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Conférence de presse du 11 décembre 2020 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2020-12-11

I. Le Président Xi Jinping participera le 12 décembre au Sommet sur l'ambition climatique et prononcera un discours important, sur invitation du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU) António Guterres, du Président français Emmanuel Macron, du Premier Ministre britannique Boris Johnson, du Président chilien Sebastián Piñera et du Premier Ministre italien Giuseppe Conte. L'événement se tiendra par liaison vidéo.

II. Comme convenu entre la Chine et le Bélarus, Guo Shengkun, Président de la partie chinoise du Comité de coopération intergouvernementale Chine-Bélarus, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), membre du Secrétariat du Comité central du PCC, et Secrétaire général de la Commission des Affaires politiques et juridiques du Comité central du PCC, et Nikolaï Snopkov, Président de la partie biélorusse du Comité et Premier Vice-Premier Ministre du Bélarus, coprésideront la 4e réunion du Comité de coopération intergouvernementale par liaison vidéo le 14 décembre.

Agence de presse Xinhua : Vous avez dit lors de la conférence de presse d'hier que la 14e Réunion de hauts fonctionnaires du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) se tiendrait à Beijing le 10 décembre. Pourriez-vous présenter les acquis de la réunion ?

Hua Chunying : Merci pour votre attention aux relations sino-africaines et au FCSA. Cette Réunion de hauts fonctionnaires du FCSA marque une nouvelle rencontre de tous les 55 États membres dans le cadre du mécanisme du forum. Les Chefs des missions diplomatiques des 54 États membres africains du FCSA en Chine, et les responsables des départements compétents des 36 membres du Comité de suivi chinois du FCSA étaient présents à l'événement. La Réunion de hauts fonctionnaires s'est tenue en face-à-face et a été couronnée de succès dans le contexte de l'épidémie, ce qui a illustré la détermination de la Chine et de l'Afrique à renforcer leur solidarité et leur coopération ainsi que la ténacité et la dynamique de la coopération sino-africaine.

Les participants à la réunion ont hautement apprécié les relations sino-africaines, le Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19, et les acquis obtenus dans le cadre du FCSA depuis sa création il y a 20 ans. Ils ont salué le fait que les deux parties avaient accordé soutien et aide précieux l'une à l'autre dans leur réponse à la COVID-19 pour surmonter les impacts de l'épidémie, et pris des mesures actives pour mettre en œuvre les acquis du Sommet de Beijing et du Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19. Les deux parties ont exprimé leur volonté de travailler ensemble à préparer la réunion du FCSA de l'année prochaine, à approfondir le partenariat stratégique global Chine-Afrique, et à accélérer la construction d'une communauté d'avenir partagé Chine-Afrique encore plus solide.

Nous avons publié un communiqué de presse de la 14e Réunion de hauts fonctionnaires du FCSA sur le site Web du Ministère des Affaires étrangères. Veuillez le consulter pour connaître plus de détails.

RCI : Selon des reportages, la réunion au niveau des Vice-Ministres des Affaires étrangères sur le commerce et la connectivité « Chine-Afghanistan-cinq pays d'Asie centrale » s'est tenue par liaison vidéo le 9 décembre. Quels sont les acquis de cette réunion ?

Hua Chunying : Le 9 décembre, la Chine, l'Afghanistan et les cinq pays d'Asie centrale ont organisé avec succès la réunion au niveau des Vice-Ministres des Affaires étrangères sur le commerce et la connectivité par liaison vidéo. Toutes les parties ont eu des échanges de vues de façon approfondie sur de vastes sujets de coopération régionale d'intérêt commun et sont parvenues à un consensus positif.

