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Conférence de presse du 23 février 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021-02-23

Reuters : En réponse au discours prononcé hier par le Conseiller d’État Wang Yi lors du Forum de Lanting, le porte-parole du Département d’État américain Ned Price a dit que la déclaration de la partie chinoise reflétait la tendance continue du gouvernement chinois à éviter d’être accusé pour ses pratiques économiques prédatrices. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : Comme le Conseiller d’État Wang Yi l’a indiqué dans son discours prononcé hier lors de la cérémonie d’ouverture du Forum de Lanting du Ministère des Affaires étrangères, « ces dernières années, les relations sino-américaines ont dévié de la voie normale et sont tombées dans la situation la plus difficile depuis l’établissement des relations diplomatiques. La cause profonde était que la précédente administration américaine, en raison de ses propres besoins politiques, a commis une grosse erreur de jugement et a déformé l’orientation et les politiques de la Chine, et sur cette base, a pris diverses mesures pour réprimer et contenir la Chine, ce qui a causé des dommages incalculables aux relations bilatérales. »

Quant aux accusations spécifiques lancées par la partie américaine contre la Chine, nous avons exposé la position à plusieurs reprises et énuméré des faits et donnés. Toutes personnalités n’ayant pas de préjugé auront des conclusions objectives et impartiales.

Nous espérons que les États-Unis pourront prendre en compte les intérêts des peuples chinois et américain et ceux du monde entier, adopteront une politique positive et constructive à l’égard de la Chine, iront dans le même sens que la Chine, se concentreront sur la coopération et géreront les divergences, de manière à remettre les relations sino-américaines sur les rails de développement sain et régulier.

AFP : Les Ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union européenne (UE) sont convenus d’imposer des sanctions à l’armée du Myanmar pour son coup d’État et suspendront de l’aide au développement pendant ce week-end. L’ONU a également condamné l’armée du Myanmar. La position de la Chine à l’égard de la situation au Myanmar a-t-elle changé ?

Wang Wenbin : La Chine est un pays voisin et ami du Myanmar. Nous espérons que les parties au Myanmar géreront adéquatement les divergences dans le cadre constitutionnel et juridique, de sorte à préserver la stabilité politique et sociale. Toutes les actions prises par la communauté internationale doivent favoriser la stabilité politique et sociale du Myanmar, aider à la paix et à la réconciliation du pays, et éviter d’aggraver les tensions et de compliquer davantage la situation.

Bloomberg : Le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a dit dans un tweet que les coups d’État n’avaient pas leur place dans notre monde moderne. La Chine est-elle d’accord avec la description de la situation au Myanmar par M. Guterres ? La Chine croit-elle qu’un coup d’État a eu lieu au Myanmar ?

Wang Wenbin : Nous avons exposé maintes fois la position de la Chine sur la question du Myanmar. Concernant ce qui se passe au Myanmar, nous espérons que les parties au Myanmar donneront la priorité à l’aspiration et aux intérêts du peuple, et géreront adéquatement les divergences par le dialogue dans le cadre constitutionnel et juridique, de sorte à préserver la stabilité politique et sociale.

HRTN : Selon des reportages, le responsable de l’Initiative de recherche Chine-Afrique (IRCA) de l’Université Johns Hopkins a déclaré qu’après avoir examiné les documents sur les prêts chinois liés aux projets entrepris par la Chine en Afrique, IRCA n’avait trouvé aucune preuve que la partie chinoise saisirait des actifs des pays concernés s’ils avaient des difficultés à rembourser leurs dettes. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : J’ai remarqué les reportages concernés. Il n’y a pas longtemps, le magazine américain The Atlantic a également publié un article intitulé Le « piège de la dette chinoise » est un mythe, citant de nombreuses preuves démontrant que l’affirmation selon laquelle « la Chine a créé un piège de la dette » est un mensonge soigneusement fabriqué par certains politiciens occidentaux.

