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Conférence de presse du 9 juillet 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin
2021-07-09

À l'invitation du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères du Turkménistan Rachid Meredov, du Ministre des Affaires étrangères du Tadjikistan Sirojiddin Muhriddin et du Ministre des Affaires étrangères de l'Ouzbékistan Abdoulaziz Kamilov, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi se rendra en visite au Turkménistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan du 12 au 16 juillet et participera à la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS), à la réunion des Ministres des Affaires étrangères du « Groupe de contact OCS-Afghanistan » et à la réunion internationale de haut niveau ayant pour thème « L'Asie centrale et l'Asie du Sud : défis et opportunités pour la connectivité régionale ».

Agence de presse Xinhua : Veuillez présenter le contexte, les considérations et les attentes de la Chine concernant la visite du Conseiller d'État Wang Yi dans les trois pays d'Asie centrale et sa participation à la réunion des Ministres des Affaires étrangères de l'OCS ainsi qu'à d'autres réunions multilatérales.

Wang Wenbin : Le Turkménistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan sont des pays voisins et amis, et des partenaires stratégiques de la Chine. En mai dernier, la deuxième réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Chine et des cinq pays d'Asie centrale s'est tenue avec succès à Xi'an, portant les relations entre la Chine et les pays d'Asie centrale à un nouveau niveau. Cette année marque le 20e anniversaire de la fondation de l'OCS, et son développement est confronté à de nouvelles opportunités. À l'heure actuelle, l'évolution de la situation en Afghanistan se trouve à un moment critique. Les États membres de l'OCS, tous voisins proches de l'Afghanistan, peuvent jouer un rôle positif dans la promotion du processus de la paix, de la réconciliation et de la reconstruction en Afghanistan. La promotion de la connectivité constitue non seulement une aspiration commune des pays d'Asie centrale et d'Asie du Sud, mais aussi une partie importante de la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route ».

Dans ce contexte, le prochain déplacement du Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi, dans un cadre à la fois bilatéral et multilatéral, sera une mission diplomatique importante visant à consolider l'amitié traditionnelle et la coopération avec les pays d'Asie centrale, à faire progresser le développement de l'OCS, à promouvoir la paix et la stabilité en Afghanistan et à renforcer la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route » et la construction de la connectivité.

Au cours de sa visite, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi rencontrera les dirigeants des trois pays d'Asie centrale, s'entretiendra avec ses homologues des trois pays, et participera à des événements multilatéraux, dont la réunion des Ministres des Affaires étrangères de l'OCS, et mènera des échanges amicaux avec les Ministres des Affaires étrangères des autres pays participants. Nous sommes convaincus que cette visite permettra certainement de mettre en œuvre de manière vigoureuse le consensus important atteint par le Président Xi Jinping et les dirigeants d'autres pays, d'approfondir la coopération bilatérale et multilatérale, de faire progresser la coopération de qualité dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route » et d'apporter une nouvelle contribution à la préservation de la paix et de la stabilité régionales.

China Arab TV : De nombreux étudiants des pays arabes souhaitent bien retourner en Chine pour leurs études. Quand la Chine autorisera-t-elle ces étudiants internationaux à revenir pour y faire leurs études ?

Wang Wenbin : Le gouvernement chinois attache toujours une grande importance à la question de la venue des étudiants étrangers en Chine, et envisagera de façon coordonnée le retour des étudiants étrangers en Chine pour la reprise des cours sur la base de la garantie de la sécurité sanitaire contre la COVID-19.

China Daily : Selon des reportages, récemment, un porte-parole du Département d'État américain a dit, dans sa réponse au sujet du refus des États-Unis de délivrer des visas aux étudiants chinois, que la mesure était fondée sur le décret présidentiel 10043 et que seuls moins de 2 % des demandeurs chinois étaient affectés. Selon lui, les États-Unis accueillent favorablement les étudiants internationaux, y compris ceux de la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : L'actuelle administration américaine prétend tout le temps valoriser l'ouverture aux étudiants internationaux, mais continue de considérer ce décret présidentiel plein de préjugés et de discrimination comme principe fondamental à suivre, ce qui est totalement incompatible avec le concept d'ouverture et de liberté dont les États-Unis se vantent et la déclaration de « l'accueil favorable aux étudiants chinois ». Cela revient à continuer d'inverser le cours de l'histoire.