La réunion a été présidée par le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Luo Zhaohui, qui a avancé une proposition en quatre points en vue d'approfondir la coopération version 2.0 dans la lutte contre la pandémie, d'élargir la coopération économique et commerciale, de promouvoir la connectivité et de renforcer la coopération en matière d'antiterrorisme et de sécurité. L'Afghanistan et les cinq pays d'Asie centrale ont hautement apprécié la Chine pour avoir proposé et organisé avec succès cette réunion, qui constitue une nouvelle plateforme pour les échanges d'expériences et l'approfondissement de la coopération entre les pays de la région. Toutes les parties ont exprimé leur volonté d'établir un nouveau modèle de coopération adapté à la situation épidémique, de continuer de promouvoir la synergie entre l'Initiative « la Ceinture et la Route » et les stratégies de développement de chaque pays, de maintenir la stabilité des chaînes industrielles et d'approvisionnement, et de libérer davantage le potentiel de la coopération régionale. Toutes les parties ont également appelé la communauté internationale à soutenir collectivement le processus de paix et de réconciliation en Afghanistan, à renforcer la coopération antiterroriste et à créer un environnement favorable à la coopération concernée.

Cette réunion est une nouvelle expérience tentée par les sept pays qui prennent en compte la situation régionale et internationale ainsi que la situation de la pandémie pour rechercher la solidarité et la coopération et relever les défis ensemble. Elle reflète également la volonté commune des pays de la région de travailler ensemble pour parvenir au développement durable. La Chine est disposée à travailler avec toutes les autres parties, en bien profitant de cette plateforme, pour faire aboutir sans cesse la coopération régionale à des acquis encourageants.

Bloomberg : Une réunion entre un think tank chinois le Centre chinois pour les échanges économiques internationaux (CCIEE) et BusinessEurope prévue en novembre a été annulée à cause de l'objection de la partie chinoise à la participation de deux personnes de la partie européenne. Pouvez-vous expliquer la raison de l'annulation de cette réunion ? Pourquoi la Chine s'oppose-t-elle à la participation de ces deux personnes ? Considérez-vous que cet incident affectera les négociations de l'Accord d'investissement Chine-UE ?

Hua Chunying : Je ne connais pas les détails par rapport à cette réunion. Ce que je peux vous dire, c'est que la Chine attache toujours une grande importance à la coopération pragmatique dans tous les domaines avec l'Union européenne (UE). Nous soutenons également les milieux d'affaires de la Chine et de l'UE dans l'organisation active d'activités d'échanges de toute forme. Les canaux d'échanges et de dialogue entre la Chine et les institutions de l'UE sont toujours fluides.

Le CCIEE et BusinessEurope sont deux établissements non gouvernementaux, et je ne vois pas comment un incident dans leur coopération ou une réunion prévue tenue par les deux établissements pourrait affecter l'Accord d'investissement Chine-UE. Parvenir le plus tôt possible à l'Accord d'investissement Chine-UE étant l'aspiration commune de la Chine et de l'UE, les deux parties ont exprimé leur volonté de faire des efforts conjoints pour conclure les négociations concernées le plus tôt possible. La Chine est prête à travailler avec la partie européenne, sur la base des consensus, à prendre pleinement en compte les préoccupations de part et d'autre, à avancer dans le même sens, et à réaliser les objectifs fixés par les dirigeants consistant à finaliser les négociations d'ici la fin de l'année, afin de porter la coopération économique et commerciale Chine-UE à un nouveau palier.

BBC : S'agissant des deux Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig, ont-ils déjà été jugés ? Dans quel état se trouvent leurs affaires ?

Hua Chunying : S'agissant des affaires concernant les citoyens canadiens dont vous avez parlé, la Chine a exprimé maintes fois sa position. Ils ont été poursuivis en juin dernier pour des crimes présumés contre la sécurité nationale de la Chine. Les organes judiciaires chinois traitent leurs affaires conformément à la loi. Les droits légaux des citoyens canadiens concernés sont garantis. La Chine continuera de traiter les affaires concernées, y compris la notification consulaire, en vertu de l'Accord consulaire Chine-Canada ainsi qu'aux lois et règlements chinois concernés.

Reuters : La Commission fédérale des communications (FCC) des États-Unis a pris des mesures contre Huawei et China Telecom ce jeudi, déclarant qu'elle avait entamé le processus de révocation de l'autorisation permettant à Chine Telecom d'opérer aux États-Unis. Cela signifie que la partie américaine a fait un nouveau pas pour réprimer la présence chinoise dans l'industrie des télécommunications américaine afin de protéger sa sécurité nationale. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La prétendue excuse de « protéger la sécurité nationale » de la partie américaine est totalement fausse, dont la nature est d'abuser du concept de sécurité nationale pour opprimer des entreprises chinoises spécifiques.