La Chine a exprimé à plusieurs reprises sa position sur la question de la dette. Dans la composition globale de la dette extérieure des pays africains, les institutions financières multilatérales et les créanciers commerciaux détiennent plus des trois quarts du total, et assument donc une plus grande responsabilité pour aider les pays africains à réduire le fardeau de leur dette. Aucun pays africain n’est tombé dans les difficultés d’endettement en raison de sa coopération avec la Chine. Lorsque les pays africains rencontrent des difficultés économiques, la Chine est toujours prête à trouver des solutions appropriées par le biais de consultations amicales. Nous ne faisons jamais pression sur les pays ayant des difficultés de remboursement de la dette, sans parler de leur demander de signer une quelconque clause arbitraire et abusive. En même temps, la Chine attache une grande importance à la suspension et à l’allégement de la dette en Afrique. Nous respectons le consensus atteint par les dirigeants chinois et africains ainsi que l’Initiative du G20 de suspension du service de la dette (ISSD), et répondons activement aux préoccupations de la partie africaine. Nous avons signé des accords sur la suspension du service de la dette ou atteint un consensus en la matière avec 16 pays africains. Dans le cadre du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA), la Chine a également annulé les prêts sans intérêt arrivant à échéance fin 2020 de 15 pays africains. Le « piège de la dette chinoise » est une fausse allégation, mais il est vrai que des personnes de certains pays sèment la discorde entre la Chine et l’Afrique avec des intentions inavouées. Toute personne ayant un esprit impartial parviendra à une conclusion objective sur cette question.

La coopération de la Chine avec l’Afrique suit toujours le principe de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi », le principe de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, le principe d’ouverture, de transparence, d’égalité et d’avantage mutuel, et le principe de consultation étendue, de contribution commune et d’avantages partagés, et a fortement contribué au développement économique et social de l’Afrique et à l’amélioration du bien-être des peuples africains. Jusqu’aujourd’hui, la Chine a aidé l’Afrique à construire plus de 6 000 kilomètres de chemins de fer, plus de 6 000 kilomètres de routes, près de 20 ports et plus de 80 installations de production d’électricité à capacité élevée. La Chine a investi dans les projets de construction du port en eau profonde de Lekki au Nigeria et de l’autoroute de l’aéroport de Nairobi au Kenya, diversifiant les modalités de la coopération sino-africaine en matière d’investissement et de financement et contribuant au développement autonome et durable de l’Afrique. La coopération sino-africaine n’a rien à cacher, dont les résultats sont tangibles.

La question de la dette des pays en développement a une longue histoire et des causes complexes, dont la solution fondamentale consiste à aider et à soutenir ces pays à renforcer leur capacité de développement autonome et à atteindre un plus grand développement. La Chine s’attache toujours à créer un environnement international favorable au développement des pays en développement et s’engage toujours à coopérer de diverses manières pour parvenir à un développement commun. La Chine est prête à continuer à travailler avec la communauté internationale pour la suspension et l’allégement de la dette en Afrique. Nous espérons que les pays développés et les principales institutions financières internationales pourront prendre en compte les préoccupations des pays africains et déployer davantage d’efforts pour alléger la dette des pays africains.

Kyodo News : J’ai remarqué que le Conseiller d’État Wang Yi et vous aviez tous déclaré que la Chine fournissait une aide vaccinale à 53 pays qui en avaient besoin. Je voudrais savoir si toutes ces aides sont gratuites. Deuxième question, y a-t-il une partie de l’aide qui n’a pas encore été livrée ? Autrement dit, l’aide est-elle toujours en cours ? Si oui, jusqu’à présent, combien de pays ont déjà reçu la livraison de l’aide par la Chine et combien de vaccins ont été livrés ?

Wang Wenbin : La Chine est le premier pays qui s’est engagé à faire des vaccins un bien public mondial. Tout en surmontant nos propres difficultés, nous fournissons de l’aide vaccinale gratuite à 53 pays qui en ont besoin. D’après les informations dont je dispose pour le moment, les vaccins fournis par la Chine au Pakistan, au Cambodge, au Laos, à la Guinée équatoriale, au Zimbabwe, à la Mongolie et au Bélarus sont arrivés dans ces pays.

Nous exportons également des vaccins vers 27 pays qui sont prêts à acheter des vaccins chinois. Les vaccins exportés vers la Serbie, la Hongrie, le Pérou, le Chili, le Mexique, la Colombie, le Maroc, le Sénégal, les Émirats arabes unis et la Turquie sont déjà arrivés dans ces pays. La plupart de ces pays sont des pays en développement.

