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Conférence de presse du 25 mars 2021 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying
2021-03-25

CCTV : La 46e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies s’est déjà clôturée. Nous avons remarqué qu’au cours de cette session, la Chine avait eu des échanges intensifs avec des pays occidentaux. Le Département d’État américain a déclaré hier que la résolution intitulée « Promouvoir une coopération mutuellement bénéfique dans le domaine des droits de l’homme » soumise par la Chine avait placé les intérêts du gouvernement du pays au-dessus des droits de l’homme et des libertés fondamentales de l’individu, et que les États-Unis s’opposaient fermement à l’adoption de cette résolution. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : L’accusation des États-Unis selon laquelle la Chine a placé les intérêts du gouvernement au-dessus des droits de l’homme constitue purement et simplement la déformation des concepts. La Chine place les intérêts du peuple au centre de ses préoccupations, respecte la primauté du peuple et de la vie, et défend les droits de l’homme de la grande majorité du peuple. En revanche, certains politiciens aux États-Unis mettent les intérêts politiques partisans au centre de tout et ne se soucient pas du tout de la vie de leur grand public. Les États-Unis n’arrêtent pas de dire qu’ils accordent une grande importance aux droits de l’homme et aux libertés de l’individu. Alors, lorsque les États-Unis ont déclenché des guerres injustifiées contre des pays souverains, causant des centaines de milliers de morts et d’innombrables familles séparées et déplacées, se sont-ils jamais préoccupés des droits de l’homme et des libertés des peuples de ces pays ?

Les États-Unis, le pays le plus développé et le plus riche avec des conditions médicales les plus avancées du monde, se sont-ils jamais souciés des droits de l’homme et des libertés du peuple américain lorsqu’ils ont placé la politique au-dessus de la science, laissant plus d’un demi-million d’Américains perdre leur vie précieuse, des dizaines de millions de personnes perdre leur assurance maladie et un Américain sur six et un enfant américain sur quatre être menacés par la faim ?

Les États-Unis se sont-ils jamais préoccupés des droits de l’homme et des libertés des personnes en proie à la discrimination raciale systématique et aux crimes haineux lorsqu’ils ont toléré la diffusion des discours de discrimination raciale et laissé le champ libre à la brutalité policière contre les personnes de couleur et sont restés les bras croisés devant la suffocation des gens comme George Floyd ainsi que la discrimination, l’attaque même le meurtre des Américains d’origine asiatique ?

Les États-Unis se sont-ils jamais souciés des droits de l’homme et des libertés des victimes lorsque le problème de la prolifération des armes à feu dans le pays s’est éternisé et que plus de 41 500 personnes par an sont mortes de fusillades ?

Les droits de l’homme ne sont pas simplement des slogans, et encore moins des outils permettant de faire pression sur d’autres pays. Ils doivent se traduire par des actions concrètes et tangibles. L’homme est au cœur des droits de l’homme, et l’intérêt du peuple en constitue le point de départ et la finalité. La Chine adhère au concept des droits de l’homme centré sur le peuple et considère le renforcement du sentiment de satisfaction, de bonheur et de sécurité du peuple comme la vocation fondamentale des droits de l’homme et l’objectif ultime de la gouvernance de l’État.

Nous avons réalisé, avec dix ans d’avance, l’objectif de réduction de la pauvreté fixé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Programme 2030) et mis en place le plus grand système de protection sociale dans le monde couvrant les quelque 1,4 milliard d’habitants, ce qui a non seulement augmenté les revenus et le niveau de vie du peuple, mais a également leur assuré le logement, l’éducation et les soins médicaux. Face à la COVID-19, la Chine s’est totalement investie pour défendre la valeur et la dignité du peuple, faisant d’elle l’un des premiers pays à juguler le virus, et a mené la plus grande opération humanitaire d’urgence à l’échelle mondiale de l’histoire de la Chine nouvelle.