Comme tout le monde le sait, les entreprises chinoises ont un bon bilan en matière de cybersécurité. Particulièrement Huawei, qui a construit plus de 1500 réseaux dans plus de 170 pays et régions, sans pour autant laisser avoir lieu des incidents de cybersécurité comme ceux révélés par Edward Snowden et WikiLeaks, ni des cas de cybersurveillance comme ceux de Prism, d'Equation Group ou d'Echelon. Et jusqu'à aujourd'hui, aucun pays, y compris les États-Unis à qui nous avons demandé à plusieurs reprises de fournir des preuves, n'a été en mesure de fournir des preuves pour confirmer que les produits de Huawei ont des « portes dérobées ». Huawei a depuis longtemps déclaré ouvertement au monde qu'il était disposé à signer un accord « sans porte dérobée » (no backdoor agreements) et qu'il était prêt à mettre en place des centres d'évaluation de la cybersécurité dans n'importe quel pays. Mais pourquoi la partie américaine n'y fait-elle pas de réponse directe ? Quelle entreprise américaine oserait prendre un engagement ouvert comme celui de Huawei ?

Ce que nous savons, c'est qu'après les attentats du 11 septembre, le « Patriot Act » adopté par la partie américaine a demandé aux entreprises d'Internet américaines de soumettre régulièrement les données des utilisateurs. Selon la logique des États-Unis, la « porte dérobée » des États-Unis s'est ouverte si grande, est-il possible que leurs entreprises aient des problèmes d'« interception des communications » ou de « manipulation des données » ? Je viens de lire de dernières informations de Reuters, selon lesquelles la Commission nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) de France a déclaré le 10 décembre que les sites Web français de Google et d'Amazon avaient enregistré les données stockées lors de la navigation des utilisateurs sur le Web sans obtenir l'autorisation préalable de ces derniers, et n'avaient pas précisé leurs buts, ce qui avait violé les réglementations françaises en la matière. Auparavant, l'Irlande a demandé à Facebook de cesser la transmission de données d'utilisateurs de l'UE aux États-Unis. Qui fait des actions susceptibles de mettre en danger la sécurité nationale des autres pays ? La réponse est très claire. Il n'est pas difficile de tirer des conclusions correctes et respectueuses des faits si l'on est impartial.

N'ayant fourni aucune preuve, les États-Unis ont abusé de leur pouvoir d'État pour réprimer des entreprises chinoises spécifiques, ce qui constitue un déni des principes de l'économie de marché que la partie américaine elle-même a toujours vantée. C'est aussi une illustration du fait que la prétendue concurrence loyale des États-Unis est totalement hypocrite. Nous exhortons une fois de plus la partie américaine à cesser d'abuser du concept de sécurité nationale, à mettre fin à la répression injustifiée des entreprises chinoises spécifiques et à fournir un environnement équitable, juste et non discriminatoire à la coopération normale entre les pays.

AFP : Le joueur du FC Barcelone Antoine Griezmann a annoncé hier qu'il mettrait un terme à son partenariat avec Huawei, invoquant de « forts soupçons » sur sa participation à la surveillance des musulmans ouïgours au Xinjiang. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Hua Chunying : Avec qui la personne concernée veut coopérer, c'est lui que cela regarde, et je ne veux pas faire de commentaires à ce sujet. Mais je pense qu'il est important de respecter les faits. J'ai déjà clairement exprimé la position de la Chine sur les accusations infondées portées par les États-Unis contre Huawei lors de ma réponse à la question de Reuters tout à l'heure.