La partie américaine affirme que la mesure susmentionnée affecte moins de 2 % des demandeurs chinois, mais selon une évaluation d'un rapport de l'Université de Georgetown aux États-Unis, chaque année, environ 3 000 à 5 000 étudiants chercheurs chinois dans des disciplines concernées qui envisagent d'étudier aux États-Unis seraient affectés par le décret présidentiel 10043, ce qui représente 16 % à 27 % du nombre total. Un grand nombre d'étudiants affectés par le décret présidentiel 10043 ont volontairement mis en place un site web pour raconter leurs expériences de refus de visa et appeler à la préservation de la liberté académique. Cela représente une voix à laquelle la partie américaine doit faire face.

Les échanges humains et culturels sont les fondements des relations sino-américaines, et les échanges académiques, éducatifs, scientifiques et technologiques en constituent une partie importante. Nous exhortons la partie américaine à faire face à cette question et à la réexaminer, à cesser de réprimer de façon injustifiée les étudiants chinois, et à protéger leurs droits et intérêts légaux.

Reuters : Mercredi soir, S&P Dow Jones Indices et FTSE Russell ont décidé d'exclure davantage d'entreprises chinoises de leurs indices. Auparavant, le dernier décret administratif américain a interdit les investissements nationaux dans des entreprises qui ont des liens présumés avec l'armée chinoise. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ? Est-il prévu de prendre des contre-mesures ?

Wang Wenbin : La Chine s'oppose fermement à ce que les États-Unis politisent les questions économiques et commerciales, et abusent du pouvoir d'État et du concept de sécurité nationale pour réprimer de façon injustifiée les entreprises chinoises. Les agissements concernés de la partie américaine violent gravement les règles économiques et commerciales internationales en vigueur, telles que la concurrence du marché dont elle se vante toujours, vont à l'encontre de la tendance de l'époque, et portent atteinte aux intérêts des investisseurs de tous les pays, ainsi qu'aux intérêts des États-Unis et à leur propre image.

Le marché des capitaux chinois s'ouvre chaque jour davantage. Certaines entreprises ne figurent pas dans des indices internationaux, mais cela n'empêche pas les investisseurs internationaux d'y investir par diverses manières et de partager les dividendes du développement de la Chine. L'exclusion d'entreprises chinoises de qualité par les indices concernés ne fera que réduire leur propre autorité et représentation, ce qui est leur propre perte.

PTI : Vous venez de répondre à deux questions concernant les étudiants étrangers, à savoir celle sur le retour en Chine des étudiants étrangers pour reprendre leurs études et celle sur le traitement discriminatoire par les États-Unis à l'encontre des étudiants chinois. Y a-t-il un agenda pour le retour des étudiants étrangers en Chine ?

Wang Wenbin : Je viens de présenter la position de principe de la Chine sur la question du retour des étudiants étrangers en Chine. Nous attachons une grande importance à cette question. Sur la base de la garantie de la sécurité sanitaire contre la COVID-19, nous envisagerons de manière coordonnée le retour en Chine des étudiants étrangers pour reprendre leurs études. Dans le même temps, je tiens à souligner une fois de plus que la Chine décidera de manière coordonnée les mesures de prévention et de contrôle sur la base d'analyses scientifiques et en fonction de l'évolution de la situation épidémique. Nous sommes prêts à travailler activement à favoriser une mobilité humaine saine, sûre et ordonnée entre la Chine et l'étranger sur la base de la garantie de la sécurité sanitaire contre la COVID-19.

Quotidien du Peuple : Veuillez nous présenter brièvement les principales activités de la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'OCS et de la réunion des Ministres des Affaires étrangères du « Groupe de contact OCS-Afghanistan ». Quelles sont les attentes de la Chine sur ces réunions ?