Il y a deux jours, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté lors de sa 46e session la résolution intitulée « Promouvoir une coopération mutuellement bénéfique dans le domaine des droits de l’homme » soumise par la Chine, et appelé tous les pays à adhérer au multilatéralisme, à entreprendre un dialogue constructif et une coopération dans le domaine des droits de l’homme et à promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Cela démontre pleinement l’aspiration commune et la voix pour la justice de la communauté internationale et des peuples du monde entier. Nous avons également noté que lorsque le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies avait examiné le rapport sur les droits de l’homme aux États-Unis cette année, plus de 110 pays avaient formulé des critiques sur les problèmes des droits de l’homme aux États-Unis, et des dizaines de rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies avaient critiqué à plusieurs reprises des problèmes aux États-Unis tels que la pauvreté et la discrimination contre les groupes minoritaires. Nous espérons que les États-Unis et certains de leurs alliés occidentaux abandonneront leur hypocrisie, leur arrogance et leur pratique du « deux poids deux mesures », regarderont en face leurs propres problèmes dans le domaine des droits de l’homme et prendront des mesures concrètes pour améliorer et sauvegarder les droits de l’homme. Dans un esprit d’égalité et de respect mutuel, la Chine est prête à mener des dialogues, des échanges et une inspiration mutuelle avec les autres pays au sujet des droits de l’homme afin de faire des progrès ensemble.

Bloomberg : Les internautes chinois ont appelé au boycott de H&M car l’entreprise a publié une déclaration sur l’arrêt de son approvisionnement en coton du Xinjiang. D’autres marques étrangères telles qu’Adidas et Nike feraient également l’objet du boycott des internautes. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : J’ai remarqué la situation que vous avez évoquée. Quelques phrases comme réponse :

Premièrement, le coton du Xinjiang est l’un des meilleurs du monde, et c’est une perte pour les entreprises qui y renoncent.

Deuxièmement, les accusations sur le « travail forcé » au Xinjiang sont bel et bien des mensonges malveillants concoctés par certaines forces antichinoises, dont l’objectif est de dénigrer l’image de la Chine, de saper la sécurité et la stabilité au Xinjiang et d’endiguer le développement de la Chine.

Troisièmement, toute personne normale pense qu’il s’agit d’une bonne chose d’offrir plus d’opportunités d’emploi à la population, y compris aux groupes ethniques minoritaires, car cela permettra à rendre leur vie meilleure. Mais certains sont déterminés à lier cela au travail forcé et à une oppression extrême. Pourquoi ? C’est parce qu’ils l’ont réellement fait pendant plus d’une centaine d’années dans l’histoire. Ils jugent maintenant les autres selon leur propre passé.

Quatrièmement, la Chine est transparente et honnête, et les Chinois sont gentils et ouverts. Mais l’opinion du peuple chinois ne saura subir aucune tromperie et transgression.

AFP : H&M, Nike et d’autres marques ont été critiquées sur Internet pour avoir publié des déclarations sur le « travail forcé » dans la région du Xinjiang l’année dernière. Nous avons remarqué que ces déclarations avaient été publiées l’année dernière, mais il a fallu attendre jusqu’à présent pour certains organismes officiels et les internautes d’en parler. Certains ont donc l’impression que des gens profitent de l’économie chinoise et des questions de l’accès aux marchés pour faire pression sur certaines marques internationales en leur demandant de soutenir clairement la position de la Chine sur les questions liées au Xinjiang. Quelle est la réponse de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : Le choix de temps et l’intention dont vous avez parlé, ce sont vos propres idées ou les commentaires des autres que vous avez entendus ?

Journaliste : Ce sont les commentaires et les réponses des internautes que j’ai lus sur Internet.

Hua Chunying : Je n’ai pas prêté d’attention particulière à la date de la publication par les entreprises concernées de leur déclaration, mais elles l’ont réellement publiée et ont ainsi provoqué de fortes réactions chez les internautes chinois. Je viens de faire quelques brèves observations à ce sujet. En ce qui concerne la question du « travail forcé », les accusations portées par les États-Unis et d’autres pays occidentaux contre le Xinjiang sont entièrement fondées sur des mensonges, qui sont d’abord fabriqués par de soi-disant chercheurs et médias, puis véhiculés et exploités par des forces antichinoises visant à répandre des rumeurs, des calomnies et des diffamations contre la Chine, ce qui est une faute extrêmement grave.

