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Conférence de presse du 28 juin 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021-06-28

À l'invitation du Ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio dont le pays assume la présidence tournante du G20, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi participera par liaison vidéo à la réunion des Ministres des Affaires étrangères du G20 le 29 juin. La réunion abordera des sujets tels que le multilatéralisme et la gouvernance mondiale.

CCTV : Vous venez d'annoncer que le Conseiller d'État Wang Yi participerait à la réunion des Ministres des Affaires étrangères du G20, pourriez-vous fournir plus de détails concernant la participation du Conseiller d'État Wang Yi à la réunion et les résultats attendus ?

Wang Wenbin : Dans les circonstances actuelles, il est très important de pratiquer le multilatéralisme et de contribuer à l'amélioration de la gouvernance économique mondiale. En tant que principal forum pour la coopération économique internationale, le G20 devrait jouer un rôle d'orientation plus important dans la promotion de la lutte mondiale contre la pandémie de COVID-19 ainsi que de la reprise économique mondiale. La Chine espère qu'à travers cette réunion des Ministres des Affaires étrangères, toutes les parties seront encouragées à faire rayonner l'esprit du partenariat, à renforcer la solidarité et la coopération, et à envoyer un signal fort au monde extérieur en matière d'orientation de la lutte antiépidémique mondiale, de reprise économique mondiale, d'amélioration de la gouvernance économique mondiale et de promotion d'un développement inclusif et durable afin de jeter une base au succès du Sommet de Rome et d'insuffler de la confiance et une impulsion à la victoire mondiale rapide contre la COVID-19 ainsi qu'à la réalisation d'une reprise économique régulière.

AFP : Le Premier Ministre italien a déclaré vendredi que la situation au Chili démontrait que le vaccin chinois Sinovac contre la COVID-19 « s'est révélé inadéquat ». Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ?

Wang Wenbin : La Chine attache depuis toujours une grande importance à la sûreté et à l'efficacité des vaccins. Les entreprises chinoises de recherche et de développement (R&D) de vaccins ont fait tout leur possible pour faire progresser la R&D de vaccins dans le strict respect des lois scientifiques et des exigences réglementaires, et se sont engagées activement dans la coopération internationale en la matière. L'OMS a déjà approuvé l'inscription des vaccins chinois concernés sur sa liste d'utilisation d'urgence, ce qui témoigne pleinement de la sûreté et de l'efficacité des vaccins chinois ainsi que de leurs voies techniques.

Nous avons également remarqué que depuis un certain temps, de nombreux gouvernements et institutions sanitaires sur la scène internationale ont fait des commentaires positifs sur la sûreté et l'efficacité des vaccins chinois. Les sondages réalisés dans certains pays ont aussi montré que les résidents locaux avaient pleine confiance dans les vaccins chinois.

La Chine continuera d'apporter une contribution tangible à l'accès équitable aux vaccins dans les pays en développement.

Global Times : Nous avons pris note des reportages récents selon lesquels les experts américains du Groupe de travail spécial en charge du traçage de l'origine du virus du Comité sur la pandémie de COVID-19 de la revue médicale prestigieuse The Lancet ont été « menacés », et il y a même des « pressions » qui forcent le Président de ce Groupe à demander aux experts d'abandonner la théorie selon laquelle « la chauve-souris est l'hôte naturel du nouveau coronavirus » qui est bien appuyée par des preuves scientifiques, et de soutenir l'hypothèse de « fuite de laboratoire ». Certains experts du Groupe de travail pourraient être obligés de démissionner afin de défendre la position scientifique à laquelle ils s'attachent. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères ?

Wang Wenbin : J'ai remarqué des reportages concernés. J'ai également noté que les États-Unis avaient demandé l'arrêt des recherches scientifiques sur les premiers cas de la COVID-19 dans le pays, estimant que cela n'était pas favorable pour les États-Unis. Tout cela a une fois de plus révélé que les États-Unis faisaient semblant de promouvoir le traçage scientifique de l'origine pour, en réalité, faire des manipulations politiques en instrumentalisant la pandémie, et qu'ils prétendaient s'employer à empêcher une autre flambée de l'épidémie pour, en réalité, rejeter leurs responsabilités sur la Chine.