Wang Wenbin : Au cours de la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'OCS, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi échangera des points de vue avec les Ministres des Affaires étrangères d'autres États membres de l'OCS sur les grandes questions internationales et régionales et la coopération de l'OCS dans divers domaines dans les circonstances actuelles afin de se préparer politiquement au Sommet de l'OCS de cette année.

Cette année marque le 20e anniversaire de la fondation de l'OCS. Au cours des deux dernières décennies, l'OCS a fermement mis à l'honneur « l'esprit de Shanghai » et a ouvert une voie de la coopération et du développement conforme aux réalités régionales et aux besoins de toutes les parties. Elle est devenue une force constructive majeure pour sauvegarder la sécurité et la stabilité régionales et promouvoir le développement et la prospérité de la région. L'OCS a également fait des explorations et de la pratique précieuses dans la construction d'un nouveau type de relations internationales et d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité.

À l'heure actuelle, dans le contexte marqué par l'enchevêtrement de la pandémie mondiale et des changements inédits depuis un siècle, l'OCS, en tant que nouveau type d'organisation internationale qui prône des concepts avancés, doit jouer un rôle plus important dans la réalisation de la paix et de la sécurité durables dans la région, la promotion de la reprise économique dans divers pays et la sauvegarde de l'équité et de la justice internationales. La Chine est disposée à travailler avec toutes les parties pour saisir l'opportunité favorable offerte par le 20e anniversaire de la fondation de l'OCS, approfondir la solidarité et la confiance mutuelle entre les États membres, dégager un nouveau consensus sur la coopération entre toutes les parties, promouvoir de manière globale la coopération dans divers domaines de l'organisation et insuffler une forte impulsion au développement et au renouveau des pays de la région.

Les États membres de l'OCS ont convenu d'organiser la réunion des Ministres des Affaires étrangères du « Groupe de contact OCS-Afghanistan » en connexion avec la réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'OCS. Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi échangera des points de vue avec les Ministres des Affaires étrangères d'autres États membres de l'OCS et le Ministre afghan des Affaires étrangères sur la promotion de la sécurité et de la stabilité régionales ainsi que du processus de paix et de réconciliation en Afghanistan et l'approfondissement de la coopération entre l'OCS et l'Afghanistan. Les Ministres des Affaires étrangères des États membres publieront une déclaration commune pour exposer leur position unanime sur la question afghane.

Dans le contexte du retrait des armées américaines et de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) d'Afghanistan en peu de temps et de l'évolution complexe de la situation afghane, cette réunion sera d'une importance majeure pour répondre adéquatement à l'évolution de la situation afghane dans l'« ère après le retrait »», faire avancer conjointement le processus de paix et de réconciliation en Afghanistan, intensifier la lutte contre les « trois fléaux » (le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme) et maintenir effectivement la sécurité et la stabilité régionales. La Chine entend travailler avec tous les autres participants pour faire jouer pleinement le rôle du « Groupe de contact OCS-Afghanistan » et faire en sorte que l'OCS contribue davantage, par la « force de l'OCS », à maintenir la stabilité, à mettre fin au chaos, et à réaliser la paix et la reconstruction en Afghanistan.

Reuters : Selon deux sources d'information citées par Reuters, l'administration Biden ajoutera, à partir de vendredi au plus tôt, au moins 10 entreprises et entités chinoises à sa « liste des entités », sous prétexte de violation des droits de l'homme au Xinjiang et d'activités de surveillance par le truchement de haute technologie. La Chine en est-elle au courant et a-t-elle un commentaire à faire à ce sujet ?

Wang Wenbin : La prétendue « liste des entités » de la partie américaine est en fait un outil pour réprimer les entreprises et industries spécifiques chinoises sous prétexte des droits de l'homme, ainsi qu'un instrument dont la partie américaine se sert pour déstabiliser le Xinjiang et contenir la Chine. La Chine s'y oppose fermement.

La Chine prendra toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder résolument les droits et intérêts légaux des entreprises chinoises et contrecarrer résolument les tentatives de la partie américaine visant à s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine.