J’ai apporté avec moi une photo. C’est une photo sur des Américains noirs qui ont été forcés de cueillir dans les champs de coton à cette époque-là (la porte-parole montre la photo). J’ai aussi une autre photo sur des champs de coton au Xinjiang, dont près de 70% ont réalisé la cueillette mécanique (la porte-parole montre la photo). Les accusations sur le « travail forcé » pour la cueillette du coton au Xinjiang n’ont aucun fondement, et certaines entreprises, à ma surprise, ont cru à de telles rumeurs. Ces entreprises ont leur propre jugement pour décider de ce qu’elles font, mais je pense que les Chinois ont également la liberté d’exprimer leurs propres opinions et sentiments. Le marché chinois est là, et nous n’avons pas besoin d’une « coercition » quelconque. Mais une chose est sûre, il est désormais inacceptable pour les Chinois de voir les étrangers, d’un côté, se régaler du riz chinois, et de l’autre, casser le bol chinois. Nous accueillons avec un esprit ouvert les entreprises et les personnes étrangères à faire des affaires, à vivre et à travailler en Chine, mais nous nous opposons aux attaques malveillantes contre la Chine qui sont basées sur des rumeurs et des mensonges, allant même jusqu’à nuire aux intérêts de la Chine.

   

China Daily : Selon des reportages, le 24 mars, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken a déclaré dans son discours au siège de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) que la Chine militarisait la Mer de Chine méridionale et menaçait la liberté de navigation, et que les sanctions de rétorsion de la Chine contre l’Union européenne (UE) rendaient d’autant plus important que l’OTAN restait solidaire. Il a ajouté que la Chine avait sapé les règles du système international et les valeurs américaines et occidentales, et avait menacé la sécurité et la prospérité collectives des États-Unis et de l’Europe. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Ces remarques du responsable américain montrent une fois de plus que la partie américaine s’est en effet donné une très grande liberté pour tenir des propos irresponsables et coller des étiquettes aux autres. La position de principe de la Chine sur les questions concernées est très claire, comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises. Aujourd’hui, je voudrais simplement souligner quelques points.

Premièrement, la Chine ne doit jamais être accusée d’avoir militarisé la Mer de Chine méridionale. La Chine n’est pas la première à mener des activités de construction et à déployer des armes et équipements nécessaires sur les îles et les récifs de la Mer de Chine méridionale. Elle n’est pas non plus celle qui en a fait le plus. Les États-Unis ne peuvent en aucun cas priver la Chine du droit à l’auto-préservation et à l’auto-défense de son propre territoire en lui collant l’étiquette de la militarisation. Les États-Unis n’ont pas été en guerre pendant seulement 16 de leurs quelque 250 ans d’histoire, et ils possèdent plus de 800 bases militaires à l’étranger à travers le monde. Les États-Unis sont restés le plus grand dépensier en matière militaire du monde pendant plusieurs années consécutives, soit 40% du total mondial. La Mer de Chine méridionale se trouve à plus de 8 300 miles des États-Unis contigus. Malgré cette distance, les États-Unis ont construit des bases militaires autour de la Mer de Chine méridionale, où sont déployés des armes et des équipements offensifs. Ils ont également envoyé des porte-avions et des bombardiers stratégiques en Mer de Chine méridionale fréquemment tout au long de l’année et y ont régulièrement déployé des avions militaires et des navires de guerre. Ils ont même mené des activités en Mer de Chine méridionale plus d’une centaine de fois en se faisant prendre pour des avions civils d’autres pays. Aucun pays n’est mieux placé que les États-Unis pour être accusé de militarisation et de mise en péril de la liberté de navigation.

Deuxièmement, la Chine ne doit jamais être accusée d’avoir porté atteinte aux règles du système international. Il n’existe qu’un seul système dans le monde, qui est le système international centré sur les Nations Unies. Il n’y a qu’un seul ensemble de règles, qui sont les normes fondamentales régissant les relations internationales sur la base des buts de la Charte des Nations Unies. Ces dernières années, les États-Unis ont utilisé ou rejeté le droit international et les règles internationales au gré de leurs convenances, en se retirant de nombreux organisations et traités internationaux. Ils ont utilisé un tube de lessive en poudre et une vidéo montée comme preuves pour déclencher la guerre contre deux pays souverains, l’Irak et la Syrie, causant de nombreuses victimes civiles et le déchirement d’innombrables familles. Aujourd’hui, ils brandissent à tout propos le bâton des sanctions pour imposer des sanctions unilatérales et illégales à d’autres États souverains. Aucun pays n’est mieux placé que les États-Unis pour être accusé de violation des règles du système international.