Le traçage de l'origine du virus est une question scientifique sérieuse, lequel doit être mené conjointement par les scientifiques du monde entier. Cependant, depuis quelque temps, certaines personnes aux États-Unis, au mépris de la science et des faits, ont prôné une enquête dirigée par une agence de renseignements. Maintenant, ils tentent de jouer de sales tours contre la communauté scientifique internationale, essayant de forcer les scientifiques à se tourner et à céder à leur hégémonie, à leur intimidation et à leur coercition. Il s'agit d'un préjudice et d'une atteinte à l'esprit de la science, d'une perturbation et d'une destruction de la coopération internationale en matière de traçage, et d'un défi et d'une profanation de la justice de l'humanité. L'approche américaine consistant à politiser le traçage de l'origine du virus n'est ni morale ni populaire et est vouée à l'échec.

Nous exhortons une fois de plus la partie américaine à cesser immédiatement d'utiliser le traçage de l'origine du virus pour se livrer à des manipulations politiques, à retirer leurs sales tours joués contre la communauté scientifique et, à inviter, dans une attitude scientifique et transparente, des experts de l'OMS aux États-Unis pour effectuer des études pour le traçage et donner une explication responsable sur la situation réelle de Fort Detrick et de leurs plus de 200 laboratoires biologiques à travers le monde.

Bloomberg : Selon des sources d'information, l'Inde a envoyé au moins 50 000 soldats supplémentaires vers sa frontière avec la Chine, élevant le nombre total de ses soldats déployés sur la frontière sino-indienne à environ 200 000, soit une augmentation d'environ 40% par rapport à l'année dernière. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : La situation frontalière actuelle sino-indienne fait preuve d'une stabilité générale et les deux parties restent en négociation pour le règlement des incidents frontaliers. Dans ce contexte, les paroles et les actions prises par les officiers militaires et les hommes politiques concernés, ainsi que les opérations de déploiement militaire doivent contribuer à la désescalade et à l'apaisement de la situation, et au renforcement de la confiance mutuelle, au lieu d'aller dans le sens inverse.

Beijing Daily : Selon des reportages, Danielle Anderson, ancien professeur adjoint à l'École de médecine Duke–NUS (Université nationale de Singapour) de Singapour qui avait travaillé à l'Institut de Virologie de Wuhan, a récemment dit qu'elle était étonnée d'avoir appris la description du laboratoire et les attaques contre des scientifiques faites par certains médias en dehors de la Chine. Elle s'est dite convaincue que le virus n'avait pas été créé pour infecter les êtres humains ou libéré intentionnellement. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Chine a souligné à plusieurs reprises que le traçage de l'origine du virus était une question scientifique qui ne devait pas être politisée. De nombreux scientifiques de la communauté internationale ayant une position scientifique, raisonnable et objective, dont le professeur adjoint Danielle Anderson que vous avez mentionné, s'opposent clairement à la politisation du traçage de l'origine du virus par certaines personnes aux États-Unis.

Mme Anderson a affirmé qu'il y avait des protocoles et des exigences stricts à l'Institut de Virologie de Wuhan. Minutieusement conçu, le processus d'entrée et de sortie du laboratoire est très complexe. En réponse au reportage de Wall Street Journal selon lequel trois chercheurs du laboratoire ont été hospitalisés pour des symptômes pseudo-grippaux en novembre 2019, elle a signalé que parmi tous ceux qu'elle connaissait à l'Institut de Virologie de Wuhan, personne n'était malade avant la fin de 2019.