Global Times : Selon des reportages, le 8 juillet, l'exposition sur les « femmes de réconfort » tenue à Nagoya au Japon a dû être fermée après que le personnel avait reçu un colis soupçonné de contenir un engin explosif. La « Statue de la Paix » qui symbolise les « femmes de réconfort » victimes et beaucoup d'autres objets y ont été exposés. Tout en attirant de nombreux visiteurs, cette exposition a une fois encore fait l'objet de l'opposition et du boycottage des forces de la droite du Japon. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous avons noté les reportages concernés. L'enrôlement forcé de « femmes de réconfort » a été un grave crime contre l'humanité commis par le militarisme japonais pendant les guerres d'agression du Japon contre d'autres pays. C'est un fait établi avec de solides preuves indéniables qui est reconnu et enregistré explicitement dans des documents historiques, tels que « le procès-verbal de la cour martiale temporaire à Batavia » et les jugements du Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient.

Mais certaines forces du Japon persistent toujours dans des perceptions erronées sur les questions historiques. Leurs actes constituent un grand manque de respect pour les victimes et tentent de nier, de déformer et même d'embellir l'histoire d'agression pour minimiser et fuir la culpabilité. Ces forces doivent être condamnées par la justice et la conscience.

L'histoire est le meilleur manuel. Si le Japon refuse d'y faire face et d'engager une réflexion profonde, il ne sera jamais libéré de ce fardeau lourd. La moralité et les responsabilités qu'il ne cesse de répéter ne seront jamais vraiment reconnues par la société internationale.

CCTV : La 47e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies se tient à Genève. Nous avons remarqué que la Chine s'était exprimée à plusieurs reprises lors de cette session, critiquant les graves problèmes de droits de l'homme dans des pays occidentaux. Certains pays occidentaux disent que la Chine aurait modifié sa position contre la « diplomatie du microphone » et l'ingérence dans les affaires intérieures d'autrui. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Chine et d'autres pays en développement ont exprimé à plusieurs reprises leurs préoccupations sur la situation des droits de l'homme dans certains pays occidentaux au cours de la 47e session du Conseil des droits de l'homme, en les exhortant à prendre des mesures concrètes pour résoudre leurs propres graves problèmes en matière de droits de l'homme et en s'opposant à leur politisation des questions de droits de l'homme et à leur politique de « deux poids deux mesures ». Il s'agit d'un appel à la justice.

Je tiens à souligner que ce sont ces pays occidentaux qui, pour des motifs politiques, utilisent les droits de l'homme comme prétexte pour exercer des pressions sur les autres pays et s'ingérer dans leurs affaires intérieures en se basant sur de fausses informations, des mensonges et des rumeurs. Ce sont ces pays occidentaux qui, d'un air condescendant, montrent du doigt la situation des droits de l'homme dans les pays en développement et les déshonorent de façon flagrante. De tels actes empoisonnent l'atmosphère de coopération au sein du Conseil des droits de l'homme et violent les buts et principes de la Charte des Nations Unies. Ils prétendent tout le temps accueillir favorablement les critiques, mais lorsque la Chine et d'autres pays en développement expriment des préoccupations raisonnables à l'égard de leur situation en matière de droits de l'homme, ils se sentent extrêmement mal à l'aise et refusent même d'accepter les faits. En outre, ils accusent la Chine de « diplomatie du microphone » et d'« ingérence dans les affaires intérieures d'autrui ». Cette pratique typique du « deux poids deux mesures » révèle pleinement leur arrogance, leurs préjugés et leur hypocrisie profondément enracinés.

