifiée jusqu’à présent sans avoir violé aucune loi canadienne. Nous exprimons notre indignation à ce sujet et le condamnons fortement à nouveau.

Le gouvernement chinois est inébranlable dans sa détermination à sauvegarder les droits et intérêts légitimes de ses citoyens. Nous continuerons à prendre toutes les mesures nécessaires à cet effet. Nous exhortons une fois de plus le Canada à rectifier ses erreurs immédiatement et à libérer Meng Wanzhou afin qu’elle puisse rentrer en Chine en toute sécurité.

Beijing Daily : Le gouvernement canadien continue à accuser la Chine de « détenir arbitrairement » deux citoyens canadiens, à savoir Michael Kovrig et Michael Spavor, et de pratiquer une « diplomatie coercitive » autour de leur cas. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Les accusations de la partie canadienne sont purement de nature à faire passer le noir pour le blanc. La nature de ces cas de citoyens canadiens est complètement différente de celle de l’affaire Meng Wanzhou. Les citoyens canadiens concernés sont soupçonnés de crimes mettant en danger la sécurité nationale de la Chine, et les autorités chinoises les ont arrêtés, poursuivis et jugés dans le respect strict de la loi. Les droits et intérêts légitimes des citoyens canadiens concernés ont été garantis tout au long du processus.

Phoenix TV : L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) publiera un rapport, selon lequel elle doit sérieusement réfléchir sur comment faire face à l’émergence de la Chine. Elle estime que la Chine a des valeurs différentes de celles de l’OTAN et tente d’« intimider » d’autres pays, et que l’émergence de la Chine constitue un défi à la sécurité de l’OTAN. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Le rapport que vous avez mentionné n’est pas encore publié. Nous espérons faire des commentaires officiels après l’avoir lu. Je voudrais faire une réponse préliminaire aux quelques éléments que vous venez de mentionner.

Vous avez mentionné la question des valeurs. C’est vrai que certains pays l’ont évoquée souvent récemment. Je voudrais rappeler à tout le monde le fait qu’au cours des dernières années, le Président Xi Jinping a proposé, à maintes reprises et dans diverses enceintes y compris les Nations Unies, que nous devions adhérer tous ensemble aux valeurs communes de toute l’humanité. Les valeurs communes de toute l’humanité que la Chine prône et poursuit sont la paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté. Je me demande si les pays membres de l’OTAN sont également d’accord avec ces six mots ? Ne s’agit-il pas des valeurs auxquelles nous devrons tous nous en tenir ?

Vous avez également évoqué le mot « intimider », et un autre journaliste a mentionné tout à l’heure que certains avaient accusé la Chine de mener une « diplomatie coercitive ». Les deux expressions ont des significations similaires, mais ces propos sont des informations complètement fausses. La Chine n’a jamais mené de « diplomatie coercitive » ou de « diplomatie intimidante » sous quelque forme que ce soit. Bien au contraire, la Chine est victime de la « diplomatie coercitive » et de la « diplomatie intimidante ». Certains pays mettent ces étiquettes à la Chine en tentant de priver la Chine de ses droits légitimes de sauvegarder la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays.

Quant à la « menace » ou au « défi », je ne vois pas qui peut citer un exemple pour prouver que la Chine représente une menace pour la sécurité d’un autre pays ? La Chine est toujours un constructeur de la paix mondiale et un défenseur de l’ordre international. Nous suivons toujours et continuerons de suivre la voie du développement pacifique et continuerons d’apporter une plus grande contribution à la paix et au développement mondiaux. La Chine poursuit depuis toujours une politique de défense nationale défensive et ses dépenses de défense par habitant sont bien inférieures à celles des autres grands pays. De nombreuses personnes reconnaissent que le développement de la Chine est une opportunité pour le monde entier et non une menace pour qui que ce soit. La Chine continuera de suivre fermement la voie juste de la paix et de la coopération.

Nous espérons que l’OTAN développera une vision correcte de la Chine, traitera de manière rationnelle le développement et les politiques intérieures et étrangères de la Chine et contribuera davantage à la sécurité et à la stabilité internationales et régionales. La Chine est prête à mener un dialogue et une coopération avec l’OTAN sur la base de l’égalité et du respect mutuel.

Bloomberg : La Chine a annoncé hier des sanctions contre quatre Américains pour la question liée à Hong Kong. Je voudrais savoir s’ils sont interdits d’entrer dans la partie continentale de la Chine, à Hong Kong et à Macao ? Qu’est-ce que cela signifie s’ils habitent dans ces régions actuellement ?

