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Conférence de presse du 25 décembre 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2020-12-25

CCTV : L’année 2020 est sur le point de se terminer. Quels sont les commentaires de la Chine sur ses relations avec les États arabes au cours de l’année écoulée ? Et quelles sont ses perspectives pour les relations sino-arabes de l’année prochaine ?

Wang Wenbin : Avec des changements et une pandémie jamais connus depuis un siècle, l’année 2020 est marquée par des incertitudes importantes. Cependant, les relations entre la Chine et les États arabes ont continué de se développer, et ont répondu à toutes les incertitudes par une stabilité distincte, devenant ainsi un modèle des relations interétatiques et de la coopération Sud-Sud.

Le Président Xi Jinping a eu près de 10 entretiens téléphoniques et a échangé quelque 20 lettres avec plusieurs Chefs d’État arabes, donnant des orientations stratégiques à suivre pour le développement des relations sino-arabes.

Face à l’épidémie inopinée, la Chine et les États arabes se sont unis pour créer un exemple de coopération en matière d’entraide en matériels, de partage d’expériences ainsi que de recherche et développement de vaccins. En ce qui concerne les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures des deux parties, la Chine et les États arabes ont témoigné de leur soutien mutuel ferme et puissant, de façon à défendre conjointement le multilatéralisme ainsi que l’équité et la justice internationales.

Malgré les graves retombées de l’épidémie et la récession générale de l’économie mondiale, la coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant entre la Chine et les États arabes a régulièrement progressé, et les deux parties ont continué d’acquérir des progrès dans la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Au premier semestre de cette année, le volume total des échanges entre la Chine et les États arabes a atteint 115 milliards de dollars américains, faisant de la Chine de loin le plus grand partenaire commercial des pays arabes. Et la Chine a importé 130 millions de tonnes de pétrole brut des pays arabes, soit la moitié des importations totales de pétrole brut de la Chine au cours de la même période. La Chine et les États arabes ont progressivement propulsé leur coopération dans divers domaines tels que la reprise du travail et de la production, les médias, ainsi que la réforme et le développement. Les deux parties ont eu des échanges approfondis sur les expériences de la gouvernance d’État, et ont enrichi et diversifié continuellement le contenu de leur coopération.

Lors de la 9e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-arabe tenue en juillet 2020, la Chine et les États arabes sont convenus de convoquer un sommet sino-arabe et ont annoncé conjointement qu’ils travailleraient ensemble pour construire une communauté d’avenir partagé sino-arabe orientée vers la nouvelle ère. Les deux parties ont également confirmé à cette occasion la voie à suivre pour construire une communauté d’avenir partagé sino-arabe, ce qui a insufflé une nouvelle impulsion puissante au développement du partenariat stratégique sino-arabe marqué par la coopération globale, le développement commun et l’orientation vers l’avenir.

Se tournant vers la nouvelle année, la Chine est disposée à travailler avec les États arabes pour renforcer les échanges de haut niveau, promouvoir régulièrement la reprise des activités économiques, mener la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route », mettre en place davantage de projets bénéfiques au bien-être du peuple, jeter des bases solides de l’amitié sino-arabe et s’efforcer de créer une communauté d’avenir partagé sino-arabe, dans le but d’apporter une nouvelle et plus grande contribution à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Reuters : Le Vice-Ministre japonais de la Défense Yasuhide Nakayama a indiqué dans une interview accordée à Reuters qu’il avait exhorté le Président élu des États-Unis Joe Biden à clarifier sa position et sa politique sur la question de Taiwan. Il a également exprimé son inquiétude sur la position agressive de la Chine pour traiter Taiwan. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : La question de Taiwan relève purement des affaires intérieures de la Chine. Nous nous opposons fermement à toute forme d’ingérence dans les affaires intérieures de la Chine par tout pays et individu.