Pourquoi ferment-ils les yeux sur la discrimination systémique exercée par certains pays occidentaux à l'encontre des groupes minoritaires, notamment les personnes d'origine asiatique et africaine, sur la violation des droits des populations autochtones, sur les atteintes aux droits de l'homme commises à grande échelle dans les centres de détention pour immigrés, sur le meurtre aveugle de civils innocents lors d'opérations militaires à l'étranger, sur les pertes en vies civiles massives et les déplacements de civils causés par des interventions militaires, sur les graves violations des droits de l'homme résultant de mesures coercitives unilatérales et sur d'autres problèmes liés aux droits de l'homme ? Pourquoi ne critiquent-ils jamais ouvertement leurs partenaires sur ces questions devant le Conseil des droits de l'homme ? Pourquoi font-ils la sourde oreille aux critiques de la communauté internationale ? La communauté internationale voit clairement s'ils sont de véritables défenseurs des droits de l'homme ou s'ils ne font que les politiser.

La Chine conseille à ces pays occidentaux de répondre sérieusement aux préoccupations de la communauté internationale, de réfléchir profondément à leur propre bilan triste en matière de droits de l'homme, de faire face honnêtement à leurs propres problèmes de droits de l'homme et de les résoudre, et de cesser de chercher, mais en vain, à s'ingérer arbitrairement dans les affaires intérieures d'autrui sous prétexte des droits de l'homme et à nuire aux intérêts des autres pays sans en payer le prix.

Kyodo News : Nous avons appris que le cas de Cheng Lei, une citoyenne australienne soupçonnée d'avoir fourni illégalement des secrets d'État à des pays étrangers, a été transféré au parquet pour instruction et poursuites. Pourriez-vous confirmer cette information ?

Wang Wenbin : Nous avons maintes fois exprimé la position de principe de la Chine sur le cas de Cheng Lei. Soupçonnée d'avoir fourni illégalement des secrets d'État à l'étranger, la citoyenne australienne Cheng Lei a été arrêtée conformément à la loi. Cette affaire est en cours de traitement. La Chine est un État de droit et les autorités judiciaires chinoises traitent les affaires selon la loi. Tous les droits légaux de Cheng Lei sont pleinement protégés.

Shenzhen TV : Récemment, de nombreux médias australiens prestigieux ont publié des articles commémorant le 50e anniversaire de la visite de l'ancien Premier Ministre australien Gough Whitlam en Chine, y compris des articles écrits par M. Whitlam lui-même à l'époque sur ses observations et ses réflexions lors de la visite. M. Whitlam a estimé que c'était une réalité inévitable et objective que le Parti communiste chinois (PCC) était au pouvoir en Chine et que l'Australie devrait suivre la tendance de l'époque pour établir des relations diplomatiques avec la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous avons remarqué les reportages concernés. En juillet 1971, M. Gough Whitlam, en tête d'une délégation, a effectué une visite « brise-glace » en Chine en tant que chef du Parti travailliste australien, alors dans l'opposition. Il a apporté une contribution importante et indélébile à l'établissement et au développement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Australie. En repensant à cette visite « brise-glace » d'il y a 50 ans, des personnes de différents milieux en Australie ont affirmé que M. Whitlam avait fait preuve d'une grande sagesse politique, d'une confiance remarquable et d'un courage important en choisissant d'établir des relations diplomatiques avec la Chine, une décision fondée sur une pensée rationnelle de saisir et de suivre la tendance du temps. Ce qu'il a fait montre que l'Australie est plus que capable de diriger, plutôt que de suivre aveuglément, les autres pays dans les affaires internationales. Ces personnes ont appelé le gouvernement australien à gérer ses relations avec la Chine dans une même approche pragmatique et rationnelle.

Alors que les relations entre la Chine et l'Australie rencontrent de graves difficultés, ces pensées et appels devraient susciter une introspection sérieuse de la part du gouvernement australien. Les deux parties avaient plus de divergences il y a 50 ans qu'aujourd'hui. Les hommes d'État australiens à l'époque ont eu la clairvoyance de suivre la tendance générale et de commencer à coopérer avec la Chine et à s'engager avec l'Asie malgré les obstacles. Pourquoi, aujourd'hui, certaines personnes du gouvernement australien sont-elles égarées par des préjugés jusqu'à aller à contre-courant de la tendance invincible, en entravant constamment la coopération bilatérale et même en provoquant l'affrontement ? Nous exhortons la partie australienne à tirer la leçon du passé, à écouter sérieusement la voix des personnes perspicaces dans le pays et à réfléchir de nouveau sur l'objectif initial de l'établissement de relations diplomatiques entre la Chine et l'Australie. Nous l'appelons également à rejeter la mentalité de la guerre froide et les préjugés idéologiques, à contribuer davantage à la confiance mutuelle et à la coopération bilatérale entre les deux pays en respectant l'esprit du partenariat stratégique global des deux parties et les intérêts des deux peuples, afin d'éviter toute régression historique.