Hua Chunying : Hier, j’ai déjà annoncé clairement que la Chine avait décidé de sanctionner quatre Américains qui avaient eu de mauvais agissements sur la question liée à Hong Kong. Je tiens à souligner une fois de plus que Hong Kong fait partie de la Chine et que les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Les États-Unis doivent cesser immédiatement d’interférer dans les affaires de Hong Kong et de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

Beijing Youth Daily : Selon des reportages, une réunion de la Commission conjointe du Plan d’action global commun (PAGC-JCPOA) sur le nucléaire iranien se tiendra le 16 décembre à Vienne. La Chine participera-t-elle à cette réunion ? Quelles en sont ses attentes ? Quels sont vos commentaires sur l’importance de la préservation du PAGC-JCPOA dans les circonstances actuelles ?

Hua Chunying : La réunion au niveau de directeurs politiques de la Commission conjointe du PAGC-JCPOA se tiendra le 16 décembre à Vienne. Les participants au PAGC-JCPOA évalueront la situation actuelle du dossier nucléaire iranien, examineront l’état de la mise en œuvre du PAGC, et coordonneront leurs actions pour la prochaine étape. La Chine maintient des échanges étroits avec les autres parties en matière de préservation et de mise en œuvre du PAGC-JCPOA. Elle a participé à toutes les réunions précédentes de la Commission conjointe, et enverra une délégation à la prochaine réunion.

La Chine est d’avis que, quelle que soit l’évolution de la situation, la préservation et l’application continues du PAGC-JCPOA doivent demeurer le préalable fondamental de toutes les approches de règlement politique du dossier nucléaire iranien. Nous espérons que les diverses parties profiteront de l’occasion offerte par cette réunion de la Commission conjointe pour consolider davantage le consensus sur la préservation et l’application fidèle du PAGC-JCPOA et de la résolution 2231 du Conseil de Sécurité, discuter des moyens de réponse efficace aux défis actuels, et continuer de promouvoir le processus de règlement politique du dossier nucléaire iranien. Nous nous attendons aussi à ce que les États-Unis reviennent à la raison et retrouvent l’esprit pragmatique, se réengagent dans le PAGC au plus tôt, et assument leurs responsabilités, par des actions concrètes, pour préserver le système de non-prolifération international ainsi que la paix et la stabilité dans la région du Moyen-Orient.

Reuters : Un analyste américain a dit, en citant des renseignements japonais, que la Chine avait fourni au dirigeant de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) Kim Jong Un et à sa famille des vaccins expérimentaux contre la COVID-19. Pourriez-vous le confirmer ? Si c’est le cas, pourriez-vous fournir plus de détails ?

Hua Chunying : Je ne sais pas d’où vient cette information. Je n’en ai pas entendu parler.

Plusieurs vaccins chinois sont déjà entrés dans l’essai clinique de phase III. Nous nous sommes également engagés à envisager activement de les fournir aux autres pays en développement en tant que bien public mondial une fois qu’ils seront développés et déployés. La Chine honorera activement cet engagement. Voilà notre attitude générale de principe.

The Paper : La cérémonie de lancement du site web de la plateforme de partage d’informations sur la coopération Lancang-Mékong (LMC) en matière de ressources en eau s’est tenue à Beijing le 30 novembre. Pourriez-vous expliquer les raisons du lancement de ce site web et sa portée pour la LMC en ressources en eau ?

Hua Chunying : Lors de la 3e réunion des dirigeants de la LMC organisée par visioconférence en août dernier, les six pays bordant le Lancang-Mékong sont convenus de créer conjointement une plateforme de partage d’informations sur la coopération en matière de ressources en eau, afin de renforcer le partage des données et des technologies relatives aux ressources en eau entre les pays membres, de faire face conjointement au changement climatique et aux catastrophes liées aux inondations et à la sécheresse, et de promouvoir le développement rationnel et l’utilisation durable des ressources en eau du Lancang-Mékong. Le 30 novembre, le site web de la plateforme de partage d’informations sur la LMC en matière de ressources en eau a été officiellement lancé. En fait, la Chine a commencé à fournir officiellement aux pays riverains du Mékong des informations hydrologiques de la saison sèche du fleuve Lancang depuis le 1er novembre de cette année. Après la mise en service du site web, la Chine partagera activement ses informations concernées par le biais de cette plateforme. Nous espérons également que les départements compétents de l’aménagement des eaux des six pays s’appuieront sur ce site web et l’utiliseront pleinement pour réaliser le plus tôt possible le partage global des données, des informations, des connaissances, des expériences et des technologies des six pays riverains du Lancang-Mékong dans le secteur des ressources en eau, afin de fournir une base de décision et un soutien technique pour la gestion globale ainsi que le développement, l’utilisation et la protection rationnels des ressources en eau le long du Lancang-Mékong.