The Paper : Hier, c'était la Journée des droits de l'homme. À la plus grande différence des précédentes Journées des droits de l'homme, le monde est actuellement mis à l'épreuve par l'épidémie de COVID-19, ce qui a ainsi fait du droit à la vie le plus grand droit de l'homme. L'évolution actuelle de la situation de la COVID-19 aux États-Unis est alarmante : le nombre de morts pour la seule journée du 9 décembre a dépassé le nombre de victimes des attentats du 11 septembre. Dans ces circonstances, nous avons noté que l'Ambassade des États-Unis en Chine a cependant appelé, dans son compte Weibo, les Chinois à « parler hardiment et à se lever ». Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Hua Chunying : Vous avez des observations très perspicaces. En effet, ce que les États-Unis ont fait en matière de droits de l'homme a montré au monde entier ce qu'est l'hypocrisie typique en matière de droits de l'homme.

Nous devons effectivement bien réfléchir à ces questions : Que sont exactement les droits de l'homme ? Qui est mieux placé pour définir les droits de l'homme ?

Nous sommes d'avis que le droit à la survie et au développement sont les droits de l'homme les plus fondamentaux. Surtout dans la situation actuelle de l'épidémie, le droit à la vie d'une personne est le plus grand droit de l'homme. Comme nous pouvons tous le constater, face à la COVID-19, le gouvernement chinois, qui accorde toujours la première priorité au peuple et à la vie et qui veille toujours à mettre au premier plan la sécurité et la santé du peuple, a fait tout son possible pour protéger chaque vie, pris grand soin de la santé de chacun et défendu les valeurs et la dignité de chaque personne. Plaçant le peuple au centre de notre vision des droits de l'homme, nous avons inscrit la promotion et la protection des droits de l'homme dans les Statuts du PCC et dans la Constitution de la République populaire de Chine. Nous avons promu de manière coordonnée les droits politiques, économiques, culturels et environnementaux de l'ensemble du peuple, mis les 1,4 milliard de Chinois à l'abri des besoins élémentaires, sorti plus de 850 millions de personnes de la pauvreté, fourni un emploi à 770 millions de personnes, et assuré les garanties fondamentales à 250 millions de personnes âgées, à 85 millions de personnes handicapées et à plus de 43 millions de résidents urbains et ruraux bénéficiant des allocations de subsistance minimales. Nous avons le plus grand nombre d'habitants à revenu intermédiaire au monde. Nous avons construit les plus grands systèmes du monde en termes d'éducation, de protection sociale, de soins médicaux et de démocratie aux échelons de base. Si nous regardons les États-Unis d'aujourd'hui, je pense que nous, les Chinois, avons de nombreuses raisons d'être fiers de tout cœur des progrès réalisés par notre pays dans la cause des droits de l'homme.

Vous venez de mentionner que le nombre de personnes décédées de la COVID-19 aux États-Unis en un seul jour a dépassé le nombre de personnes péries dans les attentats du 11 septembre. C'est vraiment choquant et triste. Comment peut-on croire qu'un gouvernement national, qui ne se soucie guère de la vie de ses propres citoyens et qui ne fait pas de son mieux pour les protéger, accordera effectivement de l'attention, du soin et de la protection aux droits de l'homme des autres pays ?!

Quant au message sur Weibo de l'Ambassade des États-Unis en Chine que vous avez mentionné, en fait, le peuple chinois a déjà donné une réponse retentissante à l'hypocrisie et aux pratiques erronées de la partie américaine en matière de droits de l'homme. J'ai remarqué que de nombreux internautes avaient laissé des commentaires sous ce message sur Weibo publié par l'Ambassade des États-Unis en Chine, demandant : Où sont les droits de l'homme des plus de 15 millions d'Américains testés positifs à la COVID-19 et des près de 300 000 Américains morts ? Où sont les droits de l'homme des plus de 40 millions d'Afro-Américains ? Où sont les droits de l'homme des millions de civils irakiens et afghans qui ont subi le fléau de la guerre ? Nous espérons que la partie américaine « entendra ces voix du peuple chinois et corrigera ses propres erreurs ».

Les droits de l'homme ne sont pas des slogans rhétoriques et creux, encore moins des outils permettant d'interférer dans les affaires intérieures d'autrui. Il doit plutôt s'agir des améliorations réelles dans la vie et de la réalisation des valeurs et de la dignité que l'immense majorité du peuple peut ressentir. La Chine préconise que tous les pays respectent les principes d'équité, d'objectivité et de non-sélectivité, mènent la coopération internationale en matière de droits de l'homme sur la base de l'égalité et du respect mutuel, intensifient les échanges et le dialogue, et s'opposent à la politisation des droits de l'homme et à la pratique de « deux poids deux mesures ». Nous nous opposons fermement et nous nous refusons à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Chine par tout pays et personne sous prétexte des droits de l'homme.