AFP : La première question, le Parlement européen a adopté hier une résolution appelant les fonctionnaires de l'Union européenne (UE) à boycotter les Jeux Olympiques d'hiver de Beijing en raison des questions de droits de l'homme à Hong Kong et au Xinjiang. Quelle est la réponse du Ministère des Affaires étrangères à cela ? La deuxième question, quelle est la réponse de la Chine à l'assassinat du Président haïtien, y compris le fait que Taiwan a annoncé que 11 assassins suspects avaient été arrêtés dans son « Ambassade » ?

Wang Wenbin : Concernant la première question, ce que vous mentionniez ne mérite aucune attention.

En ce qui concerne la deuxième question, nous avons remarqué les reportages concernés. Je voudrais souligner qu'il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, que Taiwan fait partie de la Chine et que le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique gouvernement légal représentant l'ensemble de la Chine.

Quant à la situation actuelle en Haïti, nous espérons qu'Haïti pourra rétablir rapidement la stabilité sociale, réaliser un développement économique sain et sauvegarder le bonheur et la sécurité de son peuple.

Beijing Youth Daily : Selon des reportages, récemment, les troupes américaines se sont retirées de la base aérienne de Bagram pendant la nuit sans prévenir qui que ce soit, ce qui a rendu difficile la prise en charge de la base par le gouvernement afghan et a entraîné la perte de nombreux matériaux. Le champ de bataille en Afghanistan est devenu incontrôlable après le retrait des troupes américaines. Cette approche irresponsable des États-Unis a été critiquée par l'Afghanistan et la communauté internationale. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : Comme de nombreux faits l'ont démontré, entre la justice internationale et les intérêts égoïstes, les États-Unis choisissent toujours les derniers. Les États-Unis ont promu leur soi-disant « régime libre et démocratique » et ont forcé des changements de régime dans plusieurs régions du monde. Les conflits, guerres, terrorisme, vagues de réfugiés et d'autres séquelles qui en découlent persistent jusqu'aujourd'hui. Les États-Unis, au mépris de leurs responsabilités et obligations, se sont retirés d'Afghanistan en toute hâte, laissant un désordre et une situation chaotique au peuple afghan et aux pays de la région. Cela a dévoilé davantage l'hypocrisie des États-Unis qui se posent en « défenseur de la démocratie et des droits de l'homme ».

En tant que pays voisin et ami de l'Afghanistan, la Chine soutient toujours le peuple afghan dans la sauvegarde de sa souveraineté, de son indépendance et de son intégrité territoriale et dans la prise en main du destin de son pays. La Chine poursuit toujours le principe dit « dirigé et pris en charge par les Afghans » et s'efforce de promouvoir le règlement politique de la question afghane. Nous sommes prêts à travailler avec la communauté internationale et les pays de la région pour continuer de faire avancer le processus de paix et de réconciliation en Afghanistan et aider l'Afghanistan à réaliser rapidement la paix et la stabilité.

Bloomberg : En ce qui concerne l'Afghanistan, vous venez de dire que les États-Unis avaient effectué un retrait en peu de temps, et puis vous avez dit que les États-Unis s'étaient retirés d'Afghanistan en toute hâte, laissant un désordre au peuple local. Voulez-vous dire que l'armée américaine aurait dû rester plus longtemps en Afghanistan ?