La LMC est née de l’eau et entretenue par l’eau. Nous sommes disposés à travailler en étroite coopération avec les cinq pays riverains pour bien protéger, gérer et développer les ressources en eau de ce bassin par des actions concrètes, et discuter ensemble du développement de la LMC, afin d’apporter plus de bénéfices aux peuples de la région.

Global Times : Le 30 novembre, le Département du Trésor des États-Unis a annoncé des sanctions contre la China National Electronics Import & Export Corporation (CEIEC), sous prétexte que la CEIEC soutenait le « régime illégal de Maduro » et sapait les efforts démocratiques au Venezuela, affirmant par ailleurs que des entreprises chinoises comme la CEIEC assistaient le gouvernement Maduro dans la surveillance des cyberactivités. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine préconise depuis toujours que la sauvegarde de l’égalité souveraine des pays et la non-ingérence dans les affaires intérieures d’autrui sont les principes les plus importants de la Charte des Nations Unies. La légitimité du gouvernement vénézuélien ne doit être déterminée par aucune tierce partie. Le gouvernement et le peuple vénézuéliens ont la capacité et la sagesse de traiter correctement leurs propres problèmes. Nous nous opposons fermement à l’abus des sanctions unilatérales et d’autres moyens pour contraindre le peuple vénézuélien à changer sa voie de développement.

La Chine attache une grande importance au développement de ses relations avec le Venezuela. Elle se tient fermement aux côtés du peuple vénézuélien, soutient le gouvernement vénézuélien dans la sauvegarde de sa souveraineté et de sa dignité nationale ainsi que de son droit au développement social, et soutient la partie vénézuélienne dans ses efforts visant à choisir une voie de développement adaptée à ses conditions nationales. La Chine et le Venezuela mènent toujours leur coopération pragmatique dans le respect des principes d’égalité, d’avantages mutuels et de développement commun, et les pratiques en la matière sont totalement conformes aux règles courantes internationales et ne doivent pas être politisées.

La Chine est toujours un ardent défenseur de la cybersécurité et préconise l’application des technologies de l’information et de la communication pour promouvoir le développement économique et social et le bien-être de la population. Les agissements concernés de la partie américaine sont purement des prétextes fabriqués pour réprimer le Venezuela et les entreprises chinoises concernées. La Chine exhorte les États-Unis à respecter le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, à prendre des actions concrètes pour corriger leurs erreurs, et à lever leurs sanctions illégales établies sous divers prétextes. La Chine prendra des mesures nécessaires pour défendre les droits et intérêts légitimes de ses entreprises.

Phoenix TV : Hier, le Premier Ministre australien a qualifié de « fausse photo » la photo concernée du soldat australien publiée par un porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères dans son compte Twitter personnel. L’Ambassade d’Australie en Chine a déclaré hier soir dans son compte Weibo officiel que la photo était une « photo falsifiée ». Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Une photo falsifiée ? L’accusation de l’Australie selon laquelle la partie chinoise aurait utilisé une photo falsifiée ou une fausse photo, voire aurait diffusé de fausses informations, est elle-même une fausse accusation, car ce qui circule sur Internet n’est pas une « photo » mais une illustration créée par un jeune chinois avec l’ordinateur. Une illustration faite avec l’ordinateur et une photo falsifiée sont deux choses différentes. Cette illustration a été réalisée sur la base du rapport d’enquête confirmé par le Département australien de la Défense. Bien que ce soit une illustration, elle raconte la réalité.

J’ai remarqué qu’hier les réactions concernées de la partie australienne avaient suscité de vives discussions chez les internautes chinois, et que l’auteur du dessin avait été interviewé par des médias. Selon des reportages, l’auteur a dit devant les médias : « M. Morrison, ce que vos soldats ont fait est bien plus cruel que ce que j’ai dessiné. »

Avant de venir ici, j’ai demandé à un collègue d’imprimer quelques photos que nous avons trouvées sur Internet et le rapport d’enquête du Département australien de la Défense (la porte-parole montre les photos et le rapport à l’audience). Ce sont tous des faits soutenus par des photos, et ce sont tous publiés par la partie australienne elle-même. Beaucoup de personnes, comme moi, se demandent pourquoi certaines personnes de la partie australienne ont réagi aussi fortement à cette affaire ? Le véritable objectif de la partie australienne, qui rejette calomnieusement l’accusation sur la Chine et avance des arguments déraisonnables, est de détourner l’attention, d’éluder le vrai problème et de déplacer la pression. La partie australienne cherche à transformer la critique et la condamnation dans l’opinion publique internationale contre les meurtres brutaux de civils innocents en Afghanistan commis par certains soldats australiens en une démonstration de force et de fermeté contre la Chine. Tout le monde le voit très clairement.