Troisièmement, la Chine ne doit jamais être accusée d’avoir sapé les valeurs américaines et occidentales. Le monde est un endroit diversifié avec toutes sortes de civilisations. Les États-Unis et leurs alliés réunis ne représentent qu’environ 10% de la population mondiale. Il existe de nombreux pays en développement dans le monde. Et même les alliés des États-Unis n’ont pas toujours une position identique. Les valeurs américaines ne sont pas équivalentes aux valeurs internationales et la démocratie à l’américaine n’est pas une démocratie universelle. Si les États-Unis respectent et protègent réellement les droits de l’homme, qu’ils sont effectivement fiers de leurs propres valeurs et qu’ils sont vraiment les plus démocratiques, comment peuvent-ils, en tant que pays le plus développé et le plus riche du monde, ignorer le droit à la vie de son peuple et laisser plus de 500 000 personnes perdre leur précieuse vie en moins d’un an sans rien faire ? En réalité, ce sont les États-Unis et des pays occidentaux eux-mêmes qui ont sapé leurs propres valeurs. Le peuple chinois veut seulement bien gérer ses propres affaires. Nous n’avons ni l’intérêt ni l’énergie de nous mêler des affaires des autres pays.

L’écoute et le respect mutuels sont essentiels dans les relations interpersonnelles, et il en va de même pour les relations internationales. Les États-Unis ont une imagination riche de leurs valeurs démocratiques, mais la réalité les désillusionne. Nous espérons que les États-Unis développeront une compréhension correcte d’eux-mêmes et des autres, abandonneront le jeu à somme nulle et la mentalité de guerre froide, apprendront sérieusement à s’entendre avec les autres pays sur la base de l’égalité et du respect réciproque, et assumeront réellement la responsabilité importante de grands pays pour la paix et le développement dans le monde qui leur incombe.

Agence de presse Xinhua : Des médias étrangers ont récemment dévoilé des photos d’un centre de détention provisoire à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, montrant des enfants dormant entassés sur de fines couvertures, et en pénurie de nourriture et de vêtements. Des critiques estiment que les États-Unis traitent les immigrants de manière très inhumaine avec la séparation des enfants de leurs parents, et accusant l’administration de ne pas autoriser les médias à entrer dans le centre de détention pour faire des interviews, et de n’oser pas faire face à de telles crises humanitaires. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Hua Chunying : J’ai également vu les photos concernées, et elles sont vraiment attristantes. Cela prouve une fois de plus que la prétendue « séparation forcée de la chair et du sang » n’a pas eu lieu en Chine, mais aux États-Unis.

Selon des médias américains, 21 personnes sont mortes dans les centres américains de détention d’immigrants en 2020. Sur les plus de 266 000 enfants immigrants détenus par l’administration américaine ces dernières années, plus de 25 000 ont été détenus pendant plus de 100 jours, près de 1 000 ont passé plus d’un an dans des refuges, et beaucoup ont été détenus pendant plus de 5 ans.

Je ne sais pas si les États-Unis mèneraient une enquête approfondie sur les affaires concernées et traduiraient les personnes concernées en justice ? La partie européenne imposera-t-elle des sanctions aux États-Unis pour leur violation des droits de l’homme ?

Kyodo News : Selon des reportages, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a lancé deux objets volants non identifiés aujourd’hui. Quels sont les commentaires de la Chine sur les deux lancements de la RPDC en une semaine ?

Hua Chunying : J’ai remarqué la situation concernée. Le maintien de la paix et de la stabilité dans la Péninsule coréenne et le règlement des problèmes par le dialogue et la consultation sont conformes aux intérêts communs de toutes les parties concernées et aux attentes générales de la communauté internationale. La Chine a toujours appelé toutes les parties concernées à avancer dans le même sens, à travailler ensemble pour faire durer la situation paisible de la péninsule, à promouvoir le processus de règlement politique de la question de la péninsule, et à faire des efforts actifs pour parvenir à la paix et la stabilité à long terme dans la péninsule et dans la région.

China News Service : Selon des reportages, le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation de la République du Congo a annoncé le 23 mars les résultats préliminaires de l’élection présidentielle du 21 mars, selon lesquels le candidat du parti au pouvoir Parti congolais du travail (PCT) et Président sortant Denis Sassou Nguesso a remporté le premier tour de l’élection avec 88,57 % des voix. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous avons noté les reportages concernés. Nous félicitons la République du Congo pour la tenue réussie de ses élections présidentielles et le Président Sassou pour sa réélection. Nous sommes convaincus que sous la direction du Président Sassou, le peuple de la République du Congo réalisera de nouveaux accomplissements plus grands sur la voie du développement et du redressement.