Wang Wenbin : Je crois que vous avez mal compris la position de la Chine sur cette question. Notre position sur cette question est bien claire et constante. En tant qu'auteur de la question afghane, les États-Unis sont responsables de manière irréfutable de la situation actuelle en Afghanistan. Ils doivent assumer effectivement leurs responsabilités dans les domaines de la sécurité, du développement et des aides humanitaires de l'Afghanistan, honorer leur engagement, assurer une transition en douceur de la situation en Afghanistan, veiller à ce que le retrait n'entraîne pas de troubles ni de guerre, et éviter que l'Afghanistan ne redevienne une poudrière dans la région et un abri du terrorisme. Cette position, je le crois, est très claire.

NHK : Le Japon a annoncé hier soir qu'après des discussions avec les parties concernées du Comité international olympique, il a été décidé que certaines épreuves des Jeux Olympiques de Tokyo se dérouleraient sans public. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous avons remarqué les reportages concernés. La Chine soutient le Japon pour que les Jeux Olympiques de Tokyo se tiennent sans encombre.

China News Service : Dernièrement, certaines personnes aux États-Unis incitent l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à mener une « enquête de phase deux sur l'origine du nouveau coronavirus » visant la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Le traçage de l'origine du virus est une question scientifique qui exige le respect de la science et des faits. Le rapport d'études conjointes Chine-OMS sur le traçage de l'origine de la COVID-19 publié en mars dernier indique clairement que le travail de traçage doit être basé sur une perspective mondiale, et qu'à l'avenir, le traçage ne se limitera pas à une certaine région et devra être réalisé dans plusieurs pays et plusieurs régions.

La situation globale de la pandémie de COVID-19 démontre davantage que la COVID-19 a de multiples origines et est apparue depuis de multiples régions. Le maire de Belleville dans le New Jersey aux États-Unis, qui a été testé positif aux anticorps du virus, a déclaré avoir été infecté par le nouveau coronavirus en novembre 2019, soit plus de deux mois avant le premier cas confirmé de nouveau coronavirus signalé aux États-Unis et également avant le premier cas signalé en Chine. Selon le site Web de l'Institut national de la Santé des États-Unis, la recherche a montré que des preuves d'infection par la COVID-19 dans cinq États des États-Unis étaient déjà apparues dès décembre 2019. Une étude conjointe de l'Université de Californie à Los Angeles et de l'Université de Washington a montré une augmentation significative du nombre de patients présentant des symptômes et des maladies respiratoires à partir de la fin décembre 2019 jusqu'en février 2020, ce qui suggère que le nouveau coronavirus s'est déjà propagé dans des communautés américaines avant que les capacités de sensibilisation et de tests cliniques ne soient établies. En outre, selon de nombreux médias, lorsque l'épidémie massive de la « maladie pulmonaire liée au vapotage » (EVALI) s'est déclarée dans le Wisconsin en juillet 2019 et a balayé un grand nombre d'États, les tomographies des poumons des patients montrent des taches blanches avec une opacité en verre dépoli, très similaires aux symptômes de la COVID-19.

Nous avons également vu d'autres conclusions de recherches selon lesquelles le nouveau coronavirus s'est déjà propagé dans de nombreux pays et régions du monde avant l'apparition de l'épidémie à Wuhan. Les résultats scientifiques de la première phase de l'étude sur l'origine du virus menée par le groupe d'experts conjoint Chine-OMS en Chine constituent une base de recherche pour faire progresser les autres études de traçage similaires dans d'autres pays du monde.

Fermer les yeux sur ces faits et sur le rapport des experts de l'OMS qui fait autorité, et réclamer à cor et à cri une soi-disant deuxième phase d'étude sur l'origine du nouveau coronavirus visant la Chine, ce n'est pas la bonne façon d'identifier l'origine du virus, mais plutôt une manœuvre politique visant à étiqueter le virus et à politiser le traçage, ce qui ne fera que perturber et saper la coopération internationale dans ce domaine. La communauté internationale doit rejeter volontairement tout acte de manipulation politique sur l'étude de l'origine du virus, et mener des études en la matière dans de multiples pays et régions du monde en suivant les recommandations de la mission conjointe de l'OMS, afin de garantir une prévention et une réponse efficaces face aux futures pandémies éventuelles.