Nous espérons que tous les pays qui en ont les capacités s’uniront pour apporter leur propre contribution à soutenir la communauté internationale, en particulier les pays en développement, dans la lutte contre la pandémie de COVID-19. La Chine continuera de coopérer avec d’autres parties en matière de vaccins dans la mesure de ses capacités pour aider la communauté internationale à vaincre la pandémie dans les plus brefs délais.

The Globe and Mail : La Chambre des communes du Canada a voté à l’unanimité pour approuver une motion visant à déclarer la Chine coupable de « génocide » au Xinjiang. La motion a également déclaré que si la partie chinoise continuait son « génocide » au Xinjiang, les Jeux Olympiques (JO) d’hiver 2022 devraient se tenir dans un autre lieu. L’Ambassade de Chine au Canada a répondu en disant que la partie canadienne devait réfléchir profondément à la souffrance tragique subie par ses propres autochtones. Comment dois-je interpréter cette déclaration de l’Ambassade de Chine ? Cela signifie-t-il qu’un pays qui a commis de mauvais actes n’a pas le droit de critiquer la Chine ?

Wang Wenbin : La motion de la Chambre des communes du Canada sur le Xinjiang, au mépris de la vérité et du bon sens, salit et discrédite délibérément la Chine, viole gravement le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, et s’ingère grossièrement dans les affaires intérieures de la Chine. La Chine la condamne fermement et s’y oppose résolument. Nous avons fait des démarches solennelles auprès de la partie canadienne.

Les questions liées au Xinjiang sont par essence des questions liées à la lutte contre le terrorisme violent et à la déradicalisation. Le Xinjiang de la Chine a sérieusement mis en œuvre le Plan d’action pour la prévention de l’extrémisme violent des Nations Unies, et procédé à la déradicalisation conformément à la loi en s’inspirant des pratiques similaires dans d’autres pays, ce qui est pleinement conforme au principe et à l’esprit incarnés dans la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies. Grâce aux efforts des peuples de tous les groupes ethniques, aucun cas de terrorisme violent n’a été signalé au Xinjiang depuis plus de quatre années consécutives. Le Xinjiang jouit d’une sécurité et d’une stabilité sociales, le développement y manifeste une tendance à la croissance continue, et la population y vit une vie heureuse et paisible. Ces dernières années, la population ouïgoure du Xinjiang a continué de croître. De 2010 à 2018, la population ouïgoure du Xinjiang est passée de 10 171 500 à 12 718 400, soit une augmentation de 25,04%. Le taux de croissance de la population ouïgoure a été non seulement supérieur à celui de la population totale du Xinjiang qui était de 13,99%, mais également supérieur à celui de la population de toutes les minorités ethniques qui était de 22,14%, et nettement plus élevé que celui de la population Han qui était de 2%. Tous les groupes ethniques au Xinjiang jouissent pleinement de tous les droits, dont le droit à la survie et le droit au développement, et leurs langues écrites et parlées, leurs cultures traditionnelles et leurs coutumes sont bien protégées et transmises. Les faits montrent qu’il n’y a jamais eu de « génocide » au Xinjiang. Cette allégation est totalement un mensonge du siècle délibérément concocté par certaines forces antichinoises extrêmes et une farce ridicule pour calomnier et discréditer la Chine. La politisation flagrante du sport par certains politiciens canadiens est totalement contraire à l’esprit de la Charte olympique, et porte préjudice aux intérêts du Mouvement olympique international et des athlètes de tous les pays.

Certaines personnes au Canada doivent abandonner leurs préjugés antichinois et se débarrasser de l’obscurité dans leur cœur pour voir la lumière du soleil. Elles doivent regarder la Chine de façon objective et équitable, au lieu de se perdre dans la mentalité archaïque de la confrontation idéologique, et encore moins de faire semblant d’être confuses et de placer les conflits politiques intérieurs ou même les intérêts égoïstes d’un seul parti au-dessus de l’intérêt général des relations Chine-Canada. Le Canada a toujours prétendu défendre les valeurs, mais l’une d’entre elles, très importante, est le respect des faits. Les politiciens canadiens concernés ne sont jamais allés au Xinjiang ni même en Chine, mais ils se livrent à des manipulations politiques sur les questions liées au Xinjiang sous prétexte de droits de l’homme et répandent de manière flagrante de fausses informations et des mensonges, ce qui constitue précisément un piétinement des valeurs qu’ils vantent.