La République du Congo est pays ami traditionnel et partenaire important de la Chine en Afrique. Depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques il y a plus d’un demi-siècle, les deux parties ont toujours fait preuve de solidarité face à toutes les épreuves et se sont toujours comprises et se sont soutenues mutuellement et fermement sur les questions concernant les intérêts vitaux et les préoccupations majeures de l’autre partie. La Chine est prête à continuer de travailler avec la République du Congo pour mettre en œuvre le consensus atteint entre les dirigeants des deux pays et porter le partenariat stratégique global entre la Chine et la République du Congo à un nouveau palier.

Reuters : Facebook a déclaré hier soir qu’il avait empêché une attaque lancée par un groupe de hackers en Chine contre des Ouïgours à l’étranger. Quelles mesures la Chine prendra-t-elle pour garantir la protection des étrangers contre les cyberattaques provenant de l’intérieur du pays ?

Hua Chunying : La prémisse de votre question est problématique elle-même. Vous avez dit que c’était une attaque contre des étrangers qui provenait de l’intérieur de la Chine, y a-t-il des preuves ?

Journaliste :C’est Facebook qui a déclaré que la source de l’attaque provenait de la Chine, pas moi.

Hua Chunying : Alors, où sont les preuves de Facebook ? Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, le traçage des cyberattaques est une question très complexe, dont la nature doit être déterminée sur la base de preuves suffisantes.

BBC : Lundi, en réponse à l’imposition de sanctions par l’UE à la Chine en raison des questions liées au Xinjiang, la Chine a annoncé ses sanctions contre les individus et entités concernés de la partie européenne. La Chine prendra-t-elle des contre-mesures similaires à l’encontre d’autres pays qui ont sanctionné la Chine, tels que le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis ?

Hua Chunying : Un journaliste canadien a également posé cette question l’autre jour. J’ai le sentiment que vous êtes tous impatients de voir la Chine mettre en place des contre-mesures contre les pays qui ont violé les intérêts et la dignité de la Chine.

En ce qui concerne les sanctions unilatérales imposées par l’UE aux individus et entités concernés de la Chine sur la base des mensonges et de fausses informations sous prétexte de soi-disant questions des droits de l’homme au Xinjiang, la Chine a exprimé à plusieurs reprises sa position solennelle et annoncé l’imposition de sanctions aux individus et entités qui avaient porté gravement atteinte à la souveraineté et aux intérêts de la Chine et diffusé des mensonges et de fausses informations de façon malveillante. La position de la Chine est très claire. Nous donnerons une réponse nécessaire, légitime et juste à toute parole ou tout acte visant à diffamer et attaquer la Chine de manière malveillante et à compromettre sa souveraineté, ses intérêts et sa dignité. Je dois souligner que la Chine n’a jamais pris l’initiative de provoquer les autres. Nous n’attaquerons pas sauf si nous sommes attaqués, et si nous sommes attaqués, nous contre-attaquerons certainement.

CGTN : Le Chargé d’affaires a.i. de la Mission permanente des États-Unis auprès de l’Office des Nations Unies à Genève a déclaré le 24 mars qu’il espérait que le groupe d’experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Wuhan avait eu accès aux données brutes et aux personnes permettant une évaluation indépendante, et que le rapport à publier par le groupe d’experts serait basé sur des études scientifiques de manière à mieux préparer les réponses aux pandémies du futur. La partie américaine estimait que le groupe d’experts aurait besoin de mener une étude plus approfondie et peut-être aussi d’effectuer une deuxième visite en Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Chaque fois que les études conjointes sur le traçage de l’origine du virus arrivent à un moment crucial, certaines personnes du côté américain commencent à faire des commentaires déplacés même si elles ne sont ni des scientifiques ni des experts en santé. Il est on ne peut plus évident qu’il s’agit d’une manipulation politique.