En outre, nous avons également constaté que Massimo Galli, directeur du département des maladies infectieuses de l'Hôpital Luigi Sacco de Milan en Italie, a indiqué devant la Commission des Affaires sociales de la Chambre des députés de l'Italie que la COVID-19 était « un virus inconnu sans aucun signe de génie génétique à l'intérieur » et que la théorie de la « fuite de laboratoire » n'avait aucun fondement scientifique. M. Galli et trois autres experts italiens, à savoir le professeur Massimo Ciccozzi de l'Université de Rome « Campus bio-médical », Fausto Baldanti, responsable du laboratoire de virologie de la Polyclinique San Matteo de Pavie, et Giuseppe Ippolito, expert de l'Institut national des maladies infectieuses Lazzaro Spallanzani, croient tous que « la transmission du virus est à 99% un phénomène naturel ».

Les faits ont prouvé à maintes reprises que l'accusation sur « la fuite de la COVID-19 d'un laboratoire à Wuhan » portée par certaines personnes aux États-Unis n'avait aucune base factuelle. Nous exhortons une fois de plus les États-Unis à respecter les faits et la science, à cesser immédiatement de politiser le traçage de l'origine du virus, à donner sans tarder une explication responsable pour répondre aux préoccupations de la communauté internationale concernant Fort Detrick et les plus de 200 laboratoires biologiques américains dans le monde, et à inviter les experts de l'OMS à mener une étude pour le traçage de l'origine du virus aux États-Unis dans le plus bref délai.

Nikkei : Pourquoi le Conseiller d'État Wang Yi participera-t-il à la réunion des Ministres des Affaires étrangères du G20 par liaison vidéo ? Y aura-t-il des Vice-Ministres des Affaires étrangères ou d'autres fonctionnaires du Ministère ?

Wang Wenbin : C'est une disposition prévue que le Conseiller d'État Wang Yi participera à la réunion des Ministres des Affaires étrangères du G20 par liaison vidéo. En ce qui concerne la participation d'autres fonctionnaires du Ministère des Affaires étrangères, veuillez continuer à suivre ce dossier et nous publierons les informations en temps opportun.

CCTV : Selon des reportages, le 25 juin, premier projet de réseau électrique dans le Corridor économique Chine-Pakistan (CECP), le projet de transport d'électricité de courant continu de ±660kV entre Matiari et Lahore, construit par l'entreprise State Grid Corporation of China, a commencé à transporter de l'électricité. Il s'agit de la première ligne de courant continu pour transporter de l'électricité du Sud vers le Nord du Pakistan, qui peut répondre à la demande d'électricité d'environ 10 millions de foyers à Lahore et dans le Nord du pays. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Le CECP est un important projet pilote dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route ». Depuis son lancement, il a réalisé des progrès significatifs dans divers domaines, y compris l'énergie, ce qui a non seulement donné une forte impulsion à l'accélération du développement économique et social du Pakistan, mais également joué un rôle positif dans la promotion de l'interconnexion régionale. Le projet de transport électrique de courant continu Matiari-Lahore sert d'exemple vivant de l'amélioration du bien-être de la population et du développement économique du Pakistan poussés par le CECP. Ce projet permettra à un plus grand nombre de Pakistanais d'avoir accès à une électricité stable et de qualité, et revêt une grande signification pour le règlement du goulet d'étranglement de la transmission d'électricité du Sud vers le Nord et l'optimisation du réseau électrique du Pakistan.

Je tiens à souligner que l'Initiative « la Ceinture et la Route » a été proposée par la Chine, mais les opportunités offertes et les résultats obtenus dans le cadre de cette initiative bénéficient à toutes les parties et au monde entier. À ce jour, la Chine a signé avec 140 pays des documents de coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route ». Le volume accumulé des échanges commerciaux entre la Chine et ses partenaires de l'Initiative « la Ceinture et la Route » a dépassé 9 200 milliards de dollars américains. L'Initiative « la Ceinture et la Route » est devenue la plateforme de coopération internationale la plus vaste et la plus grande du monde. La Chine est prête à travailler main dans la main avec les autres pays, dont le Pakistan, pour continuer à mener une coopération de qualité dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route », offrir plus d'opportunités à toutes les parties et partager davantage de dividendes avec elles.