Je tiens à souligner que les affaires du Xinjiang sont purement des affaires intérieures de la Chine. La partie canadienne n’a aucune qualification ni droit de s’y immiscer. La Chine est déterminée à sauvegarder la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays, et elle répondra résolument à toute action qui porterait atteinte à ses intérêts.

Agence de presse Xinhua : L’Ambassadeur d’Italie en République démocratique du Congo (RDC) a été tué lors d’une attaque perpétrée par des terroristes dans la province orientale du Nord-Kivu du pays le 22 février. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ? La Chine est-elle préoccupée par la sécurité des diplomates chinois en RDC ?

Wang Wenbin : Nous avons vu les nouvelles concernées, et nous en sommes choqués. Nous condamnons fermement la violente attaque du personnel diplomatique par des éléments armés et nous exprimons nos condoléances pour la mort tragique de l’Ambassadeur italien. Le Conseiller d’État Wang Yi enverra bientôt un message de condoléances au Ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio. Nous espérons que la RDC prendra des mesures efficaces pour améliorer la sécurité dans la partie orientale du pays et protéger effectivement la sécurité des personnels chinois, y compris les diplomates chinois en RDC.

Reuters : Le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni Dominic Raab a condamné le record des droits de l’homme de la Chine lors du segment de haut niveau de la 46e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, et appelé la Chine à accorder à l’ONU un accès urgent et sans restriction au Xinjiang. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Comme nous l’avons présenté maintes fois, les prétendus « travail forcé » et « stérilisation forcée » au Xinjiang sont tous des rumeurs, mensonges et désinformations concoctés par des forces antichinoises. Ces allégations, n’ayant aucun fondement factuel, s’effondreront tôt ou tard comme des châteaux de sable.

Les questions liées au Xinjiang relèvent des affaires intérieures de la Chine. J’ai donné une présentation détaillée lors de ma réponse tout à l’heure à une question posée par un journaliste canadien. Nous exhortons la partie britannique à respecter les faits et à cesser de tenir des propos erronés et d’interférer dans les affaires intérieures de la Chine.

Ici, je tiens à souligner que depuis quelque temps, sur les questions liées au Xinjiang, nous avons entendu et vu des personnes fabriquer tant de mensonges pour discréditer et attaquer la Chine. Il n’y a pas longtemps, je vous ai présenté les faits et la vérité sur une femme ouïgoure nommée Zumrat Dawut qui avait menti sur la BBC en disant avoir subi une stérilisation forcée (le porte-parole montre sa photo). Aujourd’hui, je voudrais présenter un autre exemple de la fabrication de mensonges liés au Xinjiang :

(Le porte-parole montre une autre photo.) Cette personne s’appelle Tursunay Ziyawudun. Début février, lors d’une interview accordée à la BBC, elle a déclaré qu’il y avait des « abus sexuels systématiques » dans les centres d’enseignement et de formation professionnels du Xinjiang, fabriquant une fausse information sensationnaliste. Mais la vérité est que, tout comme Zumrat Dawut, Tursunay Ziyawudun est une « actrice » employée par certaines forces pour calomnier et attaquer la Chine. Sur la BBC, elle a déclaré avoir été frappée au sol par la police qui l’avait donné des coups de pied dans le ventre et qu’elle avait failli tomber dans le coma. Cependant, un an avant, dans une interview accordée au site Internet américain Buzzfeed, elle a déclaré ne pas avoir été battue ni maltraitée. Des médias américains ont indiqué dans leurs reportages qu’avant d’arriver aux États-Unis, elle avait eu plusieurs interviews avec des médias et des institutions étrangers, lors desquelles elle n’avait pas mentionné une seule fois les prétendus « abus sexuels » dans des centres d’enseignement et de formation professionnels du Xinjiang, et ne s’était non plus victimisée de tels abus. Ce qui est bizarre, c’est que, quelques mois après son arrivée aux États-Unis, Tursunay Ziyawudun a changé sa narration après avoir été « formée » par certaines forces. Peu avant, elle a eu une autre interview avec la CNN où elle a dit que l’on lui avait posé un stérilet au Xinjiang. Le fait est que les membres de sa famille savent tous qu’elle est stérile elle-même. Elle n’a jamais eu d’opération contraceptive au Xinjiang.