TASS : Le Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a publiquement appelé, dans une interview d'hier accordée à la chaîne France 2, les autres États membres de l'UE à ne pas utiliser les vaccins développés et fabriqués par la Russie et la Chine. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Chine préconise toujours que les pays doivent renforcer leur coopération dans le contexte de l'épidémie de COVID-19, au lieu de créer des divergences. La question de l'approbation et de la reconnaissance des vaccins doit être confiée au service d'administration du médicament pour être traitée conformément à la science, aux lois et aux réglementations, et aucune intervention politique, et encore moins une manipulation politique, ne doit être tolérée.

CCTV : Le 9 juillet est le cinquantième anniversaire de la visite secrète du Docteur Henry Kissinger en Chine. Selon la Chine, quelle est la signification de cet événement historique pour les relations sino-américaines d'aujourd'hui ?

Wang Wenbin : Il y a 50 ans, jour pour jour, Docteur Kissinger a visité la Chine. Mao Zedong, Zhou Enlai et d'autres dirigeants chinois de l'ancienne génération, ainsi que le Président Richard Nixon et Docteur Kissinger, ont œuvré ensemble pour rouvrir la porte des échanges sino-américains dans l'intérêt commun des deux peuples, écrivant un nouveau chapitre historique de l'amélioration et du développement des relations sino-américaines, ce qui a eu un impact positif et profond sur les deux pays et le monde.

Au cours des 50 dernières années, les relations sino-américaines ont connu des hauts et des bas et n'ont cessé de progresser dans leur ensemble, apportant d'énormes avantages aux peuples des deux pays et contribuant grandement à la paix, à la stabilité et à la prospérité du monde. La leçon importante de cette période historique est que, bien que la Chine et les États-Unis aient des systèmes sociaux, des contextes historiques et des traditions culturelles différents, tant que les deux parties adhèrent toujours à la bonne direction des relations sino-américaines, agissent dans l'intérêt commun des deux peuples et des peuples du monde, se respectent mutuellement, se traitent d'égal à égal et recherchent un terrain d'entente par-delà les différences, elles peuvent parfaitement parvenir à une coexistence pacifique et à une coopération mutuellement bénéfique, ce qui apportera plus d'avantages aux deux pays et au monde.

À l'heure actuelle, les relations sino-américaines se trouvent à un nouveau tournant historique et nécessitent de nouvelles décisions. S'engageront-elles dans l'hostilité et la confrontation ou dans le respect mutuel, dans la fermeture et le découplage ou dans la coopération ouverte, et dans le jeu à somme nulle ou dans les bénéfices mutuels et le gagnant-gagnant ? Les peuples de la Chine et des États-Unis et la communauté internationale y prêtent une grande attention. Nous espérons que les États-Unis pourront bien identifier la tendance générale du monde, suivre la tendance de l'époque, avoir une compréhension correcte de la Chine, faire le bon choix et aller dans la même direction que la Chine.

Bloomberg : Je voudrais poursuivre sur la question de l'Afghanistan. Vous avez dit que les États-Unis devraient honorer leur engagement, assurer un transfert pacifique et éviter que l'Afghanistan ne devienne un abri du terrorisme. Pourriez-vous expliquer en détail ce que cela signifie ?

Wang Wenbin : Cela n'a pas besoin non plus de plus d'explication. Les États-Unis doivent s'acquitter effectivement des responsabilités qui leur incombent et honorer leur engagement. Ils doivent assurer une transition en douceur de la situation en Afghanistan, éviter que le retrait n'entraîne de troubles ni de guerre dans le pays, et y empêcher une résurgence du terrorisme. Telle est la demande commune des pays de la région et de la communauté internationale. Comme je viens de le dire, la Chine et les pays concernés tiendront bientôt la réunion des Ministres des Affaires étrangères de l'OCS et la réunion des Ministres des Affaires étrangères du « Groupe de contact OCS-Afghanistan ». Les pays concernés y discuteront davantage de la question afghane. Veuillez continuer à le suivre.

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