The Paper : Selon des reportages, des diplomates anonymes de pays occidentaux ont dit que si l'Ukraine s'était retirée le 24 juin de la déclaration conjointe anti-Chine initiée par le Canada au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, c'était à cause de la pression que la Chine exerçait sur celle-ci. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères ?

Wang Wenbin : L'Ukraine a retiré son soutien à la déclaration conjointe anti-Chine, ce qui est une décision indépendante prise par un État indépendant et souverain. La partie chinoise a déjà exposé sa position de principe à cet égard.

Je voudrais également vous informer d'un autre fait. Récemment, le Président de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine Milorad Dodik a aussi publié ouvertement une déclaration, affirmant que la signature de la Bosnie-Herzégovine sur la soi-disant déclaration anti-Chine promue par le Canada lors de la 47e session du Conseil des droits de l'homme était illégale, et qu'il soutenait pleinement l'intégrité territoriale de la Chine et toutes ses actions prises pour sauvegarder sa souveraineté.

Je tiens à souligner ici que le fait que le Canada et d'autres pays ont fait une déclaration conjointe au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour attaquer et calomnier la Chine constitue en soi un acte injuste et impopulaire d'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine sous la bannière des droits de l'homme. La décision de la partie ukrainienne est conforme aux buts de la Charte des Nations Unies et aux normes fondamentales régissant les relations internationales. Nous l'avons bien saluée.

J'ai aussi noté qu'en février dernier, lorsque le Canada avait lancé la prétendue « Déclaration contre la détention arbitraire », certains pays dont le Bénin avaient indiqué clairement qu'ils n'avaient pas participé à la « déclaration » canadienne, mais avaient été inscrits de force par le Canada sur la liste des cosignataires. Les États-Unis et d'autres pays ont aussi déployé toutes sortes de moyens méprisables pour faire pression sur les pays en développement, et ont même recouru à des menaces de couper leur aide et de sanctionner leurs fonctionnaires pour les forcer à ne pas soutenir la Chine. Certains pays ont souligné que les États-Unis n'avaient d'autre but que de contrôler et de contenir les autres pays, et que ceux qui osaient désobéir à eux feraient l'objet de contre-mesures de sanction et de répression. De tels actes égoïstes et contraires à la déontologie diplomatique ainsi qu'aux normes régissant les échanges internationaux révèlent pleinement la nature de la « diplomatie barbare » menée par les États-Unis et le Canada et doivent être condamnés.

Les pays qui répandent des mensonges et des rumeurs sur la Chine ne peuvent pas faire face au fait que chaque fois qu'une poignée de pays diffament et attaquent la Chine sous prétexte de droits de l'homme, la majorité des pays se lèvent toujours pour défendre la justice et la vérité. En juillet 2019, les représentants permanents de plus de 50 pays à Genève ont conjointement envoyé une lettre au Président du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme pour saluer les réalisations de la Chine en matière de lutte contre le terrorisme, de déradicalisation et de protection des droits de l'homme. En octobre 2019, plus de 60 pays ont pris la parole lors de la réunion de la Troisième Commission de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies pour applaudir les progrès considérables réalisés par le Xinjiang de la Chine dans le domaine des droits de l'homme. En mars dernier, 71 pays ont fait une déclaration commune lors de la 46e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour soutenir la position de la Chine sur les questions liées à Hong Kong. En juin dernier, plus de 90 pays ont fait une déclaration commune ou séparée en faveur de la Chine au Conseil des droits de l'homme, et le nombre de pays soutenant la Chine continue d'augmenter.

Les faits sont plus éloquents que les mots, et la justice se trouve dans le cœur de chacun. La poignée de pays qui instrumentalisent les questions de droits de l'homme pour s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine ne feront que se déshonorer.

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