Plusieurs membres du groupe d’experts de l’OMS ont affirmé avoir mené des discussions amples et franches sur la question des données avec la partie chinoise et avoir eu accès aux données clés tout au long de l’étude conjointe en Chine pour tracer l’origine du virus. Ils ont ressenti la confiance et l’ouverture de la Chine. Peter Daszak, membre du groupe d’experts, a dit lors d’une interview accordée aux médias américains que dans un contexte où le traçage de l’origine du virus était gravement politisé, les membres du groupe d’experts avaient pu communiquer de manière approfondie avec des sommités de l’Institut de virologie de Wuhan ainsi que d’autres instituts. Il a avoué que le niveau d’ouverture de la Chine était surprenant. Cela montre parfaitement que la Chine a fourni un soutien maximal à cette coopération en matière de traçage de l’origine du virus et que le groupe d’experts internationaux a obtenu des informations suffisantes et nécessaires. Les experts sont allés à tous les endroits qu’ils voulaient visiter et ont vu tous ceux qu’ils voulaient rencontrer.

Le travail concernant le rapport sur le traçage s’effectue depuis toujours entre des experts chinois et internationaux. Nous n’avons aucune information sur le contenu spécifique du rapport, le progrès de la traduction en chinois ou la date de publication. Tout cela dépend des discussions entre les experts chinois et étrangers. Je tiens à souligner à nouveau que la Chine adopte toujours une attitude ouverte, transparente et honnête sur le traçage du virus. Celui-ci est une question scientifique complexe qui implique de nombreux pays et régions et qui nécessite une coopération des scientifiques du monde entier. Toutes les parties doivent adopter une attitude scientifique et laisser ce travail professionnel du traçage du virus aux experts, au lieu de s’y ingérer, d’en faire un battage médiatique ou de créer des cacophonies.

Vous venez de mentionner que le Chargé d’affaires a.i. de la Mission permanente des États-Unis auprès de l’Office des Nations Unies à Genève trouvait qu’il serait nécessaire pour le groupe d’experts de retourner en Chine pour mener une étude plus approfondie. Comme je l’ai indiqué tout à l’heure, la Chine adopte toujours une attitude ouverte, transparente et honnête sur le traçage du virus et notre coopération avec le groupe d’experts se déroule bien. Maintenant que le groupe d’experts de l’OMS a déjà visité la Chine, notamment Wuhan et l’Institut de virologie de Wuhan, et que certains médias dont des médias américains sont allés sur place pour des interviews, je me demande quand la partie américaine peut être aussi ouverte et transparente que la Chine en ce qui concerne le traçage de l’origine du virus. Quand les États-Unis inviteront-ils le groupe d’experts internationaux à y effectuer une enquête et des recherches ? Quand ouvriront-ils le Fort Detrick aux experts internationaux et aux médias pour des visites, des enquêtes et des études ? Les États-Unis ne doivent-ils pas faire quelque chose de leur part ?

Reuters : Les autorités américaines de réglementation des valeurs mobilières ont adopté mercredi de nouvelles mesures demandant aux entreprises étrangères de respecter les normes d’audit américaines, sinon elles se verraient radier des bourses américaines. De plus, la partie américaine a demandé aux entreprises étrangères de divulguer leurs relations avec les gouvernements. Ces mesures concernées sont une menace pour les entreprises chinoises cotées aux États-Unis. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Le prétendu Acte sur la responsabilité des entreprises étrangères publié précédemment par la partie américaine, qui contient des dispositions de discrimination évidente à l’encontre des entreprises chinoises, n’est rien d’autre qu’une répression politique injustifiée contre les entreprises chinoises cotées aux États-Unis. L’Acte a gravement déformé les normes fondamentales de l’économie de marché que les États-Unis ont toujours vantée et privé les investisseurs et le public américains des opportunités de partager les dividendes du développement des entreprises chinoises. En fin de compte, cela ne fera que nuire au statut international du marché des capitaux américain et aux intérêts propres de la partie américaine. Les mesures que vous avez mentionnées sont une initiative concrète de plus des États-Unis pour réprimer les entreprises chinoises. La Chine s’y oppose fermement.

Nous exhortons la partie américaine à cesser de politiser la réglementation des valeurs mobilières, à mettre fin à leurs actes discriminatoires à l’encontre des entreprises chinoises, et à fournir un environnement d’affaires équitable, juste et non discriminatoire aux entreprises de tous les pays, y compris celles de la Chine, pour être cotées aux États-Unis.