Tursunay Ziyawudun n’est pas douée pour la fabrication de mensonges. Une personne ordinaire peut détecter facilement son mensonge. Malheureusement, certains médias, y compris des médias internationaux de renom comme la BBC, ont pris ces fausses nouvelles pour des trésors et les ont diffusées sans aucune vérification et enquête. Ils sont eux-mêmes devenus des outils pour répandre les mensonges liés au Xinjiang. La BBC a même accusé la « restriction stricte » imposée par la Chine aux journalistes pour justifier l’absence de vérification. Il s’agit purement de rejeter les responsabilités sur autrui alors que l’on est soi-même l’origine du problème. Les faits sont là. En tant que média centenaire, pourquoi la BBC n’a-t-elle pas vérifié les faits ? Ce n’est pas parce qu’elle ne peut pas vérifier, mais qu’elle ne veut pas vérifier.

Depuis un certain temps, nous avons constaté de nombreux mensonges et rumeurs diffusés par la BBC sur les questions liées à la Chine notamment liées au Xinjiang. Les mensonges répandus par la BBC sont trop nombreux pour être calculés avec les doigts de mes deux mains. Nous espérons que les personnalités de divers milieux pourront boycotter les mensonges et calomnies concoctés pour dénigrer et attaquer d’autres pays, et éviter d’être dupés par des mensonges et de devenir des diffuseurs de mensonges comme la BBC.

RIA Novosti : J’ai encore une question liée au Xinjiang. Hier, à part certains Ministres des Affaires étrangères des pays occidentaux, le Ministre turc des Affaires étrangères a aussi exprimé ses préoccupations à l’égard de la situation des droits de l’homme des Ouïgours au Xinjiang lors de sa participation au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Quelle est la réponse de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Je viens de présenter en détail la position de la Chine sur les questions liées au Xinjiang et de révéler le fait que les personnes concernées avaient inventé et diffusé des mensonges sur les questions liées au Xinjiang.

L’édition de la conférence de presse « l’histoire du Parti communiste chinois (PCC) » dédiée spécialement au Xinjiang s’est tenue hier à Urumqi. Le 3 février, la Mission permanente de la Chine auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et le gouvernement de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang ont organisé conjointement à Genève une séance vidéo de promotion sur le thème « Le Xinjiang est une terre merveilleuse ». Le gouvernement de la région autonome ouïgoure du Xinjiang a récemment tenu quatre conférences de presse spéciales au Ministère des Affaires étrangères. Tous les événements ont présenté en détail le fait que tous les droits des groupes ethniques du Xinjiang sont pleinement garantis conformément à la loi. Depuis décembre 2018, plus de 1 200 personnes de plus de 100 pays, dont des diplomates étrangers et des journalistes, ont visité le Xinjiang pour connaître le vrai Xinjiang. La majorité parmi eux ont fait des commentaires et des reportages objectifs et impartiaux, dont des médias turcs.

Les affaires du Xinjiang sont purement des affaires intérieures de la Chine. Nous espérons que la Turquie traitera les questions concernées de manière objective et rationnelle pour préserver l’intérêt général des relations bilatérales.

The Globe and Mail : Ces dernières années, la Chine a envoyé plusieurs groupes de travail pour enquêter sur les questions qui préoccupent le peuple chinois, dont le travail des enfants et la sécurité alimentaire. Alors, à part des cas isolés que vous avez mentionnés, la Chine a-t-elle envoyé un groupe de travail pour enquêter sur la question des « abus sexuels systématiques » au Xinjiang ?

Wang Wenbin : Je ne suis pas au courant de l’envoi de groupe d’enquête que vous avez mentionné. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il existe beaucoup de diffamations contre la Chine sur les questions liées au Xinjiang et aux autres affaires intérieures de la Chine. En effet, la vérité n’est souvent pas difficile à trouver. Nous espérons que les personnalités clairvoyantes de tous les horizons, surtout les amis du secteur médiatique, pourront accomplir leur part de responsabilité et vérifier la réalité, éviter toute partialité, et se garder de devenir des outils pour diffuser et répandre des mensonges et des rumeurs.

Reuters : La femme ouïgoure que vous venez de mentionner a parlé de ses expériences en dehors de la Chine, mais elle n’a pas eu d’occasion pour faire la même déclaration en Chine. Pensez-vous que les femmes ouïgoures au Xinjiang peuvent parler librement de leurs expériences en toute impunité ? Si les femmes sont confrontées à des problèmes dans les centres d’enseignement et de formation professionnels, existe-t-il des canaux suffisants en Chine pour qu’elles puissent signaler les problèmes ?