Bloomberg : Le membre du Bureau politique du Comité central du PCC et Vice-Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN) Wang Chen a assisté à un événement organisé par la Chambre de commerce américaine en Chine hier soir et y a donné une allocution. Et cela s'est passé après que les États-Unis avaient annoncé des sanctions contre les Vice-Présidents du Comité permanent de l'APN de la Chine. Face à cette situation, certains disent que c'est la partie chinoise qui lance une provocation à la partie américaine. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Hua Chunying : Le 10 décembre, à l'invitation de la Chambre de commerce américaine en Chine, Wang Chen, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et Vice-Président du Comité permanent de l'APN, a assisté au dîner annuel de remerciement de la Chambre de commerce et y a prononcé un discours, expliquant la position constante de la Chine consistant à continuer à promouvoir la réforme et l'ouverture et à soutenir les échanges et la coopération entre la Chine et les États-Unis dans divers domaines tels que l'économie et le commerce.

Quant aux soi-disant sanctions que les États-Unis ont imposées aux Vice-Présidents du Comité permanent de l'APN sous prétexte des prétendues questions liées à Hong Kong, la partie chinoise a exprimé sa position solennelle et annoncé des contre-mesures résolues contre les États-Unis. Le cas que vous avez mentionné montre justement que les soi-disant sanctions américaines sont impopulaires et qu'elles ne sont pas soutenues par les personnalités des différents milieux aux États-Unis.

Nous saluons la Chambre de commerce américaine en Chine et ses membres qui se sont implantés en Chine et travaillent à faire progresser la coopération commerciale sino-américaine. Au fur et à mesure que la Chine ouvrira ses portes plus largement, les entreprises de divers pays, y compris les entreprises américaines, verront sûrement un espace de développement plus large en Chine, et la coopération économique et commerciale sino-américaine aura également de meilleures perspectives. Cela sert les intérêts de la Chine, des États-Unis et du monde entier.

BBC : Vous avez annoncé hier que la Chine imposerait des sanctions réciproques contre la partie américaine. Pourriez-vous présenter plus d'informations à ce sujet ? Par exemple, des noms précis des Américains qui seront la cible de ces sanctions ? Quelles sont les mesures auxquelles sont-ils confrontées ?

Hua Chunying : Hier, je l'ai déjà expliqué très clairement. Je suis sûre que ce n'est pas difficile à comprendre pour vous. Je peux le répéter une fois de plus : la Chine a décidé d'imposer des sanctions réciproques aux officiels de l'administration, aux membres du Congrès et aux personnels des organisations non gouvernementales des États-Unis qui agissent de manière indigne et portent des responsabilités majeures sur les questions liées à Hong Kong ainsi qu'aux membres directs de leur famille. Ceux-ci savent très bien leurs comportements.

China Daily : Actuellement, tous les membres de l'Organe d'appel de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ont quitté leurs fonctions. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Hua Chunying : À propos de ce sujet, j'ai remarqué que le porte-parole du Ministère du Commerce avait exprimé son point de vue. En raison du blocage continu des États-Unis contre la sélection des juges de l'Organe d'appel, à partir du 11 décembre 2019, l'Organe d'appel de l'OMC, qui est censé avoir 7 membres, n'a plus qu'un seul membre, ce qui le rend incapable d'entendre les affaires et le plonge dans la paralysie. Il y a quelques jours, soit le 30 novembre, le dernier membre de l'Organe d'appel a officiellement quitté ses fonctions à la fin de son mandat. Tous les membres de l'Organe d'appel ont désormais quitté leur poste. La paralysie de l'Organe d'appel a affecté le fonctionnement normal du mécanisme de règlement des différends de l'OMC (DSM) et a porté un coup dur au système commercial multilatéral. La Chine exprime ses regrets pour cela.