Kyodo News : Le Ministère indien des Affaires étrangères a déclaré hier que deux cargos indiens étaient arrivés au large des ports du Hebei, respectivement en juin et en septembre dernier, et que la partie chinoise ne les avait pas autorisés à entrer au port pour faire le dédouanement sous prétexte de la pandémie de COVID-19. Néanmoins, les navires qui sont arrivés après eux ont déjà quitté les ports après avoir fini le dédouanement. Selon des informations, les deux navires sont chargés du charbon en provenance d’Australie. Connaissez-vous cette situation ? Y a-t-il des liens entre cette affaire et les relations sino-indiennes et les relations sino-australiennes ?

Wang Wenbin : Comme nous l’avons dit maintes fois, la partie chinoise a fixé des règles claires pour la prévention et le contrôle de l’épidémie dans les ports ainsi que l’obligation de quarantaine des personnes à bord. Les départements concernés locaux de la Chine maintiennent toujours des échanges étroits avec la partie indienne pour répondre à ses revendications concernées en temps opportun et lui donner des facilités et de l’assistance nécessaires sous réserve du respect des règlements concernés sur la prévention de l’épidémie.

Je tiens à ajouter qu’à ma connaissance, certains ports de la Chine autorisent actuellement la rotation d’équipage tant que les règlements de prévention épidémique concernés sont observés, mais le port de Jingtang et le port de Caofeidian n’en font pas partie. Ce sont les transporteurs qui décident indépendamment s’ils ajustent leur plan de transport ou non. Vous pouvez vous renseigner aux autorités compétentes ou aux gouvernements locaux concernés de la Chine pour les informations détaillées.

Quant à votre question sur les liens entre cette affaire et les relations Chine-Inde et les relations Chine-Australie, je n’y vois aucun lien.

China Daily : Depuis quelque temps, des politiciens de certains pays ont critiqué la coopération entre la Chine et des États insulaires du Pacifique en disant qu’elle avait porté atteinte aux intérêts de ces derniers et représentait une menace de sécurité pour eux. Quels sont les commentaires de la partie chinoise à ce sujet ?

Wang Wenbin : Les accusations concernées sont purement des calomnies et ne sont point populaires parmi les États insulaires du Pacifique. Je voudrais profiter de la conférence de presse d’aujourd’hui pour vous présenter la réalité des relations entre la Chine et les États insulaires du Pacifique.

La Chine a noué un partenariat stratégique global avec les États insulaires du Pacifique. Malgré l’impact de la COVID-19 en 2020, les relations entre les deux parties maintiennent un élan de développement rapide.

La confiance politique mutuelle entre la Chine et les États insulaires du Pacifique s’est approfondie davantage dans la lutte main dans la main contre l’épidémie, la base de leur coopération s’est renforcée davantage dans leurs efforts conjoints visant à surmonter les difficultés, leurs intérêts communs se sont élargis davantage dans les changements inédits depuis un siècle et leur amitié s’est améliorée davantage grâce à leur entraide solidaire.

Dans l’étape critique de la lutte chinoise contre l’épidémie, les gouvernements et différents milieux des États insulaires du Pacifique ont accordé une aide morale énergique à la Chine, et la Chine, répondant à un bienfait par un plus grand, a créé le Fonds de coopération anti-COVID-19 Chine-États insulaires du Pacifique, et a fourni de nombreux lots de matériels antiépidémiques aux États insulaires en jouant un rôle crucial dans leur réponse à la COVID-19. Les deux parties ont surmonté les difficultés telles que la mise à l’arrêt des transports, et ont mis tout en œuvre pour faciliter la reprise des activités économiques. Les projets de coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » tels que la route dans la province des Hautes-Terres occidentales en Papouasie-Nouvelle-Guinée et le stade des Jeux du Pacifique aux Îles Salomon ont progressé à pas assurés. La Chine a aussi signé des accords de suspension du service de la dette avec les États insulaires éligibles à l’Initiative du G20 de suspension du service de la dette.

Face à la montée constante de l’unilatéralisme et des actes d’intimidation, la Chine et les États insulaires du Pacifique soutiennent tous résolument le multilatéralisme et maintiennent des échanges étroits sur des questions de lutte antiépidémique, de droits de l’homme et de réponse aux changements climatiques, et ont injecté une énergie positive à la promotion de l’équité et de la justice internationales et à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

La Chine entend travailler avec les États insulaires du Pacifique pour promouvoir un développement régulier et stable de leur partenariat stratégique global, en vue de mieux profiter à leurs peuples.