Wang Wenbin : Bien sûr, les femmes du Xinjiang peuvent parler sans inquiétude de leur expérience, leur situation et leur pensée. Si vous aviez assisté aux quatre conférences de presse organisées au Ministère des Affaires étrangères par le gouvernement de la région autonome ouïgoure du Xinjiang, vous auriez découvert qu’il y avait également des femmes stagiaires des centres d’enseignement et de formation professionnels qui ont présenté leur situation.

Quant à la situation dont je viens de parler, vous avez peut-être mal compris une chose. Tursunay Ziyawudun a quitté la Chine à partir du Xinjiang dès septembre 2019. Avant d’arriver aux États-Unis, elle a été interviewée à plusieurs reprises par des médias et des institutions étrangers. Dans ces interviews, elle n’a jamais mentionné qu’elle avait subi des « agressions sexuelles » dans les centres d’enseignement et de formation professionnels du Xinjiang. Les propos selon lesquels elle a été « agressée sexuellement » marquent un changement soudain après son arrivée aux États-Unis et ses « formations » par certaines forces là-bas. Je pense que cela aidera tout le monde à mieux comprendre la façon dont les mensonges liés au Xinjiang ont été faits, ainsi que les fins et les contextes derrière les mensonges.

Shenzhen TV : L’Iran projette de cesser l’application du protocole additionnel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à partir d’aujourd’hui. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ? Quant à la question de promouvoir le retour des États-Unis dans le Plan d’action global commun (PAGC-JCPOA), quels sont les efforts de la Chine ?

Wang Wenbin : La situation nucléaire iranienne se trouve actuellement à un moment critique où les opportunités et les défis se présentent à la fois. La Chine apprécie la conclusion de l’entente technique entre l’Iran et l’AIEA sur les questions de garantie et de surveillance. La Chine a également joué un rôle positif dans ce processus. Nous appelons toutes les parties concernées à agir de manière constructive, et à soutenir la mise en œuvre fidèle de l’entente concernée pour créer les conditions propices pour que le PAGC-JCPOA revienne sur les rails, au lieu de faire le contraire.

Lors de la conférence des Ministres des Affaires étrangères sur le nucléaire iranien en décembre dernier, le Conseiller d’État Wang Yi a proposé de tenir une réunion internationale pour les pays participant au PAGC-JCPOA et les États-Unis, en vue de lancer le processus de retour des États-Unis dans le PAGC-JCPOA. L’UE a fait récemment des propositions spécifiques à ce sujet. La Chine a exprimé son soutien, et maintient une communication étroite avec d’autres parties, notamment les États-Unis et l’Iran. La Chine espère que la réunion proposée discutera notamment d’une feuille de route selon laquelle les États-Unis et l’Iran restaureront leurs engagements de manière progressive et réciproque et s’efforcera d’obtenir des « récoltes précoces ».

Le 22 février, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a eu un entretien téléphonique sur invitation avec l’Envoyé spécial du Président des États-Unis pour l’Iran, Robert Malley. Les deux parties ont eu un échange de vues approfondi sur la question nucléaire iranienne. M. Ma a exposé la position et les préoccupations de la Chine sur la question nucléaire iranienne. Les deux parties ont toutes déclaré qu’elles s’appliqueraient à résoudre la question nucléaire iranienne via des règlements politiques, et étaient disposées à améliorer le dialogue avec toutes les autres parties concernées afin de remettre ensemble le PAGC-JCPOA sur les rails à une date rapprochée. Les deux parties sont également convenues de rester en communication et en coordination à ce sujet.

Le même jour, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a eu un entretien téléphonique avec le Vice-Ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Ils ont échangé des points de vue de manière approfondie notamment sur le nucléaire iranien. Les deux parties ont souligné que les États-Unis devraient revenir au PACG-JCPOA et lever les sanctions contre l’Iran dès que possible, ce qui est la clé pour sortir de l’impasse actuelle sur la question nucléaire iranienne. Les parties concernées devront saisir l’occasion, promouvoir le retour du PACG-JCPOA sur la bonne voie et le règlement politique et diplomatique de la question nucléaire iranienne dans le but de maintenir la paix et la stabilité au Moyen-Orient.