Tout le monde sait que le DSM est l'un des piliers centraux de l'OMC. Qualifié de « joyau de la couronne de l'OMC », il joue un rôle clé dans l'accomplissement des fonctions de l'OMC. La Chine défend fermement le système commercial multilatéral et déploie toujours des efforts inlassables pour rétablir le fonctionnement de l'Organe d'appel. Après la paralysie de l'Organe d'appel, 119 membres, dont la Chine et l'UE, ont présenté des propositions pour commencer immédiatement la sélection des membres de l'Organe d'appel. En même temps, la Chine s'est associée avec 42 membres dont l'UE pour présenter des propositions de réforme de l'Organe d'appel. Ils ont participé activement aux négociations de l'OMC pour créer des conditions au lancement de la sélection.

Maintenant, l'Organe d'appel, le « joyau de la couronne », est plongé dans une crise sombre, mais nos efforts pour sauvegarder le système commercial multilatéral ne s'arrêteront pas. La partie chinoise continuera de travailler ensemble avec d'autres membres de l'OMC à rétablir le fonctionnement normal de l'Organe d'appel dès que possible. Nous défendons fermement les valeurs fondamentales et les principes de base de l'OMC tels que l'ouverture, l'inclusion et la non-discrimination et soutenons résolument le libre-échange et le système commercial multilatéral fondé sur les règles.

Shenzhen TV : Selon des reportages, l'Ambassadeur de l'UE en Chine Nicolas Chapuis a déclaré le 10 décembre lors d'un forum sur l'énergie tenu à Beijing que l'UE et les États-Unis devraient avoir un consensus et s'unir pour affronter conjointement la « diplomatie coercitive » de la Chine et dire « non » à la « diplomatie des loups guerriers». Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : Hier, j'ai expliqué en détail mon point de vue sur le tapage fait par certaines personnes autour de la prétendue « diplomatie des loups guerriers ». Quand est-ce que la Chine a lancé en premier des provocations et a exercé des coercitions sur d'autres pays ? Et dans quel dossier ? Avec une analyse et une réflexion rationnelles, nous obtiendrons facilement la conclusion objective et juste. Il est évidemment injuste d'accuser la Chine, simplement en raison de sa grande taille, d'être « coercitive » et un « loup guerrier » quand elle dit la vérité et défend ses propres intérêts et dignité, et c'est une stigmatisation de la diplomatie chinoise. Comme je l'ai dit hier, même un citoyen a le droit à la défense légitime en vertu de la loi. Et la Chine, en tant que pays souverain, ne peut-elle pas avoir le droit de sauvegarder sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts du développement ?

L'UE est elle-même un fruit du multilatéralisme et est toujours fière de son engagement pour le multilatéralisme. Depuis un certain temps, l'UE est également victime de l'unilatéralisme et ne cesse de souligner la nécessité de maintenir son autonomie stratégique. En ce qui concerne les questions fondamentales, il ne faut pas ignorer la distinction entre le vrai et le faux et ne parler que de position. Nous espérons que l'UE respectera les faits, se tiendra dans une position objective et juste, s'abstiendra des pratiques de « deux poids deux mesures », préservera véritablement son autonomie et son indépendance, et poursuivra l'ouverture et la coopération.

Beijing Youth Daily : Selon des reportages, le séjour du panda géant Xiang Xiang au Japon sera prolongé jusqu'en mai 2021. Le séjour de ses parents sera également prolongé de cinq ans. Les parties chinoise et japonaise sont parvenues à un accord officiel à ce sujet. Pourriez-vous nous présenter plus d'informations ?

Hua Chunying : Je suis très heureuse d'avoir appris auprès des autorités compétentes qu'après une évaluation scientifique globale, les départements partenaires des côtés chinois et japonais ont accepté de prolonger de cinq ans le projet de conservation et de recherche du panda géant de Tokyo et de reporter le retour de Xiang Xiang en Chine au 31 mai 2021.

Le panda géant est un trésor national de la Chine et un ambassadeur des échanges amicaux entre la Chine et d'autres pays. Xiang Xiang est adorée par les Japonais depuis sa naissance, et a reçu des soins minutieux du zoo d'Ueno. Xiang Xiang, très mignonne et adorable, a apporté beaucoup de joies au peuple japonais et a joué un rôle unique dans le renforcement de l'amitié entre les deux peuples.