En plus, j’ai lu aujourd’hui un article bien écrit sur un compte public du WeChat intitulé « Moi, je peux. Toi, tu ne peux pas. Mais pour quelles raisons ? » Je crois que ce titre a trouvé un grand écho dans le cœur de nombreux Chinois. Il est vrai que certaines personnes adoptent toujours la mentalité du « je peux, mais pas toi » face à la Chine. Par exemple, pour la technologie, je peux avoir la 5G, mais pas toi. Pour l’économie, je peux occuper la position avantageuse, mais pas toi. Pour l’opinion publique, je peux t’attaquer ouvertement, et soutenir ouvertement l’« indépendance du Tibet », l’« indépendance de Taiwan » et les forces séparatistes du Xinjiang, ainsi que les actes de vandalisme et de pillage de l’opposition et des criminels violents de Hong Kong, mais toi, tu ne peux pas faire pareil. Cette mentalité du « je peux, mais pas toi » révèle en fin de compte l’arrogance et l’hypocrisie inexplicables et incompréhensibles de certaines personnes. Leur véritable objectif est de priver la partie chinoise de son droit de dire la vérité. Ils ont peur que quelqu’un dise tout haut : « Regardez ! L’empereur n’a pas d’habit du tout ! »

Par conséquent, face à la question de savoir qu’est-ce qui est une « fausse information », j’espère que les personnes concernées pourront se calmer, faire preuve de raison, regarder la Chine et son développement de manière sereine et raisonnable, prendre des actions constructives, œuvrer avec la partie chinoise pour faire face aux problèmes et les résoudre adéquatement, et travailler ensemble avec elle pour maintenir le développement sain des relations bilatérales dans un esprit d’égalité et de respect mutuel. C’est à quoi s’attendent véritablement les peuples et ce qui correspond véritablement aux intérêts fondamentaux et à long terme des pays concernés.

Reuters : La Première Ministre néo-zélandaise a déclaré mardi que son gouvernement avait présenté des inquiétudes à la Chine concernant l’image publiée sur Twitter. La Chine y a-t-elle répondu ? Si oui, quelles ont été les réponses ?

Hua Chunying : Franchement parlant, j’ai été très surprise quand j’ai lu les reportages concernés. Cette affaire a-t-elle un rapport avec la Nouvelle-Zélande ? Se peut-il que la Nouvelle-Zélande soit d’accord avec les agissements de l’Australie voire les soutienne ? Comme je l’ai dit, les photos sont là pour prouver la réalité, à quoi s’ajoute le rapport d’enquête du Département australien de la Défense. La vérité et la nature de cette affaire sont parfaitement claires. Si nécessaire, les amis journalistes, la Chine et l’Australie peuvent tous fournir des preuves à la Nouvelle-Zélande.

Reuters : Les médias de la République de Corée et de la Chine ont disputé en ligne de l’origine du kimchi, un mets de la République de Corée. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Hua Chunying : Y a-t-il des disputes à ce sujet ? Je n’en suis pas au courant. Je pense qu’entre la Chine et la République de Corée, la coopération et le partage sont plus importants.

NHK : La Loi sur le contrôle des exportations de la Chine est entrée en vigueur aujourd’hui. Certaines entreprises étrangères ont exprimé leurs inquiétudes, affirmant que la liste de contrôle n’est pas claire et que le contrôle n’est pas transparent. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : Je vous propose de vous renseigner auprès des autorités chinoises compétentes. Il est compréhensible que des entreprises étrangères aient quelques inquiétudes et souhaitent en savoir plus de détails. Mais pour autant que je sache, la grande majorité des entreprises étrangères ont une grande confiance dans la Chine et sont optimistes quant à ses perspectives commerciales futures. La Chine construit activement une nouvelle dynamique de développement et reste engagée dans l’élargissement de son ouverture sur l’extérieur. La Chine offrira un marché plus vaste, des opportunités plus importantes et des perspectives plus radieuses aux entreprises du monde entier. À la lumière de l’esprit d’ouverture, de bénéfices mutuels et de gagnant-gagnant, nous sommes prêts à renforcer la coopération avec les entreprises étrangères, et nous nous efforcerons de créer un environnement d’affaires équitable, juste, ouvert, transparent et non discriminatoire pour les entreprises étrangères en Chine. En même temps, nous prendrons également des mesures nécessaires pour sauvegarder les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises.

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