AFP : Première question, le Ministère chinois du Commerce a déclaré hier que la Chine « mènera des négociations avec l’extérieur à son propre rythme ». Cela signifie-t-il que l’accord d’investissement Chine-UE (Union européenne) ne sera pas conclu d’ici la fin de l’année ? Deuxième question, de nombreux pays ont appelé la Chine à laisser les 12 Hongkongais détenus à Shenzhen retourner à Hong Kong pour être jugés. Certaines de leurs familles ont reçu aujourd’hui l’avis d’avocat indiquant que la séance d’audition aurait lieu lundi prochain. Pourriez-vous le confirmer et présenter plus de détails ?

Wang Wenbin : Concernant votre première question, hier, le porte-parole du Ministère du Commerce a répondu aux questions concernées. Je vous suggère de consulter sa réponse. Je tiens à souligner que l’accord d’investissement Chine-UE vise à offrir davantage d’opportunités et une bonne garantie institutionnelle pour les investissements bilatéraux. La conclusion de l’accord nécessite que les deux parties conjuguent leurs efforts et aillent dans le même sens. La Chine œuvre à promouvoir son ouverture sur l’extérieur à un niveau élevé et mènera les négociations avec l’extérieur à son propre rythme à condition que ses intérêts en matière de sécurité et de développement soient garantis, ce en vue de parvenir à un accord d’investissement global, équilibré et de haut niveau avec l’UE.

Quant à votre deuxième question, elle n’est pas une question diplomatique. Nous nous opposons à l’ingérence des autres pays dans les affaires intérieures de la Chine.

Phoenix TV : Selon certains médias, l’administration américaine a déclaré dans un rapport conjoint soumis au Congrès que les navires de pêche chinois pratiquaient massivement « la pêche illicite, non déclarée et non réglementée » (INN) dans le monde entier et que le problème de « travail forcé » était assez grave dans le secteur de la pêche. Quelle est la réponse de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : En tant que pays de pêche responsable, la Chine attache une grande importance à la conservation scientifique et à la valorisation durable des ressources halieutiques et s’acquitte activement de ses obligations internationales. La Chine a mis en place un système perfectionné de gestion de la pêche hauturière, appliqué les mesures de surveillance et de contrôle de la position des navires de pêche les plus strictes au monde, et mis en œuvre un moratoire volontaire sur la pêche en haute mer dans le Pacifique sud-est et l’Atlantique sud-ouest. La Chine a rejoint huit organisations régionales de gestion de la pêche, et donne un bilan d’excellence en termes d’exécution des obligations. En même temps, la Chine travaille activement avec le reste de la communauté internationale pour lutter sérieusement contre la pêche INN. En 2021, la Chine mettra en œuvre un système de signalement du transbordement en haute mer et un système d’observateur pour le transbordement en haute mer afin de contribuer activement à la conservation des ressources halieutiques en haute mer.

En référence aux pratiques internationales dans la pêche hauturière, les entreprises chinoises de pêche hauturière, par des moyens de l’économie de marché, ont noué de façon autonome des relations de coopération en matière de main-d’œuvre avec certains pays et ont réalisé le bénéfice mutuel et le gagnant-gagnant avec eux. Le prétendu « travail forcé » n’existe pas. La partie chinoise maintient de bons échanges avec les autorités compétentes des pays concernés en matière d’établissement du mécanisme bilatéral sur la coopération en matière de main-d’œuvre dans le secteur de la pêche. Nous nous opposons fermement aux diffamations et attaques malveillantes et sans aucun fondement qui mêlent le vrai et le faux.

Je voudrais ici souligner que le nombre de jours d’opération des senneurs américains en haute mer a considérablement dépassé, depuis des années consécutives, celui qui est déterminé par les organisations concernées de gestion de la pêche. Les actes de la partie américaine ont suscité des préoccupations des autres membres des organisations concernées. La partie américaine ne doit-elle pas se réfléchir, s’excuser et corriger ses actes erronés ?

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