Il y a quelques jours, nous avons vu des reportages, selon lesquels un grand nombre de Japonais, qui avaient beaucoup d'attachement à Xiang Xiang, ont organisé des activités pour lui dire au revoir. Nous les remercions beaucoup d'avoir donné tant d'amour et de soins minutieux à Xiang Xiang. En raison de la COVID-19, le retour de Xiang Xiang a été reporté, ce qui est certainement une bonne nouvelle pour les Japonais qui adorent les pandas géants. Nous souhaitons à Xiang Xiang un agréable séjour au Japon et sommes convaincus que le zoo d'Ueno continuera à prendre soin de notre trésor national. Dans le même temps, nous espérons que Xiang Xiang et ses parents, ainsi que d'autres pandas géants, continueront de servir d'ambassadeur de l'amitié sino-japonaise, apporteront plus de joies au peuple japonais et feront leur contribution unique à l'amitié entre les deux peuples. La Chine entend travailler avec le Japon pour renforcer davantage la coopération en matière de conservation et de recherche scientifique sur les pandas géants.

AFP : Premièrement, l'organisation non gouvernementale (ONG) « Safeguard Defenders » a publié un rapport, selon lequel le gouvernement suisse et la partie chinoise ont signé un accord « secret » qui permettrait aux agents chinois d'entrer en Suisse pour y interroger des ressortissants chinois. Le rapport affirme que cela ternira la réputation internationale de la Suisse. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? Deuxièmement, quels sont vos commentaires sur le verdict d'aujourd'hui de Jimmy Lai Chee-ying qui est soupçonné d'avoir violé la Loi sur la sécurité nationale ?

Hua Chunying : Votre deuxième question n'est pas une question diplomatique.

En ce qui concerne votre première question, les informations concernées sont une mauvaise interprétation des faits. Le fait est que, pour faciliter le déplacement humain normal entre les deux parties et renforcer la coopération bilatérale dans la lutte contre l'immigration illégale, les autorités de l'immigration de la Chine et de la Suisse ont signé un accord de coopération en décembre 2015 pour aider à vérifier l'identité des personnes qui sont en séjour irrégulier en Suisse. D'autres pays ont également une coopération similaire avec la Chine. En vertu de cet accord, la Suisse invite la Chine à envoyer des professionnels en tant qu'experts indépendants pour aider les autorités suisses de l'immigration à vérifier l'identité des personnes qui est en situation irrégulière. Les résultats des vérifications effectuées par les experts chinois sont uniquement destinés à servir de référence pour les autorités suisses chargées de l'immigration. En ce qui concerne les détails de l'accord, vous pouvez vous adresser aux autorités compétentes. La Chine et la Suisse maintiennent de bons échanges et coopération dans le domaine de l'immigration. La Chine est disposée à continuer de renforcer la coopération avec la Suisse dans ce domaine.

Kyodo News : Ma question porte également sur Jimmy Lai Chee-ying. Le Japon et d'autres pays sont très préoccupés par son cas, et certains se demandent si son cas constitue une violation de la liberté d'expression et de celle de la presse sous prétexte de sécurité nationale. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Lorsque vous avez posé cette question tout à l'heure, j'ai trouvé dans votre ton une hésitation et une incertitude sur ce que vous avez dit vous-même. Profiter du prétexte de sécurité nationale pour restreindre la liberté, ce n'est pas notre style. Au contraire, certains pays le font sans aucune réserve pour réprimer les personnels, institutions et entreprises chinois.