RIA Novosti : Le 23 mars, le Président ukrainien a signé un ordre sur la fabrication des moteurs d’aéronefs du pays. Son entrée en vigueur signifie que toutes les entreprises de l’industrie aéronautique de l’Ukraine, y compris Motor Sich, dans laquelle la partie chinoise a investi, seront nationalisées. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : Nous avons remarqué les reportages concernés. Nous demandons à la partie ukrainienne de préserver, conformément à la loi, les droits et intérêts légaux des entreprises et investisseurs chinois et de gérer adéquatement les questions concernées.

Beijing Youth Daily : Selon des reportages, le 23 mars, en ce qui concerne les sanctions de l’UE contre la Chine pour des questions de droits de l’homme au Xinjiang, le Secrétaire général du gouvernement japonais Katsunobu Kato a déclaré que le Japon avait également exprimé de sérieuses préoccupations concernant la situation des droits de l’homme au Xinjiang. Le même jour, le Ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a déclaré que le Japon avait le même avis que l’UE et qu’il était profondément préoccupé par la situation actuelle des droits de l’homme en Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine a déjà déclaré sa position solennelle sur les sanctions déraisonnables imposées par l’UE aux personnes et entités chinoises concernées sur la base de mensonges et de fausses informations. Le fait que la partie japonaise exprime également ses préoccupations à cet égard me surprend un peu.

Les préoccupations du Japon concernant la prétendue question des droits de l’homme au Xinjiang reposent complètement sur des rumeurs, des mensonges et de fausses informations. Cependant, les crimes odieux commis par le Japon contre la Chine et ses voisins asiatiques pendant la Seconde Guerre mondiale sont des faits historiques solides et accablants. Les personnalités japonaises concernées se disent préoccupées par les droits de l’homme, mais ont-elles oublié l’histoire ? La guerre d’agression japonaise contre la Chine a tué ou blessé plus de 35 millions de Chinois et le massacre de Nanjing a causé à lui seul plus de 300 000 morts. Le Sanctuaire Yasukuni à Tokyo consacre toujours les criminels de guerre de classe A de la Seconde Guerre mondiale, et la partie japonaise entretient toujours le flou sur le crime humanitaire consistant à recruter de force des « femmes de réconfort ». Comment de tels comportements du Japon peuvent-ils montrer son respect des droits de l’homme ? Je ne voulais pas mentionner cette période de l’histoire, mais comme la partie japonaise a exprimé sa préoccupation sur les soi-disant problèmes de droits de l’homme de la Chine en se fondant sur des mensonges et des rumeurs, je dois lui rappeler qu’il reste cette période d’histoire qu’elle doit regarder en face et sur laquelle elle doit réfléchir profondément. Nous espérons que le Japon fera preuve de prudence dans ses paroles et ses actes, mettra fin aux accusations et diffamations déraisonnables contre la Chine sur la base de mensonges et de rumeurs, et s’abstiendra de suivre les États-Unis dans des attaques sans raison contre la Chine simplement parce qu’il est un allié américain. Ce n’est pas dans l’intérêt de la partie japonaise.

Reuters : Toujours une question sur H&M. Ce matin, j’ai lu des commentaires sur Internet qui disaient que H&M « se suiciderait » par la publication de sa déclaration. Le gouvernement chinois partage-t-il cette opinion ? Si d’autres entreprises parlent des questions de droits de l’homme à l’intérieur ou à l’extérieur de la Chine, cela constituera-t-il un « acte de suicide » pour leurs affaires en Chine ?

Hua Chunying : Je viens d’exposer mon point de vue. Les pays occidentaux encouragent toujours les Chinois à parler librement, mais pourquoi sont-ils inquiets, nerveux et anxieux lorsque les Chinois, y compris les internautes chinois, disent franchement ce qu’ils pensent et ce qu’ils ressentent ? Ne sont-ils pas hypocrites en prêchant la liberté d’expression ?

Les internautes chinois ont le droit d’exprimer leurs sentiments. Les Chinois attachent une grande importance à l’honneur et à la dignité de leur pays. Je voudrais aussi vous dire que ce n’est pas du nationalisme, mais patriotisme sincère, parce que les personnes intègres ne toléreront pas l’atteinte portée sans scrupule aux intérêts et à la dignité de leur propre pays par certains étrangers mal intentionnés. De plus, puisque vous êtes en Chine, vous devez savoir que les accusations sur les violations des droits de l’homme par la Chine sont extrêmement absurdes. Je pense donc qu’il est très naturel et normal que les Chinois se sentent offensés.

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