La Chine continuera de déployer des efforts inlassables pour remettre le PACG-JCPOA sur la bonne voie.

Kyodo News : En ce qui concerne votre réponse précédente à une question sur le Xinjiang, si j’ai bien compris, la principale raison de votre réfutation est que cette femme a été interviewée à plusieurs reprises par des médias étrangers, mais elle n’a jamais mentionné à ces occasions qu’elle avait été « victime d’abus sexuels ». Pourtant, en général, on pense qu’il faut un certain temps à une victime d’agression sexuelle pour parler de son expérience, car elle pourrait avoir de diverses préoccupations.

Wang Wenbin : D’après ce dont j’ai parlé, je crois que vous pouvez tous comprendre que Tursunay a dit beaucoup de choses qui ne sont pas conformes à la vérité. Le fait est qu’elle a fabriqué beaucoup de mensonges et de rumeurs sur plus d’une question. Compte tenu de son caractère, comment pouvons-nous croire à ses paroles lorsqu’elle accuse les centres d’enseignement et de formation professionnels chinois d’avoir des « abus sexuels systématiques » contre les femmes ? Pourquoi la BBC a diffusé son reportage sans faire des enquêtes ni vérifier les faits ? Cela ne nous dit-il pas qu’il faut réfléchir plus sur les raisons profondes de ces fausses accusations ?

Il y a eu de multiples diffamations contre la Chine sur des questions liées au Xinjiang. Nous espérons que tout le monde peut s’opposer à ces calomnies, et analyser et vérifier les informations de manière objective et sereine, au lieu de se laisser tromper par des rumeurs et des mensonges ou de devenir un outil pour diffuser et répandre ces mensonges.

The Globe and Mail : Vous venez de dire que vous ne saviez pas si un groupe de travail avait été envoyé pour enquêter sur les « violations systématiques des droits de l’homme » au Xinjiang. Si tel est le cas, comment le gouvernement chinois est-il parvenu à la conclusion qu’il n’y a pas d’« abus sexuels systématiques » au Xinjiang ? En plus, le Ministère chinois des Affaires étrangères a récemment déclaré qu’au Canada, 150 000 enfants autochtones avaient été envoyés dans les pensionnats. Alors, combien de personnes ont été envoyées dans ce que la Chine appelle les centres d’enseignement et de formation professionnels au Xinjiang depuis 2017 ?

Wang Wenbin : Je voudrais d’abord vous dire que la partie chinoise, y compris la région autonome ouïgoure du Xinjiang, a clarifié la vérité et réfuté les mensonges concernant les prétendus « abus sexuels systématiques » dans les centres d’enseignement et de formation professionnels du Xinjiang. J’ai également parlé de la façon dont les personnes concernées avaient créé ces mensonges.

Les médias impartiaux et objectifs, après que la Chine a clarifié et présenté les faits et la vérité, devraient au moins éviter d’être biaisés et se garder de devenir un outil ou une plateforme pour diffuser et répandre des rumeurs et des mensonges liés au Xinjiang. Il s’agit là de l’exigence fondamentale de la déontologie du journalisme.

Quant à votre question sur les stagiaires dans les centres d’enseignement et de formation professionnels du Xinjiang, j’aimerais dire qu’ils ont terminé leurs études il y a longtemps et que la plupart d’entre eux vivent maintenant une vie normale et sont bien intégrés dans la société.

Reuters : La Présidente de la Chambre des représentants des États-Unis Nancy Pelosi a appelé dans une déclaration les divers pays à exhorter conjointement le gouvernement chinois à assumer les conséquences de sa « répression » sur Hong Kong. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : La Chine est un État de droit, et Hong Kong, une société de droit, où personne ne peut se placer au-dessus de la loi et l’application de la loi par la police de Hong Kong conformément à la loi ne tolère aucune diffamation ni aucun dénigrement. Les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. Nous exhortons les personnalités concernées aux États-Unis à respecter effectivement la gouvernance selon la loi et l’indépendance judiciaire de Hong Kong, à cesser de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Chine et notamment celles de Hong Kong sous prétexte des droits de l’homme et de l’État de droit, à mettre fin à leur soutien aux émeutiers antichinois à Hong Kong et à leur atteinte à la prospérité et à la stabilité de Hong Kong, à arrêter de faire des manœuvres politiques et à bien gérer les propres affaires des États-Unis.

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