Le cas précis lié à Hong Kong ne relève pas de la diplomatie. Cependant, puisque vous avez mentionné la question de la restriction de la liberté d'expression, je pense que nous devons nous débarrasser des préjugés et examiner les choses de façon réaliste. Après la mise en œuvre de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, la grande majorité des habitants de Hong Kong se sentent plus en sécurité et les entreprises étrangères à Hong Kong ont une pleine confiance dans les perspectives de développement là-bas. Certains pays et certaines personnes sont obsédées par les prétendues liberté et démocratie à Hong Kong. Mais je voudrais vous inviter à réfléchir sur cette question et à passer en revue l'histoire de Hong Kong. Pendant les 156 ans de domination coloniale britannique sur Hong Kong, les habitants de Hong Kong avaient-ils un droit démocratique quelconque ou la liberté de manifester ? Tous les Gouverneurs de Hong Kong étaient alors nommés par la Reine du Royaume-Uni et aucun membre du Conseil législatif n'était nominé par le peuple de Hong Kong. Alors maintenant, quel genre de liberté veulent-ils ? La mise en œuvre de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong ne fera que rendre la société de Hong Kong plus sûre et l'économie de Hong Kong plus prospère, et permettre aux résidents de Hong Kong de jouir de plus de droits et de libertés. La prétendue liberté affectée n'est qu'un prétexte pour certains individus de s'associer à des forces extérieures, de s'engager dans des activités qui mettent en danger la stabilité sociale de Hong Kong, et d'utiliser les questions liées à Hong Kong pour miner la sécurité de la Chine et entraver son développement.

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La cérémonie d'ouverture de la vente de charité internationale « L'amour ne connaît pas de frontière : laisser s'envoler les rêves » de 2020 aura lieu à Beijing le 12 décembre. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi et son épouse, et des Chefs de missions diplomatiques étrangères en Chine et leurs épouses participeront à cet événement. À cause de l'épidémie de COVID-19, la vente caritative de cette année se déroulera parallèlement en ligne et hors ligne et durera une semaine jusqu'au 19 décembre, pendant laquelle il y aura également une vente de charité « en directe ».

C'est la douzième année consécutive que le Ministère des Affaires étrangères tient la vente de charité internationale « L'amour ne connaît pas de frontière ». Depuis onze ans, cette vente caritative est devenue un événement magnifique où tous les milieux sociaux et les ambassades étrangères en Chine donnent leur solidarité et amour. « L'amour ne connaît pas de frontière » a transmis la générosité de tous les pays et de tous les secteurs de la société aux villageois, handicapés et enfants des régions montagneuses démunies de la Chine, en enflammant les espoirs des bénéficiaires pour la vie et en changeant leur destin.

La vente de charité internationale « L'amour ne connaît pas de frontière » est une marque importante du travail de la lutte contre la pauvreté du Ministère des Affaires étrangères. À partir de 1992, le ministère a commencé à fournir des assistances ciblées aux deux districts répertoriés comme districts pauvres au niveau national, Jinping et Malipo, dans la province du Yunnan. Et il a eu plus de 100 cadres du ministère qui se sont consacrés à la lutte contre la pauvreté et 39 collègues qui ont travaillé temporairement dans les deux districts au cours de 28 dernières années. Selon des statistiques disponibles, le personnel du Bureau de la lutte contre la pauvreté du ministère a parcouru un trajet de plus d'un million de kilomètres seulement entre Kunming, chef-lieu de la province du Yunnan et les deux districts, soit 25 fois la longueur de l'équateur terrestre. Le Ministère des Affaires étrangères a mis en œuvre plus de 1600 projets d'assistance aux régions pauvres dans six grands domaines, à savoir l'éducation, la santé, l'eau potable, la formation, le développement global des villages et les industries. Nous sommes très heureux de voir les districts de Jinping et de Malipo sortir avec succès de la pauvreté en mai dernier.

L'histoire entre le Ministère des Affaires étrangères et les districts de Jinping et de Malipo fait partie de l'histoire de la lutte du peuple chinois contre la pauvreté, et est une miniature de la victoire décisive dans l'édification intégrale de la société de moyenne aisance. L'événement « L'amour ne connaît pas de frontière » est un beau chapitre de cette histoire. Chaque participant à cette vente de charité est un narrateur, un témoin et un participant dans cette merveilleuse histoire, quelle que soit sa nationalité, sa profession et son âge.

Chers amis, nous vous invitons à continuer à accorder une attention à l'événement « L'amour ne connaît pas de frontière » et à prendre une part active à la vente caritative en ligne.

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